La vie au 11 e RAMa.

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La vie au 11 e RAMa.

Message par Rédacteur » 01 janv. 2013, 22:11

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLoc ... Locale.Htm
mercredi 26 décembre 2012 - Claire Robin
11 e RAMa, premier employeur du pays de Fougères - Saint-Aubin-du-Cormier
Près de 900 personnes travaillent au régiment d'artillerie de marine de la Lande-d'Ouée. La présence sur le territoire des militaires représente un apport économique certain.

Repères

Le 11 e RAMa dans le monde entier

Les artilleurs du 11 e RAMa appartiennent aux troupes de marine de l'armée de terre. Composé de plusieurs batteries (ou unités), le régiment est doté de huit canons très modernes, les Caesar (1). Lesquels ont été pour la première fois déployés dans la province de Kapisa, en Afghanistan, d'où les derniers militaires du régiment sont rentrés il y a trois mois. Les soldats du 11 e servent les moyens artillerie et renseignement des forces françaises et sont engagés sur tous les théâtres d'opérations extérieures. En 2013, par exemple, les militaires devraient partir en Nouvelle-Calédonie, au Liban, à Djibouti... Ils ont aujourd'hui pour chef de corps le colonel Yves Métayer.

35 hectares

Situé sur la départementale 102, la route qui mène de Mézières-sur-Couesnon à Gosné, le régiment est installé au coeur de la forêt de Saint-Aubin-du-Cormier depuis 1979. La surface du camp de la Lande-d'Ouée - du nom de l'étang situé à proximité - est de 35 ha.

Des militaires saint-aubinais, fougerais, rennais...

Avec un effectif de 820 personnes - dont 5 % de femmes -, le 11 e RAMa est le premier employeur du pays de Fougères, devant le centre hospitalier ou l'entreprise Safran. Sa présence sur le territoire a un impact démographique non négligeable : si 328 militaires dorment au camp, une grande partie de l'effectif restant habite à Rennes, Saint-Aubin-du-Cormier, Fougères ou Sens-de-Bretagne. Aujourd'hui, 21 % des militaires du régiment sont propriétaires. « L'accession est en hausse cette année. La baisse des taux d'intérêts et le prix modéré de l'immobilier dans le bassin fougerais peuvent avoir été les éléments déclencheurs de ce phénomène », avance-t-on au bureau logement du régiment.

27 ans de moyenne d'âge

Les militaires du 11 e RAMa sont jeunes : la moyenne d'âge y est de 27 ans. Une petite moitié d'entre eux vit en couple, et le conjoint est alors souvent salarié dans le pays de Fougères ou en métropole rennaise. Certains ont aussi fondé une famille : en tout, presque un demi-millier d'enfants de militaires sont scolarisés dans les écoles locales, de la maternelle à l'université.

Masse salariale

La durée moyenne du « séjour » d'un militaire au régiment est d'environ huit ans. Consommation, logement, loisirs, santé... Le 11 e RAMa constitue un apport dont l'économie locale pourrait difficilement se passer, aujourd'hui. Un seul chiffre à retenir ? La masse salariale du régiment (2) : 25 millions d'euros.

(1) Camion équipé d'un système d'artillerie.

(2) Cumul annuel des rémunérations brutes des militaires.
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Leur mission ? Soigner le soldat... coûte que coûte

Message par Rédacteur » 01 janv. 2013, 22:13

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLoc ... Locale.Htm
jeudi 27 décembre 2012 - Claire Robin
L'antenne médicale du régiment d'artillerie de marine est composée d'une quinzaine de professionnels : médecins, infirmiers, brancardiers-secouristes...

Deuxième volet d'une série de quatre parutions consacrées à la vie au sein du 11e RAMa.

Préparer et maintenir la santé

Le Dr Marie-Hélène Groff est un médecin comme un autre. À ceci près qu'à défaut de blouse blanche, elle porte une tenue kaki. « J'ai obtenu mon doctorat de médecine, le même que dans le civil, à la fac. En parallèle, j'ai ensuite passé une formation médico-militaire », explique ce médecin principal de l'antenne médicale du 11 e RAMa. Le service - petit îlot blanc affublé d'une croix rouge, en plein coeur du régiment - est un lieu plein de vie. L'équipe soignante y assure de front plusieurs missions. En métropole, il s'agit de « préparer la santé » du soldat, et en projection extérieure... de la « maintenir ».

Déontologie

Le médecin militaire n'est pas isolé. Il se retrouve régulièrement, avec le commandement et les assistantes sociales, et travaille aussi avec les psychologues de la gendarmerie. Tout ceci dans le respect du serment d'Hippocrate : ce qui se dit en salle de soins reste confidentiel.

Médecine du travail... militaire

Une fois par an, les 800 militaires du 11 e passent une visite. Ils y sont soumis à des contrôles de biométrie, des tests d'audition, de vue... La médecine du travail militaire est également vigilante sur l'hygiène dentaire et l'obligation, pour les soldats, d'être vacciné. Suite à cette visite, l'antenne décide - ou non - de l'aptitude du militaire pour telle ou telle fonction.

Les « maladies du soldat »

Outre les maladies saisonnières (quoique robustes, les « bigors » ne sont pas épargnés par le rhume), des pathologies liées au métier d'artilleur existent. À commencer par les troubles musculo-squelettiques, résultats d'entraînements sportifs intensifs ou du port de charges lourdes. Autre point de vigilance : les tympans, à cause des tirs. Mais ce n'est pas tout. « Nous surveillons aussi, de retour de mission, les syndromes de stress post-traumatiques, dont l'un des symptômes peut, par exemple, être le trouble du sommeil », détaille Marie-Hélène Groff.

Médecine tropicale

L'équipe de l'antenne peut aussi partir en projection extérieure. Son rôle est alors d'« assurer une offre de soins, en tous lieux et en tous temps, au soldat français ou de la coalition », insiste le médecin principal. Avec cette particularité : les médecins et infirmiers sont, aussi, des soldats. Ils répondent à des ordres. Et doivent s'adapter, la médecine « en bureaux chauffés » qu'ils exercent en métropole se transformant, parfois, en « médecine de fortune », pleine de risques et d'aléas. « C'est le côté intéressant du métier », estime l'adjudant Erwan Lachevre. Cet infirmier revient de plusieurs mois passés en Afrique. Sa mission, sur place ? « Soigner les soldats, en prêtant particulièrement attention aux risques de paludisme, mais aussi, lors des déplacements, assurer une aide médicale à la population en repérant les urgences vitales. » Le Dr Marie-Hélène Groff, quant à elle, rejoindra bientôt un poste de secours, à Kaboul. Pendant trois mois, elle pourra être amenée à y soigner « tous types de civils » afghans.

Formation continue

Face à cette nécessaire polyvalence, les professionnels doivent continuellement se former. Et rien de tel, pour cela, que l'immersion dans le civil. Régulièrement, le médecin principal, qui est aussi urgentiste, assure d'ailleurs des gardes à l'hôpital de Laval et Erwan Lachevre, à Pontchaillou.
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La cantine où mangent jusqu'à 700 militaires

Message par Rédacteur » 01 janv. 2013, 22:15

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLoc ... Locale.Htm
vendredi 28 décembre 2012 - Claire Robin
Jusqu'à 700 repas peuvent être servis dans les restaurants du régiment d'artillerie de marine. Ambiance en cuisine, en plein rush de fin de matinée.

Troisième volet de notre série de quatre articles consacrés à la vie au sein du 11e RAMa.

Reportage

Branle-bas de combat aux fourneaux : il est presque 11 h et les flageolets ne sont pas encore prêts. Dans moins d'une heure, les premiers militaires arriveront, l'estomac dans les talons. Spatule géante à la main, Laurent Thomas passe au grill quarante kilos d'émincé de boeuf. Il est l'un des quatre cuistots de « l'ordinaire », le restaurant du 11 e RAMa réservé aux militaires « du rang », c'est-à-dire de « bigor » à caporal-chef. Ce midi, 332 personnes sont attendues. Le service se fera par roulements, les premiers militaires déboulant à 11 h 40, les derniers en repartant vers 13 h 30.

Ce jour-là, en plus du repas standard (émincé-flageolets, donc), les cuistots ont concocté un menu spécial pour la « journée de cohésion » des caporaux-chefs. À déguster : gratin de Saint-Jacques, galette-saucisse avec frites et kouign-amann. C'est le minimum syndical pour tenir au corps, lorsqu'on revient d'un footing en treillis-ranger en forêt aubinaise.

Le caporal-chef Arnaud Déan, du service restauration, détaille : « Les repas sont tous composés de la même façon : entrée-plat-dessert, auquel on ajoute un yaourt nature ou un fromage. » Le restaurant est organisé comme un self : déjà, pendant que les feuilletés croustillent dans le four, les tranches de brie patientent en rang, sur des grands plateaux. À proximité des plaques de cuisson, une grande pièce vitrée. « C'est ici qu'on dresse les entrées et les préparations froides », explique le caporal-chef.

La petite touche des chefs

Car si une partie des mets arrive quasi-prêts à consommer et n'ont plus qu'à être « remis en température », question goût, tout se joue en coulisses, sur place. Le régiment s'approvisionne auprès du Centre de production alimentaire de l'armée, à Coëtquidan (Morbihan) et de l'économat des armées. Ce sont ensuite les mains expertes des cuisiniers saint-aubinais qui feront la différence, grâce à la petite touche poivrée ou à la tranche de citron qui va bien.

En tout, une douzaine de personnes travaillent au service restauration. Et ce, dès 8 h le matin. Sur les quais, aussi, quatre magasiniers, qui réceptionnent des livraisons quotidiennes de marchandise. La partie « stock », à « l'ordinaire », est tout aussi immense que sa cuisine. Des kilos de viandes, des montagnes de crème glacée et des conserves géantes s'y cachent. De quoi nourrir... au moins tout un régiment.
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Faire du sport avec des militaires, c'est possible

Message par Rédacteur » 01 janv. 2013, 22:18

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLoc ... Locale.Htm
samedi 29 décembre 2012 - Claire Robin
L'association du Club des sports et loisirs du régiment d'artillerie de marine compte environ 250 adhérents. Parmi eux, des militaires... mais aussi de nombreux civils.

Entretien

Qu'est-ce que le Club sports et loisirs (CSL) ?

C'est une association qui existe depuis des dizaines d'années au 11 e RAMa et qui fait partie de la fédération des clubs de la Défense. Une grande majorité des régiments possède un tel club. Nous comptons environ 250 adhérents : des militaires du 11 e RAMa mais pas seulement. Le CSL est en effet ouvert aux familles et aux ayants droit (retraités réservistes). On compte aussi un tiers de civils, qui entrent au club cooptés par un militaire. Les encadrants des sections sont tous des bénévoles.

Quel est le rôle du CSL ?

L'objectif est double. Il s'agit à la fois de proposer des activités aux militaires en dehors de leurs heures de travail, mais aussi de faire connaître le régiment à travers les civils adhérents qui bénéficient de la mise à disposition, gratuite, de nos installations sportives.

Quelles sont les activités proposées ?

Nous comptons une quinzaine de sections sportives : tir à feu, tennis, cyclisme, airsoft (1), musculation, golf, badminton, course d'orientation, volley-ball, rugby, course hors stade, tir à l'arc...

Dans « Club des sports et loisirs », il y a aussi « loisirs » : existe-t-il des sections culturelles ou artistiques ?

Oui. D'ailleurs, un bagad vient juste de se créer. Le régiment compte en effet des sonneurs parmi ses sous-officiers et des subventions viennent d'être accordées pour l'achat d'instruments. Il existe aussi une section « arts et loisirs » dans laquelle on retrouve le club des épouses (lire ci-contre). Elles y pratiquent randonnée, encadrement, scrapbooking (2), peinture...

Quid des compétitions et du palmarès des différentes sections ?

On concourt au sein de compétitions organisées par la fédération des clubs de la Défense. Notre section golf vient d'ailleurs de se qualifier, pour la première fois, pour le championnat de France en équipe. Mais l'esprit du CSL est sans prétention : d'ailleurs, nous mélangeons les niveaux. Mais il est quand même intéressant de participer à des championnats régionaux ou nationaux : c'est sympa de rencontrer d'autres militaires, qu'ils viennent de l'armée de terre, de l'armée de l'air ou de la marine nationale.

À combien s'élève la licence ?

Il y a une cotisation annuelle de 19 €, à laquelle il faut ajouter une petite participation, variable selon la section dans laquelle on est inscrit.

Contact : tél. 02 99 39 76 00.

(1) Sport avec des répliques d'armes à feu à base d'air comprimé ou de gaz pressurisé.

(2) Loisir créatif : technique de montage mêlant photos et motifs imprimés.
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