SERVAL : Mali 2013

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Fin de mission et relève des éléments de la force Epervier

Message par Rédacteur » 01 mars 2013, 16:01

http://www.defense.gouv.fr/operations/a ... e-epervier
01/03/2013 13:06
Les 21 et 24 février 2013, au terme d’un mandat de cinq mois en opération extérieure au Tchad et au Mali, près de 300 militaires du groupement terre de la force Epervier, « mandat 86 », ont quitté le Mali et ont rejoint la France.
Depuis le 11 janvier 2013, le groupement terre des éléments français au Tchad (EFT) armé par les «marsouins» du 21e régiment d’infanterie marine (21eRIMa) de Fréjus pour la compagnie motorisée, par les légionnaires du 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC) d’Orange pour l’escadron blindé ainsi que par les «bigors» du 3e régiment d’artillerie de marine (3e RAMa) de Canjuers pour la compagnie PROTERRE d’Abéché, était déployé au Mali dans le cadre de l’opération Serval. Il a constitué le Groupement tactique interarmes 1 (GTIA 1).
Entrés en premier sur ce théâtre d’opérations, ils ont mené une offensive de plus de 900 kms. Aux côtés de l’armée malienne, le GTIA 1 a participé à la libération des villes de Diabaly, Nampala, Lere, Niafounke, Tonka, Goundam, Gossi, Gao, Menaka, Sévaré et Tombouctou. Ensemble, ils ont sécurisé la ville de Tombouctou et effectué des patrouilles avec la gendarmerie malienne qui ont permis de recueillir un volume important de renseignements. Les militaires français ont également effectué des formations au profit de l’armée malienne afin de les aider à réaliser des postes de contrôle efficaces à l’entrée de la ville, permettant ainsi de filtrer et sécuriser la zone.
Parallèlement, le 15 février 2013, a eu lieu à N’Djamena la relève du mandat 86 du groupement Terre de la force Epervier auquel appartiennent les éléments déployés dans Serval. Le colonel Waché, chef de corps du 110e régiment d’infanterie (110e RI), basé à Donaueschingen en Allemagne, a succédé au colonel Gèze, chef de corps du 21e RIMa, déployé au Mali dès le déclenchement de l’opération Serval. Le 110ème RI arme désormais l’état-major du groupement Terre ainsi que la compagnie motorisée (COMOTO) ; le 3e régiment de Hussards (3e RH) de Metz arme l’escadron blindé et le 8e régiment d’artillerie (8e RA) de Commercy constitue l’unité élémentaire de protection terrestre détachée à Abéché.
Par ailleurs, du 20 au 24 février 2013, un détachement du groupement Terre du mandat 87 de la force Epervier s’est rendu à Bamako, afin de procéder à la prise en compte des matériels déployés au déclenchement de l’opération Serval. Une quarantaine de véhicules (ERC90, VAB, VLRA) ont été projetés depuis le Tchad vers le théâtre malien. Au bilan, les véhicules ont parcouru plus de 5000 kilomètres sur le territoire malien. La remise en condition de ces matériels sera effectuée dès leur retour à N’Djamena par le sous-groupement de maintenance adapté au théâtre (SGMAT). Le détachement a rapatrié 5 tonnes de fret comprenant de l’armement, les optiques et du matériel de transmission. Plusieurs rotations d’avions de transport tactique seront nécessaires pour ramener la totalité des véhicules de la force Epervier à N’Djamena.
Le groupement Terre compte environ 350 militaires et 70 véhicules (14 véhicules blindés légers, 23 véhicules d’avant-blindés et divers véhicules légers). Il assure essentiellement des missions de surveillance, de protection et de reconnaissance. Les missions de reconnaissance s’effectuent lors des opérations de nomadisation conduites dans les diverses régions du Tchad avec le concours des forces tchadiennes. Les militaires des différentes unités du groupement participent également à l’animation de la plupart des DIO (détachement d’instruction opérationnelle) organisés par la force Épervier au profit des FADS (forces armées et de sécurité) tchadiennes. Ils réalisent aussi de nombreuses actions civilo-militaires à l’occasion de leurs déplacements sur le terrain.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

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Le 3e RPIMa de retour de l'opération Serval en Côte d'Ivoire

Message par Rédacteur » 01 mars 2013, 16:08

http://www.ladepeche.fr/article/2013/02 ... voire.html
27/02/2013 - Bruno Huet
Une soixantaine d'hommes du 3eRPIMa a participé durant six semaines à l'opération Serval au Mali. Ils sont revenus lundi à Abidjan, où ils avaient été projetés il y a six mois.

Projetés en octobre dernier en Côte d'Ivoire, les 180 marsouins du 3e RPIMa ont entamé depuis le 16 février, leur retour au compte-gouttes. Désigné par l'état-major pour prendre le commandement de la force Licorne, le 3e RPIMa soutenu par un escadron du 1er Régiment de hussards parachutistes de Tarbes et d'hommes du 17e Régiment du génie parachutiste de Montauban a rejoint le camp de Port-Bouët, situé dans la capitale économique ivoirienne. La mission de ces 450 soldats, placés sous le commandement du colonel François-Xavier Mabin, semblait toute tracée, jusqu'au début de l'offensive de l'armée française au Mali. «Nous n'avons pas eu de prémices de l'opération Serval», explique le patron du «3». Toutefois, le régiment carcassonnais a dû, à la fin du mois de décembre s'adapter aux contingences politiques de l'Afrique. Ainsi, entre Noël et Nouvel An, la 3e compagnie a rejoint Libreville, la capitale du Gabon, pour suppléer une compagnie du 2e REP (Régiment étranger parachutiste), engagée à Bangui (Centrafique). «Cette mission n'a duré qu'une dizaine de jours», rappelle l'officier supérieur, sans se douter que le «3» serait de nouveau mis à contribution quelques jours plus tard.

Le 11 janvier, François Hollande déclenchait l'opération Serval à la demande du gouvernement malien. «Nous avons été mis en alerte ce jour-là», précise François-Xavier Mabin. Le 12 janvier quelque 200 hommes issus des rangs du «3», des hussards tarbais et des hommes du génie montalbanais ont pris la route du nord en direction de Bamako, la capitale du Mali. Il faudra trois jours à ce détachement composé de 60 véhicules légers et blindés pour rejoindre les premiers éléments des forces spéciales. Placés sous l'autorité du chef de corps du 21e RIMa (Régiment d'infanterie de Marine) de Fréjus. La force militaire française alors composée de quelque 800 hommes participera à la libération de Bamako puis à celle de Gao, plus au Nord. Le détachement parti quelques jours plus tôt d'Abidjan a alors été chargé de «sécuriser la boucle du Niger», précise le colonel Mabin et de contrôler l'axe Tomboucton-Bamako «afin que les combattants djihadistes ne puissent revenir vers le Sud».

Les 200 hommes affectés préalablement à l'opération Licorne ont rejoint Port-Bouët, lundi, après avoir passé six semaines au Mali. Les 80 marsouins carcassonnais ayant participé à l'opération Serval, devraient quant à eux retrouver leur famille dès la fin de la semaine.

Un régiment aux quatre coins du monde
Patron du groupement tactique interarmes de la force Licorne en Côte d'Ivoire, le colonel François-Xavier Mabin, a cédé son fauteuil au 1er Régiment de spahis. «Durant ces six mois, explique le chef de corps du 3e RPIMa, nous avons participé à plusieurs missions en partenarait avec les forces armées républicaines de Côte d'Ivoire», notamment au travers d'un exercice amphibie baptisé Akwaba. Les soldats carcassonnais ont également mis leur savoir-faire en avant au travers d'actions de formation de l'armée ivoirienne.

Mais dès le début du mois de janvier, l'essentiel des troupes de la force Licorne a veillé à ce que la logistique transitant par l'aéroport d'Abidjan et destinée à soutenir l'opération Serval soit la plus efficiente possible.

A ce jour, le régiment carcassonnais n'est toujours pas au grand complet. En effet, la 1ère compagnie est toujours stationnée en Nouvelle-Calédonie. Elle rentrera début avril. Et en mai, la 4e compagnie s'envolera vers la Guyane.

Le chiffre : 60

marsouins> Engagés au Mali. Parmi les deux cents hommes qui se sont rendus au Mali, deux sections d'infanterie de Carcassonne ont participé à la libération de Bamako et de Gao.
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Un VBL du RICM saute sur un engin explosif

Message par Rédacteur » 01 mars 2013, 16:12

http://lignesdedefense.blogs.ouest-fran ... s-don.html
28/02/2013
Un VBL du RICM saute sur un engin explosif: deux blessés dont l'un est évacué vers la France
Un VBL français de la 9e BIMa a été endommagé par un engin explosif (a priori une mine, selon le porte-parole de l'EMA Com), mercredi, lors des opérations dans l'Adrar des Ifoghas, près de Tessalit.

Deux soldats français ont été blessé, l'un légèrement, l'autre plus sérieusement; ce dernier a été évacué vers la France. Ces marsouins appartiennent au RICM.

Par ailleurs, l'EMA a annoncé, jeudi matin, estimer à 130 morts les pertes infligées ces derniers jours à l'adversaire. Ce chiffre comprendrait 90 terroristes tués par les Tchadiens et 40 par les forces françaises.

Ces derniers auraient, en grande partie, été tués lors d'un raid aérien contre une colonne de six pick-up.

Ce raid aurait également provoqué la mort de l'un des chefs d'AQMI, l'Algérien Abou Zeid. Présenté comme un des chefs d'AQMI dans la zone sahélienne, Abou Zeid est également soupçonné d'être responsable d'une série de rapts. Selon Ennahar TV, la chaîne de télévision algérienne, son cadavre aurait été découvert parmi 40 autres dépouilles enterrées dans une fosse commune.

http://www.lanouvellerepublique.fr/Vien ... is-1354286
02/03/2013 05:23
DÉFENSE Mali : un militaire du RICM hospitalisé à Paris
Comme nous l'évoquions dans notre édition d'hier, deux marsouins du RICM de Poitiers ont été blessés lors d'une opération près de Tessalit, au Nord-Mali, mercredi. Leur véhicule blindé de l'avant a été endommagé par un engin explosif.
L'un des marsouins a dû être évacué vers la France. Il est hospitalisé à Paris depuis jeudi soir. Ses blessures se concentreraient au niveau des jambes mais le pronostic vital n'est pas engagé, selon son régiment.
Le second militaire, plus légèrement blessé, a retrouvé son unité sur place.
150 militaires du Régiment d'infanterie Chars de marine de Poitiers ont rejoint le Mali en janvier pour « appuyer l'État malien ».
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Re: SERVAL : Mali 2013

Message par Rédacteur » 01 mars 2013, 16:19

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/j ... 705_53.php
01/03/2013 à 11:29 - Jean Guisnel
Vendredi matin, le ministère de la Défense français ne disposait toujours pas d'informations sur la mort, ou pas, d'Abdelhamid Abou Zeed, l'un des chefs d'Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique). Cette rumeur, qui aurait commencé à circuler le 26 février, ne serait pas davantage confirmée par les autorités militaires algériennes interrogées par Paris ni par aucune autre autorité officielle africaine. La première source présentant ce décès comme une certitude est la chaîne de télévision privée algérienne Ennahar TV, reprise le 28 février par le site de Paris Match. Le site de l'hebdomadaire précise : "Une source proche du renseignement français a confirmé jeudi soir le décès du chef terroriste, indiquant qu'au moins 43 autres personnes étaient mortes avec lui lors des frappes aériennes françaises appuyées par des drones américains et suivies par un raid des forces spéciales françaises avec des éléments touareg."

À l'état-major des armées à Paris, on disait dans la soirée du 28 "ne pas avoir d'éléments" qui permettraient de confirmer ou d'infirmer l'information. Le Monde a envoyé jeudi soir une alerte à ses abonnés, qui levait toute ambiguïté : "Abou Zeid a été tué au Mali." Le journal citait "une bonne source proche des opérations militaires en cours dans le nord du Mali", sans autre précision. Au ministère de la Défense, on reste prudent, en indiquant que l'absence d'éléments ne signifie pas qu'il ne s'est rien passé : "Des vérifications sont en cours !"
Très grosse opération en cours

Ce qui est certain, c'est qu'une très grosse opération se déroule depuis une semaine dans une zone montagneuse de plus de 600 kilomètres carrés, dans l'Adrar de Tigharghar, à l'est des localités de Tessalit et Aguelhok, dans le nord-est du Mali. Une source bien informée nous confie : "Nos troupes font face à une incroyable résistance, les défenseurs sont acharnés et ne cherchent nullement à s'échapper. Nous ne savons pas à ce stade ce qu'ils protègent, si c'est leurs chefs ou des otages, mais ils ne lâchent rien !" Le bilan est extrêmement lourd, puisque, selon Paris, 40 djihadistes auraient été tués par les Français, et 90 autres par les Tchadiens, qui auraient eux-mêmes subi de lourdes pertes : 25 tués dans leurs rangs.

La progression des troupes françaises et tchadiennes est appuyée par des avions, des hélicoptères de combat, des mortiers et des canons d'artillerie de 155 mm Caesar. Mais l'avancée reste lente, dans un terrain où il est très difficile de se cacher. Deux camps de combattants djihadistes récemment évacués ont été repris. Ils avaient été nettoyés, et l'un d'entre eux avait abrité des otages. Depuis quand sont-ils partis ? C'est toute la question. Des informations recueillies par Le Point font état de la dispersion de nombreux combattants, dont les pick-up difficilement identifiables circulent désormais isolément. L'hypothèse du départ des sept otages français vers un ou plusieurs autres pays, éventuellement la Libye, n'est plus totalement exclue par les services de renseignements français.
Discrétion

À ce stade, les moyens engagés demeurent très importants. 1 200 soldats français appartenant au 3e groupement tactique interarmes (GTIA 3) et au groupement tactique interarmes aéroporté (GTIA TAP) sont présents autour du massif. Selon l'état-major des armées, près d'une quinzaine d'ateliers et de caches d'armes ont été découverts depuis le début de ces opérations, qui ont permis la récupération de quatre mortiers de 82 mm, environ 70 roquettes de 122 mm, neuf sacs de 50 kg de produit explosif et trois bonbonnes d'explosif artisanal. Une dizaine de sites logistiques auraient été détruits, de même qu'une quinzaine de pick-up et un blindé BRDM2 qui avait été naguère volé à l'armée malienne. Les Français sont d'une exemplaire discrétion sur les troupes maliennes qui les accompagneraient, évoquant "la présence d'un élément malien".

http://lemamouth.blogspot.fr/2013/02/13 ... adrar.html
28/02/2013
130 djihadistes tués dans l'Adrar
Souvent avare des entailles effectuées dans les rangs des djihadistes, l'EMA a néanmoins revendiqué ce matin un chiffre de 130 morts infligés en quelques jours chez l'adversaire. Ce chiffre comprend 90 tués par les Tchadiens, et 40 par les forces françaises.
L'aviation serait responsable d'une bonne partie. Une soixantaine de sorties ont été réalisées en une semaine, mais aucune consommation de feu n'a été dévoilée. L'EMA assure cependant qu'une trentaine de plots logistiques ont été détruits, ainsi qu'une quinzaine de pickup, et un BRDM-2, qui s'ajoute à celui déjà touché par une patrouille de Mirage F1CR en janvier.
Selon cette même source, les combattants actuellement combattus par la France dans l'Adrar appartiennent à Al-Qaeda, ce qui pourrait expliquer leur motivation et leur niveau de détermination. L'EMA constate que ces combattants ont "valorisé" le terrain par des postes de défense, et sans doute, des stocks divers.
1.200 Français, soit un peu moins du tiers des effectifs français au Mali est engagé dans l'Adrar, aux côtés de 800 Tchadiens. Cette zone d'action, dont certains points sont difficiles d'accès, ferait environ 25 kilomètres sur 25, avec des pics culminant à moins de 600 mètres.
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Sécurisation de l’île de Kadji dans la zone de Gao

Message par Rédacteur » 03 mars 2013, 17:43

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... one-de-gao
01/03/2013 19:26
Le 28 février 2013, des éléments du GTIA 2 et du GAM ont apporté leur soutien à une opération de sécurisation menée par les forces de sécurité maliennes (militaires et gendarmes) sur l’Île de Kadji.
Située à quelques kilomètres seulement à l’Ouest de Gao, cette île est un verrou stratégique de l’axe de communication que constitue le fleuve Niger. Parties de Gao en début d’après-midi, les forces armées maliennes appuyées par des éléments du GTIA 2 ont rapidement franchi le bras du Niger à bord de pirogues et de moyens nautiques français. Le détachement, composé d’une centaine de soldats, a bénéficié de l’appui du groupement aéromobile (GAM) tout au long du franchissement.
Quelques jours auparavant, les forces en présence avaient menés des reconnaissances sur les abords de l’île afin de s’assurer de la traficabilité du fleuve et d’identifier un itinéraire sûr pour le débarquement du détachement franco-malien.
L’opération a permis aux forces armées maliennes de mener des opérations de fouilles dans le village, de rencontrer les autorités maliennes et le chef spirituel de l’île. Une vingtaine de suspects ont été interpellé et remis aux gendarmes maliens.
En fin de journée, les éléments français ont regagné l’aéroport de Gao alors qu’une partie du détachement malien est resté sur zone pour assurer la sécurisation de l’île

http://www.jactiv.ouest-france.fr/actua ... adji-15162
03 mars 2013 à 10:11 par François RIHOUAY
Mali : les islamistes traqués dans le refuge de Kadji
En face de Gao, sur l'autre rive du fleuve Niger, le village de Kadji a la réputation d'être un refuge pourles combattants islamistes. Hier, Français et Maliens ont fouillé l'île et arrêté une cinquantaine de suspects.
Ils procèdent maison par maison, chambre par chambre. « Le ratissage doit être minutieux et systématique. On prendra le temps qu'il faut », affirme le chef du détachement du génie, le lieutenant Moussa Sangare.
Posée sur la rive ouest du fleuve Niger, l'île de Kadji offre une large vue sur Gao. C'est depuis ce village, assurent les autorités, que les islamistes du Mujao ont lancé leurs récentes attaques. C'est dans les rues de cette localité, aussi, qu'ont grandi les recrues du mouvement djihadiste.
« Tous habillés de noir »
« Kadji a été le premier village à fournir des combattants », se souvient Adbdullai Touré, un imam de Gao. « L'extrémisme religieux était installé bien avant l'arrivée du Mujao », confirmera un jeune du village. C'est la secte Ansar Sunna de Seydou Idrissa. Parmi eux, il y avait des gens de Boko Haram et des salafistes. »
Un mois après la libération de Gao, les autorités ont décidé d'investir ce qui était devenu un sanctuaire ennemi. Hier, à l'aube, des soldats français de l'infanterie de marine ont pris position dans l'île et protégé le débarquement des soldats maliens venus en pirogues. Gendarmes, sapeurs et commandos maliens ont ensuite investi les rues du quartier de Darassalam, interpellant vite une trentaine de suspects. « Ce premier coup de filet nous a permis d'obtenir de nouveaux noms, détaille un lieutenant de gendarmerie. En échange d'une remise de peine, certains ont rapidement coopéré. »
« C'est ici que le soutien aux islamistes est le plus fort », souffle le chef du détachement du génie. Au détour d'une case, par-dessus la palissade d'une casse, on aperçoit des femmes voilées et cloîtrées. « Ils sont tous habillés en noir, remarque un soldat. Les femmes portent le voile intégral noir, les enfants sont aussi de noir vêtus. »
L'appel à la prière retentit. La nuit tombe sur Kadji. Le lieutenant Sangare donne l'ordre de repli. Il faudra revenir pour débusquer les caches d'armes et les chefs terroristes.
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2000 hommes sont engagés dans la prise de l'Adrar des Ifogha

Message par Rédacteur » 03 mars 2013, 17:44

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/j ... 337_53.php
Deux mille hommes sont engagés dans la prise de l'Adrar des Ifoghas, dont un bataillon de 800 soldats d'élite tchadiens appartenant aux FATIM (Forces armées tchadiennes d'intervention au Mali), commandés par le fils du président Idriss Déby, et 1 200 soldats français. Ces derniers appartiennent à deux unités : le 3e groupement tactique interarmes (GTIA 3), formé autour d'éléments du 1er RIMa (régiment d'infanterie de marine, NDLR), et le GTIA TAP (groupement tactique interarmes aéroporté, NDLR) dont l'ossature est fournie par le 2e REP (régiment étranger de parachutistes, NDLR). Des éléments du COS (commandement des opérations spéciales, NDLR) sont présents sur place en nombre indéterminé, mais faible. Le poste de commandement de la "brigade Serval" est installé à Tessalit, où sont basés les états-majors des GTIA 3 et GTIA TAP, et des FATIM. Des équipes médicales appartenant à une antenne chirurgicale avancée sont également installées à Tessalit, de même qu'un SGAM (sous-groupement aéromobile), un SGL (sous-groupement logistique) et une section de combat de l'armée malienne.

"Nid des guêpes"

Les services de renseignements militaires, mais aussi toute la communauté internationale du renseignement, sont persuadés que la "chaudière" d'al-Qaida au Maghreb islamique est installée dans l'Adrar des Ifoghas. Selon nos informations, les opérations ont commencé vers le 18 février par un bouclage complet d'une zone de 625 kilomètres carrés dans l'Adrar des Ifoghas par des éléments français et tchadiens, sans doute épaulés au nord par l'armée algérienne bloquant la frontière avec le Mali, tout pick-up cherchant à quitter la zone étant systématiquement "tapé". Toujours selon nos informations, très incomplètes, deux puissantes colonnes, l'une française, l'autre tchadienne, sont entrées par des voies différentes dans le massif. Ces deux éléments bénéficiant d'appuis fournis par les aéronefs français.

Au contact des troupes terrestres, des appareils de l'armée de l'air et des hélicoptères Tigre de l'armée de terre fournissent le CAS (Close Air Support, appui aérien rapproché, NDLR), tandis que des frappes "stratégiques" sont effectuées dans la profondeur par des avions de combat, hors de portée des forces au sol. Dans la soirée du samedi 2 mars, les troupes françaises et tchadiennes progressant pas des voies différentes ont effectué leur jonction, dans une zone considérée comme le coeur de l'implantation d'Aqmi. "On est dans le nid des guêpes, là où on voulait aller. On frappe les terroristes au coeur, c'est un coup formidable contre les ennemis de la France", affirme à Paris une source proche des services de renseignements.
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EMA : Bilan des opérations du 28 février au 4 mars

Message par Rédacteur » 05 mars 2013, 13:37

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... -au-4-mars
04/03/2013 19:49
SERVAL et les FATIM s’emparent de la vallée de l’Ametettaï
Les opérations aériennes se sont poursuivies avec près de 120 sorties principalement dans la région de TESSALIT. Environ 40 sorties ont été dédiées aux frappes aériennes permettant la neutralisation de groupes terroristes, la destruction de plusieurs postes de combat et pièces d’artilleries ennemis. Un peu plus d’une trentaine d’autres sorties a été consacrée au transport de nos forces et de nos matériels. Les sorties restantes ont été dédiées au soutien des opérations.
Le fret récemment acheminé par l’EIDER a été transporté de DAKAR à BAMAKO puis escorté sur les différents points logistiques du BATLOG contribuant notamment à renforcer la capacité C-IED des forces SERVAL à GAO. Les éléments du GENIE apportent un soutien au plus près des combats pour neutraliser les mines et engins explosifs improvisés découverts au fur et à mesure de la progression des troupes. Les spécialistes de la fouille opérationnelle sont associés aux reconnaissances des abris et des grottes. Les forces françaises ont découvert des dizaines de caches ainsi que des ateliers de confection d’IED.
Dans la région de l’Adrar, les 2000 soldats des GTIA 3, du GTIA TAP, et des forces tchadiennes, sont engagés dans une opération de nettoyage de la vallée de l’Ametettaï depuis maintenant 2 semaines. L’action coordonnée des troupes au sol et des appuis artillerie (Mo120, CAESAR) et 3D (GAZELLE HOT, TIGRE, MIRAGE, RAFALE) a permis de s’emparer du sanctuaire terroriste au prix de violents combats lors desquels un de nos camarades du 1er RCP a été mortellement touché samedi 2 mars vers 18h00. Du Nord, de l’Est et de l’Ouest, l’étau s’est progressivement resserré sur un ennemi qui avait préparé sa défense de longue date et avait réparti des stocks nombreux de vivres et d’armes dans divers endroits du massif. Chaque portion de terrain saisie est fouillée méthodiquement malgré les tirs de harcèlement et les contre-attaques des terroristes. 2 soldats français ont été légèrement blessés lors de combats sporadiques avec des éléments résiduels retranchés dans les anfractuosités du terrain.
Depuis le 28 février, les forces françaises ont ainsi neutralisé une quarantaine de terroristes, détruit près d’une dizaine de pick-up et un canon d’artillerie 122D30, découvert des matériels et des munitions en grande quantité dont 1BM21, 3 canons 122D30, 1 canon de 100mm tractable, 1 mortier de 82mm et 1 mortier de 60mm, des armes, des roquettes et des mines anti-personnel.
En outre, le CEMGA tchadien a rendu visite à ses troupes sur le terrain le 3 mars et les a félicitées. Il a notamment rencontré une trentaine de soldats ayant participé aux combats violents de la semaine dernière.
Parallèlement, près de GAO, le GTIA 2 et les forces maliennes se sont emparées du village d’IMENAS à 60 km à l’Est. Cette opération s’est soldée par la neutralisation d’une quarantaine de terroristes et la destruction d’un BTR et de 3 pick-up.
Par ailleurs, toujours dans la région de GAO, les forces maliennes poursuivent les fouilles dans l’île de Kadji (cf. brève du 1er mars) aidées en cela par les populations. Des patrouilles conjointes ont lieu quotidiennement en ville pour contribuer à sécuriser la zone et prévenir les attaques terroristes.
A Ménaka et Tombouctou, les patrouilles de sécurité se poursuivent dans les villes et leurs abords afin de renforcer le contrôle de zone. Les indications de la population ont ainsi permis de trouver des roquettes de RPG et du matériel de radio dans une habitation désignée comme utilisée auparavant par les terroristes.
Ce sont près de 4000 militaires français qui sont déployés au Mali. L’arrivée d’une compagnie nigérienne et d’une compagnie nigériane porte les effectifs des forces africaines engagées à leurs côtés à 6300 soldats (MISMA et tchadiens) auxquelles s’ajoutent les forces armées maliennes complétant ce dispositif dont le but est de permettre au gouvernement de recouvrer son intégrité territoriale, de désorganiser les groupes terroristes et de démanteler leurs sanctuaires.
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Le GTIA 2 mène l’opération Doro

Message par Rédacteur » 05 mars 2013, 13:44

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... ation-doro
04/03/2013 20:57
Du 27 février au 2 mars 2013, en coordination avec les forces maliennes, le groupement tactique interarmes 2 (GTIA 2) a mené l’opération Doro à l’est de Gao, entre les villes de Djebok et Telatai.
Commandé par le colonel Bert, chef de corps du 92erégiment d’infanterie (92eRI), le GTIA 2 a été appuyé par des éléments du groupement aéromobile (GAM), du génie et du détachement multi capteur (DET MUC) de la force Serval stationnés à Gao.
L’opération Doro, menée quotidiennement par les forces françaises, maliennes et africaines, a pour objectif de sécuriser le terrain, de rechercher et de détruire les groupes terroristes. Dans la région de Gao, les groupes terroristes continuent d’alimenter un climat d’insécurité.
Dans la nuit du 27 février, le GTIA 2 a mené une infiltration vers la zone identifiée comme un foyer terroriste jusqu’au village d’Imenas, à une soixantaine de km de Gao. Les groupes armés terroristes ont tenté de résister à l’action de nos forces, mais ils ont été obligés de rompre le contact sous la pression des VBCI et des hélicoptères du GAM. Plus tard, plusieurs groupes armés ont rejoint les abords du village d’Imenas et ont harcelé toute la journée du 1er mars les positions tenues par le détachement français, alors que ces derniers formaient un cordon de sécurité permettant aux FAMA de fouiller le village. La riposte des militaires français, appuyés par les hélicoptères du GAM et par un Mirage 2000 D, a permis de neutraliser une quarantaine de terroristes, de détruire un véhicule de transport de troupes BTR 60 et 3 pick-up.
Par ailleurs, deux IED ont été relevés les 1er et 2 mars, sur la route de Djebok. Les équipes EOD les ont neutralisés et sont restées prêtes à intervenir rapidement (Quick response force - QRF) pour déjouer ces pièges et permettre au GTIA 2 de poursuivre son action.
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Trois militaires angoumoisins blessés par leur propre grenad

Message par Rédacteur » 05 mars 2013, 13:48

http://www.charentelibre.fr/2013/03/05/ ... 142377.php
4 Mars 2013 - 18h02
INFO CL. Les trois blessés au Mali sont tous au RIMa. Le blessé le plus gravement lors de l'explosion accidentelle d'une grenade à l'intérieur d'un véhicule blindé léger à Tombouctou est lui aussi du RIMa.
Le caporal chef Hervé Labarta vit en fait entre son travail à Angoulême et Bayonne où sa femme et ses enfants sont installés. Opéré à deux reprises à l'hôpital militaire du Val de Grâce, il semble pouvoir désormais communiquer avec sa famille.
Le deuxième blessé grave, également du RIMa, a été lui aussi évacué vers la France.
«Ça marque les esprits de chacun, explique un adjudant du RIMa. Au départ de chaque mission le matin, on reprend le dessus. Mais le soir, on en parle entre nous, on essaie d’avoir des nouvelles».
450 soldats du 1er RIMa d'Angoulême sont engagés sur deux fronts au Mali: un escadron est engagé à Tombouctou depuis le 17 février, tandis qu'un second escadron est lui au plus près des combats dans la région de Gao.
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Opération Panthère

Message par Rédacteur » 05 mars 2013, 13:57

http://www.marianne.net/blogsecretdefen ... _a972.html
Mardi 5 Mars 2013 - Jean-Dominique Merchet
Nord-Mali : l'opération Panthère se solde par une victoire dans l'Ametettaï
Français et Tchadiens ont pris samedi le contrôle de ce bastion d'AQMI dans l'Adrar au terme de 3 semaines de combats.
La bataille de l'Ametettaï est terminée et c'est une défaite sans appel pour les combattants d'AQMI. Au terme de trois semaines de combats, Français et Tchadiens ont pris, samedi, le contrôle de cette vallée du massif des Ifoghas, dans le nord du Mali, dont les djihadistes avaient fait l'un de leurs bastions.
Dans le cadres des opérations Panthère, les Français y sont arrivés à la mi-février, avec des premières incursions des forces spéciales, le 13. Les djihadistes, qui espèraient "fixer" les Français plus au sud, ont été extrêment surpris de leur arrivée si rapide dans leur fief. Au départ, Français et Tchadiens (ceux-ci à l'Est) encerclent une zone de 30 sur 60 km, qui va être progressivement et méthodiquement reconquise sur trois axes. Au final, restait un carré de 5 sur 5. On ignore toujours le nombre exact de combattants ennemis qui s'y étaient retranchés, sans doute entre 100 et 200.
Disposaient-ils d'une organisation "industrielle", comme l'a affirmé lundi le chef d'état-major des armées sur Europe 1 ? Il est clair en tout cas qu'ils étient organisés, avec ces points d'appui renforcés et des dépôts logistiques importants. Des véhicules avaient été "embossés", c'est à dire protégés dans des tranchées. Tout cela traduit un réel savoir-faire militaire. S'ils possédaient des armes lourdes - par exemple un obusier de 122 mm D-30, ils ne semblent pas en avoir fait usage lors des combats récents. Ceux-ci se sont déroulés à l'arme lourde d'infanterie (mitrailleuse de 12,7 mm et 14,5 mm ou mortiers). Selon les premières analyses, ces armes proviendraient pour l'essentiel de l'armée malienne et non des stocks de l'armée libyenne... Autre mythe qui s'effondre : aucun missile sol-air en état de fonctionner n'a été découvert. L'installation d'AQMI dans ce secteur remonte à plusieurs années, et s'est sans doute faite avec la complicité tacite de l'ancien gouvernement malien d'ATT...
La stratégie française consistait à détruire la logistique d'AQMI, à savoir ses ressources en eau, nourritures, essences et armements. Ainsi, les puits étaient surveillés... Dès que des objectifs étaient repérés, ils étaient traités par des "feux" d'artillerie (mortier ou canon Caesar), hélicoptères de combat ou aviation. Un peu moins de 2000 hommes ont été engagés au sol dans cette affaire, à part quasiment égale entre Français et Tchadiens. En plus, les Français fournissaient l'appui hélicoptères.
2 GTIA (bataillons) français ont été engagés : le GTIA TAP, formé autour du 1er RCP et du 2ème REP et le GTIA 3 autour du 1er RIMa.
Les combats se sont soldés par la mort de deux Français et de vingt-trois Tchadiens. Côté AQMI, le bilan est plus incertain, sans doute un peu moins de cent. Une partie des combattants ennemis ont sans doute pu s'exfiltrer à pied de ce secteur. Les Français n'ont fait aucun prisonnier et il est possible que les Tchadiens en aient fait, mais on ignore leur sort. Les combattants ennemis étaient particulièrement déterminés : ainsi, alors qu'un groupe de militaires français s'approchait de deux blessés, ceux-ci se sont fait exploser à la grenade dans une dernière tentative d'attentat suicide, qui a heureusement échouée...
Les chefs djihadistes Abu Zeid et Mokhtar Belmokhtar ont-ils été tués, comme l'affirment les Tchadiens ? L'incertitude demeure. La mort du premier est jugée "probable" sur la base de trois éléments : des témoignages, des analyses anthropométriques et son arme personnelle. Mais probable ne veut pas dire certaine. En revanche, celle de Mokhtar Belmokhtar laisse les spécialistes français plus dubitatifs.
Concernant les otages français détenus par AQMI, aucune trace n'a été trouvée et aucun élément nouveau n'est apparu.
Que va-t-il se passer après la victoire de l'Amatettaï ? "Pas de coïtus interruptus !" assure un chef militaire. En clair, la guerre continue pour, selon les mots de l'amiral Guillaud, "leur casser les reins". Le secteur de l'Amatettaï sera fouillé alors que le filet va être jeté dans d'autres secteurs de l'Adrar des Ifoghas, dans l'espoir de tomber sur d'autres combattants ennemis. Avec l'arrivée de la saison des pluies, entre la mi-mars et la mi-avril, la météo risque de compliquer rapidement les opérations.
La stratégie mise en oeuvre dans l'Adrar s'inspire des leçons de la guerre...navale. "Sur mer, il est très long d'obtenir le contact avec l'ennemi , mais quand on a le contact on ne le lâche plus". C'est exactement cela qu'il se passe au Mali, avec une guerre de mouvement : "On a fait des sauts, en refusant d'être fixés ou de reconquérir le terrain. On a été imprévisibles".
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Découverte d'armes lourdes dans l'Adrar des Ifoghas

Message par Rédacteur » 05 mars 2013, 14:00

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/j ... 911_53.php
Jean Guisnel - 04/03/2013 à 19:37
L'amiral Édouard Guillaud, chef d'état-major des armées, avait prévenu, lundi matin sur Europe 1. Mais les images, que nous diffusons en exclusivité, parlent d'elles-mêmes. De véritables ateliers de production d'armement ont été découverts dans le Sahel. Elles confirment ce qu'annonçait l'amiral plus tôt dans la journée. "Sur le terrain, nous découvrons littéralement une organisation industrielle du terrorisme", confiait l'amiral, citant "plus d'une cinquantaine de caches dans des maisons, des hangars ou des grottes", "plus d'une dizaine d'ateliers de fabrication y compris de bombes dans l'un des ateliers" et "vingt bombes artisanales en cours de fabrication simultanément".

Ces découvertes des militaires français, dont les images viennent de nous parvenir, prouvent s'il en était besoin la dangerosité d'Aqmi et ses intentions de développer ses activités terroristes. Par ailleurs, les éléments français qui progressent dans l'Adrar des Ifoghas ont découvert dans le sanctuaire des djihadistes des canons d'artillerie de fabrication russe 122 mm D30 , ainsi que des lance-roquettes BM-21 Grad, également de fabrication russe.

Les fouilles des caches d'armes et de munitions ont été réalisées par le 6e régiment du génie. Ces armes anciennes, datant du début des années 1960, sont en dotation dans l'armée malienne et avaient sans doute été volées lors de la conquête du nord du pays, au début de 2012. L'armée française ne fait pas état d'une utilisation de ces équipements contre ses troupes, et ne précise pas quelle quantité de munitions ont été découvertes. Par ailleurs, les Français estiment que des engins de travaux publics auraient pu être utilisés dans le sanctuaire d'Aqmi, notamment pour lever des buttes de terre destinées à embosser des pick-up armés de mitrailleuses de 14,5 mm.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-fran ... orist.html
05/03/2012
Les sapeurs 6e RG fouillent les caches d'armes des terroristes dans les Ifoghas
L'EMA avait annoncé dans son point de situation du 28 février la découverte de caches d'armes dans l'Adrar des Ifoghas et dans la région de Gao. Hier matin, le CEMA a donné quelques détails: "Sur le terrain, nous découvrons littéralement une organisation industrielle du terrorisme", confiait l'amiral Guillaud, citant "plus d'une cinquantaine de caches dans des maisons, des hangars ou des grottes", "plus d'une dizaine d'ateliers de fabrication y compris de bombes dans l'un des ateliers" et "vingt bombes artisanales en cours de fabrication simultanément".

Hier soir l'EMA a précisé que "les forces françaises ont ainsi neutralisé une quarantaine de terroristes, détruit près d’une dizaine de pick-up et un canon d’artillerie 122D30, découvert des matériels et des munitions en grande quantité dont 1 BM21, 3 canons 122D30, 1 canon de 100mm tractable, 1 mortier de 82mm et 1 mortier de 60mm, des armes, des roquettes et des mines anti-personnel."

Dans un post du 4 février, Jean Guisnel montre des clichés des équipements et munitions saisis, clichés mis en ligne peu après par l'EMA sur le site du MinDef. Mon confrère précise que les fouilles des caches d'armes et de munitions ont été réalisées par le 6e régiment du génie d'Angers, dont une centaine d'hommes sont actuellement au Mali.

A voir ici une vidéo de la fouille par le Génie français. http://www.dailymotion.com/video/xxydon ... -mali_news
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EMA : Point de situation au 7 mars 2013

Message par Rédacteur » 14 mars 2013, 14:56

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... 7-mars-18h
12/03/2013 09:32
Serval : point de situation du lundi 04 mars 18h au jeudi 07 mars 18h
Les opérations aériennes se sont poursuivies avec près de 90 sorties principalement dans la région de TESSALIT, d’IMENAS et de TIN KERATEN. Environ 30 sorties ont été dédiées aux frappes aériennes permettant la neutralisation de groupes terroristes, la destruction de plusieurs postes de combat et d’un plot logistique. Un peu plus d’une trentaine d’autres sorties a été consacrée au transport de nos forces et de nos matériels. Les sorties restantes ont été dédiées au soutien des opérations.
Le dispositif air de l’opération Serval se renforce sur Bamako avec l’arrivée de 4 C160 aux côtés des 6 Mirage 2000D et 2 C135 déjà présents. A N’djamena, 2 Rafale sont arrivés aux EFT. Ils doivent remplacer les 2 Mirage F1 CR actuellement présents sur le sol tchadien.

Au sol, ces derniers jours ont été marqué par la poursuite des opérations de fouilles méthodiques dans la vallée d’Amettetai et par des combats entre les forces françaises, les forces armées maliennes et les groupes terroristes dans la région de Gao.

Dans la vallée d’Amettetai, le GTIA 3 et le GTIA TAP poursuivent les opérations de fouilles dans le sanctuaire terroriste. A ce jour, les soldats français ont découvert plus d’un millier de roquettes et de grenades, plus de 60 000 munitions en tout genre, près de 1500 obus de tout type et une vingtaine d’armements lourds (canon 122D30, BM21, …).
Depuis le début des opérations dans cette zone, ce sont un peu plus d’une centaine de terroristes qui ont été neutralisés.

A Gao, depuis les incidents du 21 et 22 février, les éléments du GTIA 2, les forces africaines et maliennes conduisent quotidiennement des opérations de reconnaissance et de fouille dans cette région.

Le 06 mars, en début de matinée, le brigadier chef Pingaud, qui appartenait au détachement de liaison français auprès du bataillon malien a trouvé dans la mort au cours d’un échange de tir entre les éléments maliens et des groupes terroristes dans la région de Tin Keraten.

Les éléments maliens renforcés par les éléments du GTIA 2 et appuyé par une patrouille de Mirage 2000D ont nettoyé la zone et ont neutralisé une dizaine de terroristes.

A Menaka et Tombouctou, les opérations de contrôle de zone se poursuivent afin de maintenir la sécurité de ces régions.

La journée du 7 mars a été marquée par la visite du ministre de la défense qui s’est rendu dans la vallée d’Amettetai, à Gao ainsi qu’à Bamako afin d’apporter son soutien aux soldats français déployés dans l’opération Serval. Il leur a adressé un message de fierté et d’encouragement à l’égard de la mission qu’ils effectuent contre les groupes terroristes.

Le ministre de la Défense a rendu hommage aux quatre militaires morts pour la France au Mali : le commandant Damien Boiteux, l’adjudant Harold Vormezeele, le caporal Cédric Charenton et le brigadier-chef Wilfried Pingaud.

Ce sont près de 4000 militaires français qui sont déployés au Mali aux côtés de 6300 soldats africains de la MISMA et du Tchad.
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EMA : Point de situation du lundi 11 mars 2013

Message par Rédacteur » 14 mars 2013, 14:58

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... -mars-2013
13/03/2013 09:38
Point de situation sur l'opération Serval depuis le jeudi 7 mars 17h00 jusqu'au lundi 11 mars 2013, 17h00
Les opérations aériennes se sont poursuivies principalement dans la région de l’Adrar avec près de 120 sorties. Une trentaine d’entre elles a été dédiée aux frappes et à l’appui des troupes au sol. Un pick-up a notamment été détruit par un Tigre.

Plus d’une quarantaine de sorties a été consacrée au transport aérien, permettant à la fois le ravitaillement logistique de nos éléments dans le nord du pays et le rapatriement de plusieurs soldats légèrement blessés vers Bamako puis la France.

Dans la région de l’Adrar des Ifoghas, les opérations de fouilles sont désormais terminées pour le GTIA 3 et le GTIA TAP qui poursuivent néanmoins leurs investigations pour localiser d’éventuelles zones refuge. Depuis le 7 mars, plusieurs positions ennemies aménagées pour durer mais désertées par les combattants terroristes ont été reconnues et nettoyées dans la vallée de l’Ametettaï et plus au sud. Ces opérations de ratissage ont donné lieu à la neutralisation d’une dizaine d’ennemis et permis de mettre la main sur d’importants stocks d’armes et de munitions qui sont progressivement détruits sur place ou acheminés jusqu’à Tessalit.

Parallèlement, une opération est conduite depuis le 7 mars dans le nord-est du massif des Ifoghas. Engageant un escadron blindé sur AMX 10RC appuyé par des avions de chasse, elle vise à déstabiliser les sanctuaires terroristes qui auraient pu s’implanter plus au nord-est vers la frontière algérienne par une action de reconnaissance offensive jusqu’aux localités de Boughessa et Tin Zaouatene. C’est au cours de cette mission de reconnaissance qu’un blindé AMX 10RC a été endommagé par une mine ancienne abandonnée, sans causer de blessés parmi les militaires. Après avoir établi le contact avec la population de Tin Zaouatene le 10 mars et y avoir rencontré les responsables locaux d’ONG, le détachement poursuit sa mission dans le nord-est du massif.

Dans la région de Gao, les patrouilles conjointes des forces françaises, maliennes et nigériennes se poursuivent pour contribuer à sécuriser cette ville et ses alentours. Ces patrouilles ont permis la découverte puis la destruction d’un IED et de roquettes de 122mm pouvant constituer une menace pour la ville.

Plus à l’est, à Ménaka et à Kidal, les patrouilles de sécurité se poursuivent dans les villes et leurs abords afin de renforcer le contrôle de zone.

Enfin, à Tombouctou, une opération de reconnaissance offensive en coordination avec les forces maliennes a été conduite le long de la rive nord du fleuve Niger jusqu’à la localité de Gourma Rharous pour localiser et détruire d’éventuels groupes terroristes. Après avoir contrôlé méthodiquement les villages et points de franchissement sur le fleuve, l’escadron a rejoint Tombouctou et repris ses missions de contrôle de zone.

Au bilan, ce sont près de 4000 militaires français qui sont déployés au Mali aux côtés de 6300 soldats africains.
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Une mission d'une rare intensité" (vidéo)

Message par Rédacteur » 14 mars 2013, 15:26

http://www.charentelibre.fr/2013/03/07/ ... 142934.php
7 Mars 2013 16h40
Le colonel Gougeon et le RIMa au Mali: "Une mission d'une rare intensité"
"Je suis depuis dix ans en régiment blindé, c'est la première fois que je suis sur une mission de cette intensité. On a tous conscience de vivre une opération qui ne ressemble à aucune autre", assure le colonel Gougeon, dans un reportage du Monde. Le chef de corps du 1er RIMa d'Angoulême est aussi à la tête du Groupe tactique interarmes 3 (GTIA3) qui intervient dans le nord du Mali pour l'opération Serval.

Lui et les 250 Marsouins du 1er RIMa qui interviennent dans la zone de l'Adrar des Ifoghas ont été impressionnés par la violence des combats, par "45 à 55 degrés, sans ombre" et l'ardeur des djihadistes. "Ils n'avaient pas peur", raconte ainsi un Marsouin à l'envoyé spécial du Monde, en se souvenant notamment de l'attaque par les djihadistes d'un blindé léger muni d'un canon de 105mm.

Au total, 600 soldats charentais, issus du 1er RIMa et du 515RT, sont actuellement déployés au Mali.

L'armée publie régulièrement des vidéos sur sa page Facebook sur l'intervention des forces françaises au Mali, notamment dans cette zone très sensible des Ifoghas.

On y voit notamment le GTI3 dirigé par le colonel Goujon pris à parti par les djihadistes dans la région de l'Adrar (http://www.facebook.com/armeefrancaise?ref=ts&fref=ts)
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EMA : point de situation du jeudi 14 mars 2013

Message par Rédacteur » 15 mars 2013, 14:27

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... -mars-2013
14/03/2013 18:20
Point de situation sur l’opération Serval du lundi 11 mars 17h00 au jeudi 14 mars 2013 à 17h00.
Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec près de 80 sorties, principalement dans la région de l’Adrar des Ifoghas et le long de la boucle du Niger de Gao à Tombouctou. Environ 25 sorties ont été dédiées à l’appui CAS des opérations terrestres, 25 au transport de nos forces et de nos matériels, les autres sorties étant consacrées au soutien des opérations.

Le 14 mars, une cérémonie à N’Djamena a marqué le départ prochain des 2 Mirage F1 CR déployés sur la base aérienne 172 « Adji Kosseï » mettant un terme à 30 années de présence de cet avion de chasse sur le continent africain. Manta, Epervier, Birao, Artémis, Licorne, Eufor / Tchad ou encore Serval : autant de noms d’opérations qui auront vu le déploiement des Mirage F1 CR. Entre les détachements « Epervier 1 » en 1997 et « Epervier 100 » aujourd’hui, 500 pilotes et 4 000 mécaniciens se sont succédés pour réaliser plus de 13 000 missions opérationnelles de reconnaissance aérienne, de présence dissuasive et d’appui-feu totalisant ainsi 32 000 heures de vol. Les 2 Mirage F1 CR rejoindront la France le 16 mars prochain laissant leur place aux 8 Rafale qui composent désormais le détachement chasse de N' Djamena.

Au sol, à Ménaka comme à Kidal, les patrouilles de sécurité continuent d’être menées pour renforcer le contrôle de zone.

Sur la boucle du Niger, une opération conjointe menée par l’escadron déployé à Tombouctou et les forces maliennes stationnées à Gossi a débuté le 7 mars dernier. 150 militaires français de l’escadron d’aide à l’engagement (EAE) ont ainsi conduit une reconnaissance offensive les 7 et 8 mars sur la rive nord du fleuve Niger jusqu’à Gourma Rharous. Sans toutefois prendre le contact avec l’ennemi, cette reconnaissance a permis de collecter des informations au gré des observations réalisées et des rencontres avec les autorités locales. Une fois le retour de l’EAE effectué et les points de franchissement possibles sur le fleuve reconnus, un bataillon malien s’est élancé de Gossi le 11 mars dans une opération de fouille en direction du Nord. Leur entrée à Gourma Rharous a été saluée par des mouvements de liesse de la population et constitue un pas supplémentaire dans la reconquête du territoire malien. Les opérations de fouille de la zone se poursuivent à ce jour.

Dans la région de l’Adrar des Ifoghas, les GTIA 3 et TAP consolident la conquête de la vallée de l’Ametettaï et poursuivent leurs investigations, découvrant et neutralisant de nouveaux IED. A tour de rôle, les unités engagées dans les dernières opérations se remettent en condition.

Dans la région de Gao, le GTIA 2 conduit des patrouilles régulières et a découvert de nouvelles munitions de 122 mm qui ont été détruites par les spécialistes du Génie.
Ce sont près de 4000 militaires français qui sont déployés au Mali et engagés aux côtés de 6300 soldats africains de la MISMA pour permettre au gouvernement de recouvrer l’intégrité de son territoire, de détruire les groupes terroristes et leurs sanctuaires.
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