1er Régiment d'Artillerie de Marine
Devise"ALTER POST FULMINA TERROR"
"L'autre terreur après la foudre"
Date de création1692 TypeArtillerie
RecrutementEngagés GarnisonQuartier MANGIN Couvron 02015 Laon Cedex
Informations au 03 23 29 73 41 (officier communication)ou sur communication.rama1@yahoo.fr par courrier : officier communication du 1er RAMa Quartier Mangin 02015 LAON COUVRON Cedex
Décorations

Le 1er RAMa est décoré de la légion d'honneur, de la croix de la libération, de la croix de guerre 14-18 avec 2 palmes, de la croix de guerre 39-45 avec 3 palmes. Il porte 2 fourragères : l'une aux couleurs du ruban de la croix de guerre 14-18, l'autre (depuis le 18 juin 1996) aux couleurs de la croix de l'ordre de la libération

L'étendard du 1er R.A.Ma. porte 14 inscriptions, qui rappellent les combats où s'est illustré le régiment :

Lutzen 1813
Mexique 1838-1863
Sébastopol 1855
Bazeilles 1870
Sontay-Langson 1883-1884
Dahomey 1892
Madagascar 1895
La Somme 1916
Champagne 1915-1918
Bir-Hakeim 1942
El Alamein 1942
Takrouna 1943
Garigliano 1944
Colmar 1945


Organisation

Le 1er Régiment d'Artillerie de Marine possède une solide identité qui s'appuie sur un riche passé et des moyens performants. Fort de son double héritage de canonnier embarqué ou à terre, le 1er RAMa participe tant en métropole qu'au delà des frontières, aux principales campagnes militaires qui jalonnent l'histoire de notre pays de ces deux derniers siècles.
Aujourd'hui fédéré autour de sa mission d'appui-feu sol-sol et les yeux tournés vers l'outre-mer, le régiment est capable dans un combat classique, de délivrer des feux massifs, rapides et puissants au profit des régiments de mêlée de la 2eme Brigade Blindée

il s'articule en une batterie de commandement et de logistique, une batterie d'opérations, une batterie de base et d'instruction, une Unité de réserve de régiment professionnel, et de quatre batteries de tir équipée chacune de huit canons automoteurs de 155mm AUF1 associés au système ATILA

Matériels Majeurs

  • 32 AUF1
  • 13 AMX10 VOA
  • 18 VAB CTM
  • 3 VAB VIT
  • 5 VAB RATAC
  • 1 SIROCCO

Missions

  • Appuyer tout ou partie d'une Brigade Inerarmées engagée en opération.
  • Mettre sur pied dans le cadre de relève planifiée, un module de force destiné à être projeté
  • Projeter sur un thèatre d'opération extérieur, avec ou sans moyens organiques, du personnel
  • Mettre sur pied, sur un théatre intérieur, sans moyens organiques, du personnel au sein d'un dispositif vigipirate ou autre,
  • Mettre sur pied ,dans le cadre de la capacité d'intervention un module de force destiné à être projeté et à assurer sa mission principale ou une mission de défense terrestre : sur un théatre extérieur avec moyens organiques (GA8 ou GA16) et sur un théatre intérieur sans moyens organiques (EIZD)...
Opérations
extérieures
récentes

OPERATIONS EXTERIEURES

1995/1996 : projection sur deux mandats d'un groupe d'artillerie à 16 pièces de 155mm en Bosnie-Herzégovine dans le cadre de l'IFOR puis de la SFOR.

1999 : l'artillerie de la brigade Leclerc est fournie par le régiment à hauteur de 8 pièces de 155mm. Ce Bataillon d'Artillerie de Marine du Kosovo (BAMaK) participe à l'entrée dans la province serbe en juin.

2000 : le régiment fournit la section d'appui mortiers du bataillon d'infanterie mécanisée au Kosovo.

une section d'appui mortiers au Kosovo (opération Trident).
une section d'appui mortiers au Tchad (opération Epervier).

COMPAGNIES TOURNANTES

2000 : une compagnie TTA projetée en Nouvelle-Calédonie au RIMaP/NC.

2001 : une compagnie TTA à la Réunion au 2ème RPIMa.

MANŒUVRES / EXERCICES

1999 : des observateurs d'artillerie en Slovaquie.

2000 : une section d'appui mortiers en Bulgarie.

Historique Bref historique du 1er RAMa

Il est le lointain héritier des cent Compagnies Franches Ordinaires de la mer créées par le Cardinal de Richelieu en 1622, et destinées au service à bord des bateaux de la flotte française. Soucieux d'améliorer l'organisation de la marine et des Troupes de Marine en particulier, Richelieu créé en 1626 le régiment " La Marine " à partir de quelques compagnies Ordinaires. C'est ce régiment qui prend notamment part, avec d'autres troupes, au siège de La Rochelle en 1628, où s'est illustré le cardinal de Louis XIII.

Après la mort de Richelieu, c'est un autre grand ministre, Colbert, qui va s'attacher à mieux organiser la flotte française. C'est par l'ordonnance de 1669 qu'est créé le régiment " Royal Marine " destiné au service des ports et de la flotte. Attaché à la Marine depuis sa création, ce régiment passe au ministère de la Guerre en 1671. Il s'agit là du premier passage des bigors de la Marine à l'Armée de Terre.

En 1692 est fondé le corps royal d'artillerie de la marine. Beaucoup y voient là l'origine officielle de l'artillerie de marine et de fait, du 1er RAMa.

En 1803, un régiment est créé au sein du Corps d'Artillerie de la Marine. Il participe aux guerres napoléoniennes, notamment aux campagnes de Saxe (1813) et de France (1814). Le régiment s'illustre entre autre à la bataille de LUTZEN (1ere inscription à l'étendard) : vainement la masse des cavaliers prussiens de Wingerode va tenter d'enfoncer les carrés formés par les marins de la division Compans qui couvre le village de Starsiedl. Toutes les charges des escadrons alliés se brisent sur les baïonnettes des artilleurs de marine, dont la conduite les rendra dignes d'être considérés avec ceux de la garde comme les meilleurs soldats de l'armée. Des régiments d'artillerie de la marine, le 1er est le plus éprouvé. Il a perdu dans cette bataille un tiers de son effectif. Le colonel Emond d'Esclevin, son chef de corps, est au nombre des victimes.

En 1838 et 1863, le régiment participe aux campagnes du MEXIQUE (2ème inscription à l'étendard).

En 1854-1855, le régiment prend part à la guerre de Crimée et au siège de SEBASTOPOL (3ème inscription à l'étendard).

En 1870, le régiment forme l'artillerie de la Division de Marine (ou division bleue), qui regroupe 4 régiments d'infanterie de marine. Celle-ci se couvre de gloire à BAZEILLES (4ème inscription à l'étendard) les 31 août et 1er septembre. La commémoration des combat de Bazeilles est célébrée chaque année par les Troupes de Marine, dont c'est la fête.

De 1883 à 1885, le régiment s'embarque pour le Tonkin. Fin 1884, le général Brière de l'Isle a pour objectif de dégager le delta du fleuve rouge des bandes de pirates chinois et des pavillons noirs. Les opérations ont tout pour être difficiles : dans cette région montagneuse, les Chinois ont construit de nombreux forts protégés depuis les hauteurs. Toutefois, le régiment d'artillerie de la marine surclasse l'artillerie ennemie et les Français peuvent alors se frayer un chemin jusqu'à SONTAY et LANGSON (5ème inscription à l'étendard).

En 1892, le régiment combat au DAHOMEY (6ème inscription à l'étendard).

En 1894 et 1895, une expédition importante est menée par le général Duchesne contre les tribus Hovas à MADAGASCAR (7ème inscription à l'étendard). Trois batteries du régiment y participent. Une opération déclenchée en septembre 1895 pour prendre Tananarive où les Hovas se sont retranchés avec de l'artillerie. Les tirs de nos batteries permettent de forcer le passage et l'infanterie de marine s'empare de la ville.

En 1900, le régiment devient le 1er Régiment d'Artillerie Coloniale (RAC).

En 1910, l'étendard est décoré de la croix de la Légion d'Honneur. C'est le premier régiment d'artillerie à recevoir cette décoration.

Au cours de la première Guerre Mondiale, les bigors du 1er RAC participent aux nombreuses batailles de la 2ème Division d'Infanterie Coloniale et notamment aux batailles de CHAMPAGNE (8ème inscription à l'étendard) en 1915 et 1918 et de la SOMME (9ème inscription à l'étendard) en 1916. Le régiment prend également part à l'offensive du Chemin des Dames de juillet à décembre 1917. La conduite héroïque des bigors dans des conditions souvent épouvantables vaut au 1er RAC deux citations à l'ordre de l'armée qui se traduisent par l'obtention de la Croix de Guerre 1914-1918 avec deux palmes.

En 1940 le régiment est dissout après l'armistice.
En décembre 1941, le chef d'escadron LAURENT-CHAMPROSAY forme le 1er Régiment d'Artillerie des FFL (RAFFL) à partir des éléments d'artillerie coloniale ralliés au général de Gaulle. Sous son commandement, le régiment s'illustre à BIR-HACKEIM (10ème inscription à l'étendard) en 1942. Il appuie les bataillons d'infanterie de la 1ère Division Française Libre en harcelant l'ennemi. La part du régiment dans le succès du siège est prépondérante. Suivent les combat d'EL-ALAMEIN (11ème inscription à l'étendard), de Tunisie où le régiment fait sauter le verrou de TAKROUNA (12ème inscription à l'étendard) et d'Italie où le régiment s'illustre au GARIGLIANO (13ème inscription à l'étendard) avant de perdre son chef de corps devenu lieutenant-colonel à la bataille de Radicofani. Enfin, le 1er RAFFL participe à la prise de COLMAR (14ème inscription à l'étendard) en 1945. Le régiment est cité trois fois à l'ordre de l'armée et reçoit la Croix de Guerre 1939-1945. Il est également fait Compagnon de la Libération.

De 1956 à 1962, un bataillon du régiment participe aux opérations en Algérie.

En 1958, le 1er RAC redevient le 1er RAMa.

En 1979, il devient l'un des régiments d'artillerie de la 2ème Division Blindée.

En 1993, le régiment s'installe au camp de Couvron dans l'Aisne.

Filiation du 1er Régiment d'Artillerie de Marine :

  • Compagnies franches de la marine 1621
  • Copagniees ordianires de la Marine 1622
  • Régiment de la Marine 1626
  • Royal Vaisseau 1635
  • Régiment des Navires 1667
  • Royal Marine 1669
  • Corps de l'artillerie de la Marine 16/02/1692
  • Corps royal d'artillerie et d'infanterie de marine 24/09/1769
  • Corps Royal de la Marine 18/06/1772
  • Corps Royal d'infanterie de Marine 08/11/1774
  • Donne naissance au Corps Royal de l'artillerie des colonies 24/09/1781
  • Corps royal de la marine 14/10/1781
  • Corps Royal des canonniers matelots 01/01/1786
  • Corps d'artillerie et d'infanterie de marine 14/06/1792
  • Corps d'artillerie de marine 28/01/1794
  • 1er régiment d'artillerie de marine 05/05/1803
  • Corps impérial d'artillerie de Marine 09/11/1804
  • Corps royal des canonniers de la marine 01/07/1814
  • Corps royal d'artillerie de marine 01/04/1816
  • Régiment d'artillerie de marine 07/08/1822
  • Corps d'artillerie de marine et des colonies 14/08/1861
  • 1er Régiment d'artillerie de marine 08/07/1893
  • 1er Régiment d'artillerie coloniale 01/01/1901
  • 111e régiment d'artillerie coloniale lourde 01/01/1923
  • 1er Régiment d'atillerie coloniale 01/05/1929 à 21/06/1940
  • 1er Régiment d'artillerie de la 1ere DFL 19/12/1941
  • 1er Régiment d'artillerie coloniale donne naissance à 2 groupes autonomes 1/1er RAC et 1/2e RAC 16/02/1949
  • 1er Régiment d'atillerie coloniale 01/07/1951
  • Centre d'instruction du 1er RAC
  • 1er RAMa au 1/12/1958 et régiment d'artillerie de la 2eme DB depuis le 01/09/1967 (Laon)


Les Grandes Dates du 1er RAMa
1622 : Création par le cardinal de Richelieu des Compagnies Franches et Ordinaires de la mer. Ces compagnies, chargées du service en mer, comprennent les bombardiers.

1692 : Les bombardiers sont regroupés dans le Corps d'Artillerie de la Marine, ancêtre du 1er R.A.M.A. Sur leur coiffe, les bombardiers portent leur devise, qui est restée celle du régiment :
Alter post fulmina terror
(l'autre terreur après la foudre)

1803 : Un régiment est créé au sein du Corps d'Artillerie de la Marine. Il participe aux guerres napoléoniennes, notamment aux campagnes de Saxe (1813) et de France (1814).

1838 : Première expédition au Mexique.

1854-1855 : Le régiment participe à la guerre de Crimée. Siège de Sébastopol.

1863 : Deuxième expédition au Mexique.

1870 : Le régiment forme l'artillerie de la Division de Marine (ou division Bleue), qui regroupe les 4 régiments d'infanterie de la Marine. Celle-ci se couvre de gloire à Bazeilles(31 août et 1er septembre) près de Sedan. La commémoration des combats de Bazeilles est célébrée chaque année par les Troupes de Marine, dont c'est la fête.

1883-1885 : Participation à la guerre du Tonkin, qui confirme la présence française en Indochine.

1892 : Le régiment prend part à la conquête de Madagascar.

1900 : Les troupes de la Marine deviennent Troupes Coloniales et passent sous l'autorité de l'armée de terre : le régiment devient le 1er R.A.C. (Régiment d'Artillerie Coloniale).
1910 : Le régiment reçoit la croix de la Légion d'Honneur , c'est le premier régiment d'artillerie à recevoir cette décoration.
1914-1918 :Le 1er RAC forme l'artillerie de la 2eme DIC.( Division d'Infanterie Coloniale). Avec elle, il s'illustre lors des combats de la Marne (septembre 1914), de Champagne (1915), de la Somme (1916), de l'Aisne (1917), du Chemin des Dames(1917) et de Reims (1918). Le régiment est cité deux fois à l'ordre de l'armée, et reçoit la Croix de Guerre 1914-1918.
1940 :Le régiment n'échappe pas à la déroute générale et est dissout à l'armistice.

Décembre 1941 : Avec l'artillerie des forces Françaises Libres, le chef d'escadron Jean Claude Laurent Champrosay forme le 1er RAFFL.(Régiment d'Artillerie des Forces Françaises Libres).
1942-1945 : Le 1er R.A.F.F.L. suit la DFL (Division Française Libre )dans son épopée : résistance héroïque à Bir Hakeim (1942), combats d'El Halamein, campagne de Tunisie (les canons du régiment font sauter le verrou de Takrouna), campagne d'Italie (mort du colonel Laurent Champrosay à la bataille de Radicofani), débarquement en Provence, campagne d'Alsace, bataille des Alpes. Le régiment est cité trois fois à l'ordre de l'armée et reçoit la Croix de Guerre 1939-1945. Il reçoit en outre la Croix de la Libération.

1945 : Le 1er R.A.F.F.L reprend l'étendard et les traditions du 1er R.A.C..

1956-1962 : Un détachement du régiment participe aux opérations en Algérie.

1958 : Les troupes Coloniales deviennent Troupes de Marine : le 12er R.A.C. devient 1er R.A.Ma.

1979 : Le 1er R.A.Ma. devient le régiment d'artillerie de la 2ème D.. ; qui vient d'être recréée.

1993 : Le régiment s'installe au camp de Couvron.

1995-1996 : Le 1er R.A.Ma . envoie différents détachements en Yougoslavie, au sein de la force de Réaction Rapide (bombardement de batteries serbes du Mont Igman) ou de l'IFOR, chargée de faire respecter les accords de Dayton.

FAITS d'ARMES DE LA 3Eme BATTERIE

Crimée

La 3ème compagnie participe au siège de Sébastopol. Le 3 mai 1854, la compagnie rejoint l'armée d'Orient. Placés dans des batteries de siège, ses canons bombardent la place sans relâche.

Indochine

La 3ème compagnie participe à la 1ère expédition dans la péninsule indochinoise en 1858 sous le commandement du Capitaine LACOUR, équipée de canons de 4 de montagne. Elle participe à une reconnaissance de la place. Le 17, les canons de la compagnie soutiennent l'action des colonnes françaises. En septembre 1859, elle permet de desserrer l'étau annamite autour de Tourane. La compagnie se met en batterie derrière un épaulement près du fort de l'ouest. Le 15 septembre, pour se dégager, les bigors tentent des sorties. Mais le manque d'effectifs force à abandonner finalement la ville en mars 1860. En juin, le capitaine AUDOUARD prend la direction de la 3ème batterie. Celle-ci bombarde les lignes de Ki-Hoa près de Saïgon et en est félicitée par le commandant en chef.

En juin 1886, la 3ème batterie bis vient en renfort de France sous le commandement du Capitaine ROUSSEL, équipées de canons de 4 de montagne sur affût de 65 de débarquement. Pour dégager Hanoï, le général BOUËT se dirige vers Sontay. Deux sections de la batterie appartiennent à la colonne de droite. Elles se heurtent aux lignes de fortification chinoises. Le 1er et 2 septembre 1883, une section participe à l'attaque de Kien-Maï. En décembre, une nouvelle attaque est tentée contre Sontay. La 3ème batterie bis, attelée, intègre la colonne de gauche. Sontay est prise le 16 décembre. En mars 1884, la batterie appartient à la 2ème brigade du corps et se met en route pour Bac-Ninh, une des dernières citadelles chinoises, qui est prise également. Ensuite le corps expéditionnaire se tourne vers Hong-Hoa, prise le 31 mai. En octobre, la 3ème batterie bis fait partie de la colonne Négrier qui livre les combats de Lam, de Kep et de Chu. Elle est ensuite laissée à Dong-song. En février 1885, elle prend part à la prise de Langson.

Guerre 1939-1945

En février 1942, la 3ème batterie, commandée par la capitaine GUFFLET, est installée dans le réduit de Bir-Hakeim. Une partie se trouve dans le quartier des Mamelles au Nord-ouest et l'autre à l'ouest. Le 27 mai, elle ouvre le feu au Nord-est sur des éléments ennemis avancés. Le 10 juin, c'est le repli. Le capitaine GUFFLET est tué d'une balle en plein cœur au moment où il dit au chef d'escadron Laurent Champrosay : " toutes les balles ne tuent pas ". Le régiment continue le combat en Tunisie. Début mai, il arrive face au massif de Takrouna. La batterie intègre un détachement de poursuite qui entre en action au moment où les allemands décrochent et qui parachève leur déroute par une opération de " nettoyage ".

Les allemands lancent une violente offensive en janvier 1945 pour reprendre Strasbourg en massant des troupes dans la poche de Colmar. Le 7, l'attaque allemande, menée par la 198ème division d'infanterie et la brigade blindée " Feldhernhalle " arrive au sud de Strasbourg, dans le secteur de Rossfeld et d'Herbsheim. Dans ce dernier village se trouve la 3ème batterie en position avec ses quatre pièces de 105 HM2, commandée par le sous-lieutenant RAVIX, le capitaine RIVIE étant en liaison avec le BM21. L'affrontement débute à 10 h. Les observatoires isolés signalent par radio la manœuvre de chars allemands de 60 t, les Koenigstiger (titre royal), armés de canons de 88, dernière création et orgueil des corps blindés allemands. Pendant 4 jours les combats sont acharnés. Le 1er jour, deux pièces sont mises hors service dès la 1ère demi-heure. Il y a déjà 5 tués dont 2 adjudants et 15 blessés. L'aspirant CANY, peu après, réussit à abattre un char allemand et à toucher un transport de troupes semi-chenillé. Les chars allemands décident de reculer et appuient une attaque d'infanterie qui ne sera arrêtée qu'à 60 m des pièces. A 4 h du matin, la batterie subit une violente attaque. Le PC doit être évacué, le combat se fait maison par maison. Pendant 3 jours, le village d'Herbsheim est attaqué mais la position reste intacte. Le courage et l'efficacité de la batterie sont récompensés par une citation à l'ordre de la division par le général de brigade GARBAY, commandant la 1ère DFL :
" En position avancée à Herbsheim a subi aux côtés de l'infanterie, le 7 janvier 1945, l'assaut des troupes allemandes. Attaquées à 9 heures par un bataillon d'infanterie ennemie appuyée par 13 chars, a détruit un char tigre et un transport de troupes semi-chenillée. Au cours d'un combat acharné a eu successivement trois pièces sur quatre détruites par l'ennemi; Malgré ses pertes s'élevant à quatre tués et 18 blessés, a réussi à briser l'attaque ennemie devant les barbelés, placés à 150 m de la batterie en débouchant à 0 sur l'assaillant et en se servant de ses mitrailleuses de 12,7 mm tandis que les servants valides des pièces détruites tiraient sans arrêt au fusil."

ObservationsSon étendard porte quatrorze inscriptions dont "Bazeilles 1870"
Ressources complémentaires