SERVAL : Mali 2013

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Mali - 1er RIMa - Décès d’un soldat français

Message par Rédacteur » 17 mars 2013, 14:13

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... -francais4
17/03/2013 09:54
Dans la nuit du 15 au 16 mars 2013, des éléments français des GTIA 4 et GTIA TAP ont été engagés dans une opération de recherche et de destruction dans le massif de l’Adrar au sud de l’Ametéttaï, à une soixantaine de kilomètres au Sud de Tessalit.
Dans l’après-midi, au cours de la progression en direction du Sud, un char AMX 10 RC a été touché par une explosion, tuant le pilote et blessant les trois autres membres de l’équipage, dont deux sérieusement. Ces derniers, rapidement évacués par hélicoptère médicalisé, ont été pris en charge par l’antenne chirurgicale aérotransportable stationnée à Tessalit. Aucun élément terroriste n’a été décelé dans cette zone au cours de l’action. Deux caches d'armes et de nourriture avaient été localisées et détruites auparavant dans la journée.
Cette opération, comme toutes celles menées depuis le 18 février dans l’Adrar des Ifoghas, vise à rechercher et détruire les groupes terroristes et à démanteler leurs sanctuaires.
Le soldat français tué au cours de cette opération est un caporal du 1er régiment d’infanterie de Marine (1er RIMa) d’Angoulême.

http://www.defense.gouv.fr/terre/a-la-u ... u-1er-rima
17/03/2013 12:44
Décès du caporal Van Dooren du 1er RIMa
Projeté au Mali depuis le 27 janvier 2013, il était engagé au sein du GTIA4 (groupement tactique interarmes) dans le cadre de l’opération SERVAL, en tant que pilote AMX 10RCR. Le 16 mars 2013, au cours d’une opération dans la zone au sud de Tessalit visant à rechercher et détruire les groupes terroristes qui s’y trouvent encore, un blindé AMX 10RCR a sauté sur un engin explosif, provoquant la mort du militaire.
Il est le cinquième soldat français à mourir au combat depuis le lancement de l’opération SERVAL.
Né le 8 avril 1989, le caporal Alexandre Van Dooren aura servi la France durant plus de trois ans.
Le 6 octobre 2009, il souscrit un contrat d’engagé volontaire de l’armée de Terre au CPIS (centre parachutiste d’instruction spécialisée) de Perpignan.
Le 7 avril 2010, il rejoint le 1er régiment d’infanterie de Marine d’Angoulême pour cinq ans. Au terme de sa formation initiale durant laquelle il fait preuve d’un très fort potentiel, il est élevé à la distinction de 1re classe le 7 octobre 2010 et est affecté au 3e escadron.
Engagé très dynamique et particulièrement efficace, il y occupe la fonction de pilote AMX 10 RCR et se distingue en obtenant brillamment, dès octobre 2011, son certificat militaire élémentaire. Son excellente manière de servir lui permet d’accéder au grade de caporal dès le 1er avril 2012.
Le caporal Alexandre Van Dooren totalisait trois missions au cours desquelles son enthousiasme et ses qualités intellectuelles et physiques font l’unanimité, tant auprès du commandement que de ses camarades. D’avril à juillet 2011, il avait été engagé dans sa fonction de pilote AMX 10 RCR au sein du 5e régiment interarmes outre-mer à Djibouti. De janvier à mai 2012, il avait servi en tant que chef d’équipe PROTERRE au sein du 41ebataillon d’infanterie de marine, en Guadeloupe. Une nouvelle fois, il y avait été particulièrement remarqué pour son sens aigu des responsabilités et sa rusticité.
Le caporal Alexandre Van Dooren était titulaire de la médaille de bronze de la défense nationale depuis 2012.
Agé de 24 ans, il était en situation de concubinage et père d’un enfant. Il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.
L'armée de Terre présente ses condoléances à sa famille, ses proches et ses camarades du 1er régiment d'infanterie de marine.
Image

http://lignesdedefense.blogs.ouest-fran ... ooren.html
18/03/2013
L'hommage de ses camarades au caporal Alexandre van Dooren
Kenzo Tribouillard, photographe de l'AFP, était ce lundi matin à Tessalit: il a pris ces photos du cercueil du caporal Alexandre van Dooren, tué au combat samedi dans les Ifoghas. Ce soldat du 1er RIMa a été tué lorsque son AMX 10RC a été détruit par l'explosion d'une mine ou d'un IED. Le corp du 5e militaire français tué au combat au Mali devrait regagner la France en milieu de semaine.
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Album Photo

Message par Rédacteur » 18 mars 2013, 14:43

Les photographes de l'ECPAD, des SIRPA de l'armée de terre, de la Marine et de l'armée de l'air accompagnent les troupes sur le terrain malien depuis le début de l'opération Serval. Il n'est pas toujours facile de pouvoir accéder aux galeries photos constituées. Le site Theatrum Belli ont donc mis en ligne plusieurs dizaines de ces photos sur le site Flickr : http://www.flickr.com/photos/theatrum-b ... 507552964/
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Vallée d’Amettetaï: retour sur le triple mouvement offensif

Message par Rédacteur » 18 mars 2013, 14:50

http://lignesdedefense.blogs.ouest-fran ... tetai.html
Quelques précisions et une carte pour comprendre la bataille de la vallée d’Amettetaï (vallée en rouge sur la carte ci-dessous) qui a mis en scène trois plots franco-tchadiens.

Image

Le GTIA 2 (blindé) était positionné à l'entrée ouest de la vallée. A lui de boucler l'accès vers Aguelok et d'appuyer les éléments progressant dans la vallée située au nord du massif de Terarrar .

A l'est, les éléments tchadiens après avoir fait manoeuvre par Tessalit puis avoir longé la frontière algérienne en faisant route vers le sud, ont piqué plein ouest pour prévenir toute fuite des combattants islamistes vers l'est. Ils sont arrivés au contact le 22 février, perdant d'emblée une vingtaine d'hommes dans une embuscade, selon un confrère tchadien Abdelanasser Garboa. « Il s’agissait de prendre l’ennemi à revers, moins pour la surprise que pour l’empêcher de se replier vers l’Algérie », lui a expliqué le général Mahamat Idriss Deby, le fils du président tchadien et numéro deux du contingent tchadien.

Le 3e plot (GTIA para, avec le 2e REP et le 1er RCP) est descendu, à marche forcée, du nord vers la vallée. Jean-Philippe Rémy (Le Monde), a raconté cette manoeuvre impliquant 500 paras:
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2 ... _3212.html
07.03.2013
Mali : "On a cassé le donjon d'AQMI"
C'est le grand légionnaire avec un accent de l'est qui est le premier à tenter le coup: arracher une brassée d'oignons dans le potager d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et mordre à belles dents dans les tiges vertes, avant d'éclater de rire. Les tomates, trop vertes, seront pour plus tard. Personne ne sait quoi faire des betteraves. Restent les oignons. Ce n'est pas que ce soit bon. Ce n'est pas que soit immense la tentation de manger des légumes plantés par les hommes morts ou en fuite qui étaient bien décidés à tuer jusqu'aux derniers les soldats français mettant les pieds dans cette zone de la vallée de l'Amettetaï, leur citadelle des roches.

Mais les soldats ont une raison de se réjouir : ils sont en train de terminer la conquête de la vallée où était concentré un dispositif majeur d'AQMI dans le nord du Mali, dans la vaste zone de l'Adrar des Ifoghas. Les hommes sont rincés, leurs lèvres sont gercées, leurs nez pèlent, ils ne se sont pas lavés depuis des jours, mais l'air de la victoire leur donne des envies de fantaisie, et même d'oignons.

SANCTUAIRE

Dans la première phase de l'opération Serval, les soldats ont été sur les pistes, à avaler de la poussière. L'avancée des premières semaines a permis de prendre Gao, Tombouctou, Kidal et Tessalit. Puis la guerre a donné l'impression de s'éloigner. Elle ne faisait que se déplacer vers le nord, pour entrer dans une phase différente, celle de la confrontation directe avec AQMI. L'armée malienne, à ce stade, est restée le long d'une ligne qui suit à peu près le cours du fleuve Niger. Ici, dans le nord, c'est avec l'armée tchadienne que se mènent les opérations et dans ce recoin de l'Adrar des Ifoghas, ils viennent d'entrer dans un sanctuaire d'AQMI.

Pour une armée conventionnelle, le paysage de cette région, vu de loin, est aussi séduisant qu'un coup de baïonnette dans le dos. De près, c'est pire encore. Entouré par des plaines qui dérivent vers le désert, l'adrar de Tigharghâr, à l'ouest du massif des Ifoghas, ressemble au résultat d'une grande colère géologique échouée sur le sable, avec son relief tourmenté d'éboulis, de pitons, d'amas de pierres volcaniques noires et coupantes, truffées d'anfractuosités.

En bas, l'oued, couloir de passage de la vallée de l'Amettetaï, traverse l'adrar d'est en ouest, bordé d'arbres qui permettent de déjouer la plupart des moyens de détection à distance. Un endroit parfait pour une guerre à mauvaises surprises. Au pied de ce paradis de l'embuscade, il y a le bien le plus précieux qui soit, pour qui veut s'y retrancher : l'eau.

CITADELLE

Les responsables d'AQMI ont passé des années à organiser cette géographie parfaite en citadelle. Mais la citadelle vient de tomber. Dans cette zone, un groupe de combattants d'AQMI a été touché la semaine précédente par des frappes françaises qui ont permis de "détruire", conformément aux vœux du président français, François Hollande, un groupe dirigé par Abou Zeid. Le corps de ce dernier, l'homme qui détient les otages français enlevés à Arlit, au Niger, est en cours d'identification. Mais les dommages subis par le groupe qu'il commandait sont nets. Alors qu'une grande partie du Tigharghâr a été prise, des interceptions de communications montrent que les rebelles qui sont encore en mesure de communiquer s'encouragent à "fuir à dos de chameau".

La guerre au Mali n'a pas pris fin, mais à Amettetaï, elle vient de connaître un renversement majeur. C'est la première fois que les forces françaises et leurs alliés tchadiens ont affronté, au sol, des combattants qui, depuis le début de la phase terrestre, dans la foulée des frappes aériennes entamées le 11 janvier, ont vu à chaque fois les hommes d'AQMI fuir l'affrontement direct. A Tombouctou, à Gao, ou à Kidal, AQMI et ses alliés des groupes rebelles islamistes avaient déjà quitté les lieux dans la précipitation, surpris sans doute par la vitesse de l'avancée française à travers l'espace immense du Mali.

"ON LES EMPIERRE"

Ici, à 1 700 kilomètres de Bamako, ils n'ont pu éviter la bataille. Il y a encore des hommes d'AQMI cachés dans ce décor brutal. Mercredi 6mars, un petit groupe s'est rendu, encouragé par des messages diffusés par haut-parleur. Le raisonnement était simple. Ils étaient condamnés à mourir, de faim ou de soif. Les jours précédents, les soldats français ont retrouvé des cadavres de blessés. L'un avait encore une perfusion dans le bras, signe que ses camarades avaient tenté de le soigner avant de l'abandonner à son agonie. "A chaque fois, on les enterre, ou disons, on les empierre", témoigne un officier, le visage raviné par la sueur.

Dans certaines caches, les soldats français ont trouvé des armes chargées. Leurs propriétaires avaient choisi de fuir en évitant de ressembler à des combattants. Il n'est pas possible de s'extraire facilement du Tigharghâr à bord d'un véhicule. Le 3mars, dans une vallée voisine, quatorze personnes ont essayé de quitter la zone à bord de pick-up. Ces derniers ont été détruits par des tirs d'hélicoptères.

Certains éléments d'AQMI attendent l'occasion du coup de feu de la fin contre les éléments français, légionnaires et parachutistes, qui continuent de passer les massifs au crible "quasiment rocher par rocher", selon un capitaine de la Légion. Alors, au bord de l'oued, ou dans les massifs, les soldats avancent avec mille précautions. Il est arrivé qu'un combattant d'AQMI surgisse à quelques mètres et ouvre le feu.

Quelques jours plus tôt, près d'un autre piton, un petit groupe de soldats a passé la nuit à dix mètres du cadavre d'un combattant d'AQMI. A l'aube, le cadavre a bougé légèrement, et un autre combattant, bien en vie, a surgi au-dessus de son camarade mort, après avoir passé la nuit sous son corps, vidant ses chargeurs presque à bout portant en direction des Français. Il a été tué sans avoir le temps d'occasionner de pertes sérieuses à son ennemi.

"IL RESTE LES BASSES-COURS"

Pour AQMI, le bilan de la manœuvre pour prendre la vallée est lourd : deux morts français, vingt-cinq Tchadiens, et plus d'une centaine confirmée du côté du mouvement islamiste.

L'organisation d'AQMI autour de la vallée se lit à présent comme le résultat d'une surprise qui se serait retournée contre ses auteurs. Le long des berges de l'oued, des positions ont été enfouies dans le sol, sous les arbres. Les pick-up avaient été enterrés dans des voies de garage plongeant dans la terre, creusées au bulldozer, et recouvertes de grandes bâches couleur sable, le tout sous les arbres. Indiscernables depuis le ciel. Autour, des caches souterraines font office de bunker. Creusées à quelques mètres de profondeur, elles devaient permettre aux combattants de se dissimuler au moindre bruit d'avion ou de drone. Chacune de ces caches pouvaient accueillir une demi-douzaine de personnes, parfois plus. Environ trois cents combattants devaient être basés dans les environs. Près de la moitié ont été tués. Les autres, même s'ils ont réussi à fuir, ont perdu la plate-forme logistique et militaire d'Amettetaï.

Ce n'est pas encore la fin de la guerre. Ailleurs dans le pays, il reste des régions dans lesquelles sont regroupés des combattants d'AQMI et de ses alliés. Un autre Amettetaï se dissimule-t-il quelque part ? Le général Barrera, qui commande les troupes de Serval au sol, ne le croit pas: "Ici, c'était le donjon. Voilà, on a cassé le donjon. Il reste les basses-cours." Le général précise: "C'est une petite armée qu'ont combattue les forces françaises." Il avait pris le plus grand soin à équiper les troupes françaises entrant dans la vaste zone de l'adrar des Ifoghas de tous les moyens d'appui dont elles ont besoin, de l'artillerie aux moyens aériens.

Le dispositif d'AQMI reposait sur un grand nombre de combattants étrangers, et de quelques auxiliaires locaux. Dispersés en petites unités à travers la vallée, ils devaient en protéger le cœur, la petite capitale d'AQMI dans la région, servant à la fois de plate-forme logistique, de camp d'entraînement et de stock d'armes.

Il a fallu du temps aux forces françaises pour réaliser le caractère crucial d'Amettetaï pour AQMI. L'existence du sanctuaire était connue. Il était impossible d'en deviner l'importance par des moyens d'observation aériens. C'est lors du premier assaut, vers le 18février, que les troupes françaises ont découvert la taille réelle de leur prise. Les premiers éléments approchaient du cœur de la vallée, lorsqu'is sont tombés sur un "verrou": "On était 47, et soudain on a vu se lever 50 mecs devant nous, ça a engagé dur", témoigne un des membres de cet assaut. Le lendemain, un soldat français est tué. Mais dans la foulée, les responsables d'AQMI allument leurs téléphones satellites pour communiquer, sans doute surpris par l'avancée française, alors que le silence presque absolu régnait sur les ondes des combattants depuis des semaines, ils se mettent à échanger, "et le rens'(renseignement) a commencé à tomber" sur leurs intentions, se réjouit un officier français.

ASSAUT

Décision est alors prise de lancer une opération pour prendre la vallée d'assaut. L'idée d'un parachutage est étudiée. Finalement, un grand mouvement terrestre progressant sur trois axes est retenu. Par l'ouest arrivent les troupes tchadiennes, qui auront des combats durs et des pertes conséquentes, mais n'arrêtent pas, pour autant, leur avancée à travers la vallée. Par l'est attaquent les forces françaises du 3e GTIA (groupement tactique interarmes), composé d'une grande partie de "marsouins" des régiments d'infanterie de marine, et de leurs homologues de l'artillerie de marine, renforcés par les hélicoptères de l'armée de terre, notamment les Tigre et leurs canons meurtriers de 30 mm.

Pendant plusieurs jours, les combats sont durs. "Il faisait 45 à 55 degrés, pas à l'ombre, puisqu'il n'y a pas d'ombre", sourit le colonel Goujon, chef de corps du GTIA3, avant d'ajouter: "On a tous conscience de vivre une opération qui ne ressemble à aucune autre." Le groupement tactique, au cours des dernières semaines, a été sans cesse en mouvement. Un officier subalterne apprécie: "Je suis depuis dix ans en régiment blindé, c'est la première fois que je suis sur une mission de cette intensité. Depuis Dakar, on n'a presque jamais dormi trois nuits de suite au même endroit. " Un capitaine saute sur une mine avec son véhicule léger blindé. Le chauffeur est blessé, le capitaine Jean-David (*), du 1er RIMA (régiment d'infanterie de marine) est un peu assourdi, mais voit tomber le verrou au sud de la vallée. Comme d'autres soldats français, il dit spontanément le respect qu'inspire l'ardeur au combat ces combattants. "Ils n'avaient pas peur (...). Ils ont attaqué un 10RC (blindé léger avec un canon de 105mm) à l'arme légère", témoigne un homme. Propos de terrain, propos de guerriers quand le combat a été rude. Témoignage sur l'essence de la bataille sans merci qui s'est livrée à Amettetaï.

Des officiers supérieurs se réjouissent de la "clarté du message politique", adressé par le président de la République à l'armée française, base de cette opération "recherche et destruction" menée "de manière rustique". Deux soldats français seulement ont été tués dans le massif. Certains parlent de "miracle", compte tenu de l'intensité des engagements, et de la qualité de la défense d'AQMI. A quelle distance les soldats français ont-ils combattu les "djihadistes", comme on les appelle dans les forces françaises ? Quelques dizaines de mètres, parfois moins.

Certaines positions de tir étaient installées avec trois lignes de défense successives. Une mitrailleuse lourde dans les rochers, puis deux lignes derrière pour l'appuyer.

Le coup décisif de l'attaque est venu du troisième axe, celui du nord. Au cours des derniers jours, les légionnaires et parachutistes du GTIA 4 (groupement tactique interarmes), ont réalisé la manœuvre la plus dure, la plus folle, la plus audacieuse, et la plus déterminante de la guerre en cours pour prendre à revers les positions d'AQMI et de ses alliés.

SECRET

D'abord, dans le plus grand secret, il a fallu transporter les 500 hommes nécessaires à l'opération, essentiellement des légionnaires du 2e REP et des parachutistes du 1er RCP. Puis traverser l'adrar par les lignes de crête, lors d'une marche de cinq à six jours, selon les unités. Le colonel Sébastien, du 1er RCP, a été l'artisan de cette percée avec des hommes chargés comme des mules (40 à 50 kg sur le dos), qui se sont lancés à l'assaut des pitons et des caches naturelles dans lesquelles les combattants d'AQMI ont installé des positions de tirs, que les frappes aériennes ne peuvent anéantir en raison de leur profondeur. Les hommes ont lancé des assauts à la grenade, pénétré dans des réseaux de galeries dans la roche, avec des systèmes de défense élaborés. "Dans une de ces positions, les djihadistes étaient derrière un coude de la galerie et ils nous tiraient dessus par ricochet sur la paroi", témoigne un capitaine. Mais la citadelle est tombée.

*Il a été décidé au sein de l'armée française de présenter ses éléments par leur prénom, pour éviter que des familles puissent faire l'objet de rétorsions ou de menaces en France, sur la base de noms de familles.
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EMA : Point de situation du 18 mars 2013

Message par Rédacteur » 22 mars 2013, 23:20

http://www.defense.gouv.fr/operations/a ... di-18-mars
20/03/2013 16:45
Point de situation sur les opérations du jeudi 14 mars 18h00 au lundi 18 mars 18h00
Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec plus d’une centaine sorties, principalement dans la région de l’Adrar des Ifoghas et le long de la boucle du Niger, de Gao à Tombouctou. Une trentaine de sorties a été dédiée à l’appui CAS des opérations terrestres, une quarantaine au transport de nos forces et de nos matériels, les autres sorties étant consacrées au soutien des opérations.

Au sol, les opérations se poursuivent.

Au centre, sur la boucle du Niger, l’opération conjointe menée par l’escadron d’éclairage et d’appui (EAE) et les forces armées maliennes s’est poursuivie jusqu’au 15 mars avec un effort dans la région de Gourma-Rharous. A cette occasion, le détachement de liaison français auprès des maliens a assuré une mission de « mentoring » auprès des troupes déployées. Cette opération n’a pas donné lieu à des contacts avec les groupes insurgés mais, elle a permis aux forces armées maliennes de se réapproprier le terrain et de mener leurs opérations en toute autonomie.

A Tombouctou, l’EAE a regagné sa zone de déploiement à proximité de l’aéroport et poursuit ses patrouilles de reconnaissance. Des éléments de la MISMA et de l’ONU sont arrivés ces derniers jours afin de préparer la relève des éléments français par un bataillon de la MISMA.

Dans la région de Gao et plus particulièrement dans la zone de Djebok, les éléments du GTIA 2 engagés depuis le 12 mars dans l’opération Doro, ont fait face au harcèlement des groupes terroristes le long de leur axe de progression. Pris à partie sporadiquement par des tirs à courte et moyenne portée, le GTIA 2 a neutralisé une quinzaine de terroristes et 8 pick up avec l’appui combiné des moyens terrestres et aéroterrestres (GAM et VBCI). Il a également décelé et neutralisé plusieurs IED et a saisi une quantité importante d’armes (2 affûts de 14,5mm et PKM notamment) ainsi que des munitions.

Dans la nuit du 17 au 18 mars, plusieurs détonations ont été entendues au nord de Gao. Le GTIA 2 a mené une mission de reconnaissance qui lui a permis de détruire 4 tubes de lancement de roquettes 122mm.

TAP sont toujours engagés en coordination avec les forces tchadiennes et poursuivent leurs opérations dans la région située au sud de Tessalit.

Le 16 mars, en tête d’une reconnaissance offensive du GTIA TAP, dont la mission consistait à détruire les groupes terroristes encore implantés dans cette zone, un blindé de type AMX 10RC du 1er RIMa, a été touché par une explosion. Le caporal Van Dooren est décédé. Les trois autres membres d’équipage ont été blessés, dont deux sérieusement. Ils ont été immédiatement évacués par hélicoptères en direction de l’antenne chirurgicale avancée de Tessalit, puis de Bamako, avant d’être rapatriés vers la France.

Un effort logistique considérable a été mené en amont afin de permettre ce nouvel engagement des GTIA. Une dizaine de mécaniciens venus spécialement de Bamako en renfort et œuvrant de jour comme de nuit aux côtés du personnel de maintenance et des unités de combat, ont permis de rétablir une disponibilité de près de 100% des matériels majeurs réengagés pour l’opération.

A Ménaka, les patrouilles se sont poursuivies sans incident. Des munitions ont été détruites lors de la reconnaissance d’une ancienne caserne des forces armées maliennes.

Ce sont près de 4000 militaires français qui sont déployés au Mali dans le cadre de l’opération Serval. A leurs côtés près de 6300 militaires des forces africaines.
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EMA : Point de situation du 21 mars 2013

Message par Rédacteur » 22 mars 2013, 23:22

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... di-21-mars
21/03/2013 21:27
Point de situation sur les opérations de la force Serval depuis le lundi 18 mars 18h00 jusqu’au jeudi 21 mars 18h00.
Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec près d’une cinquantaine de sorties, principalement dans la région de l’Adrar des Ifoghas et le long de la boucle du Niger, de Gao à Tombouctou. Une vingtaine de sorties a été dédiée à l’appui feu des opérations terrestres et une vingtaine au transport de nos forces et de nos matériels, les autres sorties étant consacrées au soutien des opérations.

Au sol, les opérations se poursuivent.

Au centre, sur la boucle du Niger, les unités de la force Serval, depuis Gao, Tombouctou et Ménaka poursuivent leurs opérations pour rechercher et détruire les groupes terroristes présents dans leur zone. Ces unités mènent des actions sur des objectifs ciblés.

Le 18 mars, dans la région de Djebok, le GTIA 2 a conduit une opération consistant à déceler les terroristes qui s’approvisionnent habituellement sur le marché local. Les 20 et 21 mars, une autre mission a été conduite dans la même zone afin de désorganiser le réseau de fabrication et de poseurs d’IED à l’Est de Gao.

Le 19 mars, le détachement génie d’aide à l’engagement (DGAE) est intervenu pour analyser un IED qui avait explosé contre un camion civil au Sud de Bourem quelques jours auparavant. Cette action vise à réduire la menace IED contre la population et les forces armées.

A Ménaka, la situation est restée calme. Le maire est intervenu sur les radios pour inviter la population à revenir en ville et se faire recenser, les enfants, à retourner à l’école.

A Tombouctou, une attaque d’une cinquantaine de terroristes s’est produite dans la nuit du 20 au 21 mars. Elle visait dans un premier temps les forces armées maliennes puis les forces françaises en appui, présentes sur l’APOD. La riposte a été immédiate et le dispositif de défense de l’EAE (Escadron d’appui à l’engagement) a permis de tenir la position, en coordination avec les FAM, sans perte du côté français. Une patrouille constituée de 2 Mirage 2000D est intervenue en appui des troupes au sol. Le bilan actuel fait état de plus d’une dizaine de terroristes tués. On déplore 1 soldat FAMA tué dans une attaque de type « suicide bomber», et 4 soldats FAMA auraient été blessés. Depuis, la situation est redevenue calme.

Au Nord, dans le massif de l’Adrar, les GTIA 3 et GTIA TAP sont toujours engagés en coordination avec les forces tchadiennes, et poursuivent leurs opérations dans la vallée de Terz, au sud de la vallée d’Amettetai. Les soldats français ont atteint les objectifs fixés et assurent désormais une mission de contrôle de zone dans cette vallée considérée comme un possible refuge pour des groupes islamistes armés. Les éboulis, naturels ou réalisés par les terroristes, les passes très étroites, ont pu parfois ralentir leur progression. Durant cette action, une partie des forces Tchadiennes, commandée par le général Deby, s’est positionnée pour interdire toute exfiltration de la zone fouillée, et empêcher ainsi tout renfort de terroristes depuis la région de Kidal. Le 20 mars, les forces tchadiennes ont réalisé la jonction avec le GTIA 3.

Cette opération a permis aux EOD de détruire un pick up qui contenait un stock important de munitions et d’obus. Une cache contenant aussi des munitions a été trouvée, de l’armement : une mitrailleuse de 14,5mm, un canon anti-char SPG9, des mortiers et un poste de tir missile 107 type 85.

Le 21 mars, le général d'armées Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de terre, s’est rendu à Bamako, Tessalit puis Gao pour rencontrer les soldats de la force Serval.

4000 soldats français sont déployés au Mali aux côtés de 6300 soldats des forces africaines.
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Visite du CEMAT

Message par Rédacteur » 22 mars 2013, 23:23

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... e-du-cemat
22/03/2013 21:11
Les 20 et 21 mars 2013, le général d’armée Ract Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) s’est rendu auprès des militaires engagés dans l’opération Serval au Mali.

A Bamako, il a été accueilli par le général de Saint-Quentin, commandant des forces françaises de l’opération Serval, au poste de commandement interarmées de théâtre (PCIAT). Il a d’abord présidé la cérémonie de lever de corps du caporal-chef Van Dooren, mort au combat le 16 mars 2013, au côté de l’ambassadeur de France au Mali, du ministre de la défense malien, du chef d’état-major général des armées et du chef d’état-major de l’armée de Terre maliens, des commandants de la mission EUTM Mali et de la MISMA. A l’issue de la cérémonie, le CEMAT s’est entretenu avec le chef d’état-major général des armées (CEMGA) malien et s’est ensuite rendu à l’état-major de l’EUTM.

Le 21 mars, le CEMAT a rejoint Tessalit où il a rencontré le commandant de la brigade Serval, le général Barrera, et les troupes déployées dans la zone. Il a ensuite rejoint au plus près, par hélicoptère, les militaires au contact des groupes terroristes dans la vallée de Terz. De retour à Tessalit, il a partagé un repas avec les troupes avant de rejoindre Gao. Au cours de sa visite, il a rencontré les unités du GTIA 2 engagées dans l’opération Doro, s’est rendu auprès des militaires du groupement aéromobile (GAM) et a visité l’antenne chirurgicale avancée (ACA).

Avant de quitter le théâtre malien pour la France, le CEMAT s’est entretenu avec les autorités militaires maliennes et de la MISMA.

La France est engagée dans l’opération Serval depuis le 11 janvier 2013. Ce sont prêt de 4000 soldats français qui opèrent quotidiennement au Mali.
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Sun Tzu n'a pas fait le Mali

Message par Rédacteur » 22 mars 2013, 23:44

http://www.lemonde.fr/idees/article/201 ... _3232.html
LE MONDE | 07.03.2013 à 14h52
François Hollande est-il abonné au compte Twitter "Sun Tzu dit" qui, quotidiennement, livre deux citations tirées de L'Art de la guerre, le recueil millénaire du stratège chinois ? Le 11 janvier, quelques heures avant l'annonce par le président du début de l'opération "Serval" au Mali, la première maxime du jour professait que, "à la guerre, tout est affaire de rapidité. On profite de ce que l'autre n'est pas prêt, on surgit à l'improviste".

La coïncidence est frappante, mais on doute tout de même que Sun Tzu, qui n'eut jamais à connaître Tombouctou, Gao et l'Adrar du Tigharghâr, ni l'usage des hélicoptères Tigre, ni le djihadisme déterritorialisé, puisse être d'une quelconque utilité dans un conflit pour lequel les risques d'enlisement ont été soulignés aussitôt prise la décision de s'y engager, au sol, contrairement au dispositif qui avait été retenu pour la Libye en 2011. A peine une guerre est-elle engagée qu'on cherche pourtant une feuille de route, un précédent auquel se raccrocher. Comme pour mieux en deviner l'issue, mais avec le souci que la guerre d'avant ne ressemble jamais à la suivante.

A première vue, les troupes françaises ont d'autant moins besoin d'un appareillage théorique pour affronter les groupes radicaux repliés dans le nord du Mali qu'elles viennent de quitter en Afghanistan un théâtre qui présente plus d'une similitude avec le vaste territoire dans lequel elles évoluent : un relief accidenté propice à la retraite et à la dissimulation, qui réduit l'asymétrie entre une guérilla et une armée moderne, des ennemis indépendants de toute structure étatique et susceptibles de s'affranchir des contraintes frontalières.

Le retrait français anticipé d'Afghanistan a aussi souligné les limites de la théorie face à la pratique, cinq ans après la spectaculaire réhabilitation d'un expert militaire français de la contre-insurrection, David Galula, par le général-penseur américain David Petraeus. Ce dernier, dans des accès de fièvre presque mystiques, allait jusqu'à en faire un égal de Carl von Clausewitz.

Mais les tactiques prônant un usage circonstancié de la force, tirées des réflexions d'un officier resté marginal au sein de l'institution militaire, n'ont pas empêché que les troupes américaines soient contraintes à une retraite d'Irak. Une retraite certes ordonnée, mais le pays n'a pas retrouvé depuis une quelconque stabilité. Quant au départ d'Afghanistan prévu en 2014 par Barack Obama, il risque d'être suivi d'une remise en question des institutions laborieusement et coûteusement installées dans un pays resté désarticulé.

La situation au Mali, par homothétie, serait donc promise irrémédiablement à un fiasco si elle n'appelait pas une autre comparaison, établie à Paris par un cadre de l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire, Michel Goya, colonel dans les troupes de marine. Pour ce dernier, c'est du côté des massifs tchadiens et de la lutte contre les combattants du Front de libération nationale du Tchad, dans les années pompidoliennes puis giscardiennes, que l'on peut trouver les plus grandes similitudes avec les opérations menées par l'armée française... aux côtés de combattants tchadiens dirigés aujourd'hui par ceux que les Français combattaient il y a quarante ans, ce qui laisse à penser.

Similitude du terrain tout d'abord, partagé entre un vaste "pays utile" et des reliefs enclavés au nord. Mode d'engagement ensuite, de la part d'une nation qui part seule - et non pas en coalition, comme en Afghanistan et en Libye -, quels que soient les éléments de langage destinés à entretenir l'illusion d'une coordination avec la troupe du pays hôte. Forces engagées, enfin, proches de celles requises en Afghanistan.

"C'est le seul exemple de contre-insurrection réussi, estime Michel Goya. Dans le pays utile, on s'est attaqué aux causes du soulèvement, on s'est immergé et, dans le Nord, on a pratiqué la traque et la destruction jusqu'à ce qu'on ait jugé qu'on avait remporté pratiquement une victoire tactique. C'est très important d'être capable de juger qu'à un moment le combat devient vain et que sa poursuite génère même des effets contre-productifs. Face à une organisation non étatique, il ne peut jamais, par définition, y avoir de victoire définitive."

D'autant que les combattants qu'affrontent les soldats français et tchadiens seraient d'une autre trempe - aux dires de l'expert nourri des confidences des officiers français présents sur le terrain - que les "intermittents afghans, moins bien équipés et surtout moins déterminés" que les djihadistes retranchés dans les montagnes du Mali, qui n'hésitent pas à recourir à l'attentat-suicide, "le missile de croisière du pauvre".

Ce n'est donc pas une guerre mais deux, avec leurs logiques et leurs impératifs spécifiques, qui seraient parallèlement en cours sur le sol malien : un assaut bref et violent dans les confins septentrionaux et une conquête lente et opiniâtre des âmes et des coeurs dans les zones peuplées, contrôlées pendant moins d'un an par une coalition rebelle aux contours fluctuants, la seconde n'étant pas la moins compliquée.

Les analogies historiques qui brouilleraient les esprits plus qu'elles ne les éclaireraient, l'expert militaire Gérard Chaliand, cet esprit curieux des conflits asymétriques, s'en méfie d'ailleurs comme de la peste. "Tout ce que l'on peut dire pour l'instant au Mali, c'est constater que les risques d'enlisement sont nuls dans le Nord, une zone sous-peuplée où il n'y a pas de base sociale dans laquelle se fondre, une population à gagner. Dans cette zone, l'objectif reste de faire saigner l'adversaire, surtout si on arrive à éliminer des cadres, comme on en aura peut-être la confirmation, pour que sa réorganisation se compte en années."

Un objectif assez éloigné de l'esthétisme de Sun Tzu, pour qui l'une des formes suprêmes de la guerre consistait à obtenir le renoncement de l'adversaire sans avoir à engager le combat. Jeudi matin 7 mars, la dernière maxime tweetée du stratège chinois rappelait que "qui sait commander aussi bien à un petit nombre qu'à un grand nombre d'hommes sera victorieux". Certes. Tout compte fait, François Hollande n'est peut-être pas obligé de s'abonner à "Sun Tzu dit". Ou alors seulement pour se délasser.
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11e RAMa

Message par Rédacteur » 23 mars 2013, 00:11

http://lignesdedefense.blogs.ouest-fran ... -note.html
18/03/2013
Plein nord malien pour le 11e RAMa: ses mortiers et ses Caesar sont dans les Ifoghas
La journée des familles du 11e RAMa a eu lieu dimanche. C'était l'occasion pour le colonel Métayer de donner des nouvelles des 160 "bigors" rennais déployés au Mali.
Les bigors viennent des 1ere et 2e batteries et de la batterie de renseignement qui a fourni une section dans les premières heures de l'intervention française.
Actuellement, les artilleurs du 11e RAMa sont déployés au sein du GTIA3 déployé à partir de la base de Tessalit (au nord de l'adrar des Ifoghas); ils y arment les mortiers de 120 mm et les Caesar (photo ci-dessus des deux pièces de Tessalit).
Deux pièces de 120 mm sont, en outre, déployées auprès du contingent tchadien qui ne dispose pas d'appuis propres.
Sur le sujet des opérations conduites par les Tchadiens, on peut lire ce matin dans Ouest-France un article signé par Abdelnasser Garboa, un journaliste tchadien qui a passé quelques jours au sein du contingent de son pays. Il raconte l'attaque du 22 février. http://www.ouest-france.fr/actu/interna ... 5_actu.Htm

http://lignesdedefense.blogs.ouest-fran ... e-gao.html
21/03/2013
Des Caesar redéployés à l'est de Gao où les terroristes résistent encore
Preuve que l'intensité des opérations à l'est de Gao ne faiblit, deux canons Caesar y ont été déployés et travaillent désormais en soutien du GTIA2 et de ses VBCI (voir l'article consacré à Doro 3 sur le site du MinDef).
Ces canons de 155, dont deux sont toujours déployés à Tessalit, pour soutenir les opérations dans l'Adrar des Ifoghas, sont servis par des bigors du 11e RAMa (Adrar) et les artilleurs du 68e RAA (Gao).
Le premier obus de 155mm tiré lors de Serval l'a d'ailleurs été par un Caesar et des soldats du régiment d'artillerie de marine rennais (photo de ce tout premier tir ci-dessous):
Le 11e RAMa maintient toujours 160 hommes au Mali. Les premiers à partir (une équipe TACP/JTAC) a quitté la France le 12 janvier avec la compagnie Guépard du 2e RIMa. Puis la 2e batterie (en Guépard mortiers) a été projetée, suivie par la 1ere batterie qui a engagé, le 26 janvier, un DLOC (Détachement de Liaison, Observation et Coordination) et une section à deux Caesar.
C'est cette unité qui a participé à une action audacieuse à partir de Niamey pour se projeter très vite vers le nord du Mali, en appui d’un SGTIA renforcé du 1er RIMa et dans le sillage de la colonne tchadienne. Parallèlement, la BRB (renseignement) du 11e RAMa a renforcé celle de la 3e BM avec une équipe guerre électronique.
Le 11 a été le premier régiment à tirer en opération avec le Caesar en Afghanistan en 2009. Quatre ans plus tard, il a ouvert le feu au Mali.
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EMA : Point de situation du lundi 25 mars

Message par Rédacteur » 25 mars 2013, 23:09

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... di-25-mars
25/03/2013 21:28
Point de situation depuis le jeudi 21 mars 18h00 jusqu'au 25 mars 18h00
Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec 105 sorties, notamment dans la région du massif des Adrar et dans le centre du pays de Gao à Tombouctou. Une dizaine de sorties a été dédiée à l’appui des troupes au sol, un peu plus d’une trentaine au transport de nos forces et de nos matériels, les autres sorties étant consacrées au soutien des opérations.

Au sol, les opérations se poursuivent.

Au centre, les unités de la force Serval, depuis Gao, Tombouctou et Ménaka poursuivent leurs opérations. A Menaka, le bataillon nigérien de la MISMA est désormais responsable de la sécurité, ce qui marque une belle avancée dans le transfert de responsabilité des zones aux forces africaines.

A Tombouctou, dans la nuit du 20 au 21 mars, un véhicule piégé a explosé contre un check point de l’armée malienne à l’entrée sud de l’aéroport. Plusieurs échanges de tirs ont eu lieu avec des groupes terroristes tentant de s’infiltrer dans la zone de l’aéroport.

Les éléments de l’EAE sont intervenus afin d’appuyer les forces armées maliennes et de neutraliser les infiltrations des groupes terroristes. Parallèlement, une patrouille de Mirage 2000D a appuyé l’action des troupes au sol. Bien que les échanges se soient poursuivis une bonne partie de la nuit, cette action combinée des forces a permis de neutraliser plus d’une dizaine de terroristes. Un soldat malien a été tué et plusieurs autres blessés.

Le 22 mars, afin de sécuriser la zone, l’EAE a réalisé plusieurs reconnaissances sur les rives du fleuve Niger.

A Gao, la situation sécuritaire reste sensible. Les éléments français du GTIA 2, du GAM et les soldats maliens poursuivent donc leur patrouilles de sécurité, notamment dans la région de Djebock.

Le 23 mars, au nord de Gao, le GTIA 2, a appuyé les forces armées maliennes qui ont mené une opération de fouille sur l’île de BERA. Une dizaine de suspects a été arrêtée par les forces armées maliennes. Bien que cette opération n’ait donné lieu a aucun contact avec les éléments terroristes, elle aura permis de marquer la présence et la détermination des forces dans cette zone.

Dans la nuit du 23 au 24 mars, une dizaine de terroristes a lancé une attaque sur un poste de police dans le centre ville de Gao. Une section sur VBCI du GTIA2, qui était en patrouille, a été engagée afin d’appuyer les forces armées maliennes. La brigade Serval a déclenché sa QRF (2 sections sur VBCI) à partir de la plateforme aéroportuaire de la ville.

Au matin du 24 mars, les FAM ont de nouveau été prise à partie dans la zone de l’hôpital. La QRF de la brigade a été de nouveau déclenchée. En fin de journée, la situation était redevenue calme dans la ville. Cette action a permis de neutraliser une demie douzaine de terroristes. Un soldat des FAM a été tué et 4 autres blessés.

Enfin, non loin de la frontière burkinabaise, l’opération GOMOU 2 menée par les FAM, dont l’état major basé à Gossi est soutenu par le détachement de liaison français, s’est déroulée sans incident. Au bilan, les FAM ont découvert un dépôt logistique, 7 fûts, dont 3 remplis de carburant, 3 motos, une foreuse et d’importantes quantités de vivres.

Au Nord, dans le massif de l’Adrar, les GTIA 3 et GTIA TAP ont terminé leurs opérations offensives sans rencontrer d’opposition, mais avec un bilan de saisi de matériels de logistique ennemi conséquent. Le GTIA TAP a regagné Tessalit. Le GTIA 3, appuyé par les GCP (groupe de commandos parachutistes), a rejoint l’Est du massif des ADRAR, pour continuer la fouille de positions identifiées comme ayant été occupées par les terroristes. Cette action a permis de découvrir des obus de 122 et de 120mm, 4 caisses de fusées PG9, des mortiers de 60mm et quelques mines.
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3e RIMa. Un quinquagénaire fringuant

Message par Rédacteur » 28 mars 2013, 14:56

http://vannes.letelegramme.com/local/mo ... 050831.php
28 mars 2013 - Mathieu Pélicart
Deux compagnies du 3e Régiment d'infanterie de Marine (RIMa), basé à Vannes depuis 50 ans, sécurisent en ce moment les aéroports de Bamako et de Bangui.

Une nouvelle fois, les hommes du 3e RIMa de Vannes sont au coeur de l'actualité, sur les théâtres d'opération extérieure (Opex) de la France. La compagnie de combat Les Forbans, soit environ 150 militaires, sécurise depuis le 20 janvier dernier l'aéroport de Bamako, situé à une quinzaine de kilomètres de la capitale du Mali. « La mission consiste à prévenir d'éventuelles attaques isolées au sol, en coopération avec les gendarmes maliens. Ils assurent aussi un volet instruction et formation de l'armée malienne », explique le colonel Patrik Steiger, chef de corps du 3e RIMa.

Alertés au dernier moment

Ces Marsouins (surnom donné aux troupes de Marine) interviennent dans le cadre du dispositif tournant Guépard, qui oblige les régiments concernés à se tenir prêt en douze heures, comme c'était le cas du 3e RIMa d'octobre à février dernier. « Nous avons été alertés un peu plus tôt, mais pas beaucoup ! », confie le chef de corps. Depuis la fin de semaine dernière, c'est la compagnie d'éclairage et d'appui, composée de 130 hommes, qui a été débarquée à l'aéroport de Bangui, en Centrafrique, avec d'autres troupes du 6e Bataillon d'infanterie de Marine (BIMa), prépositionné à Libreville. « Nos hommes étaient arrivés au Gabon seulement fin janvier », rappelle le colonel Steiger, qui, depuis son bureau de Vannes, fait le lien entre les militaires et leurs familles. « Les deux capitaines me tiennent au courant de l'état sanitaire, matériel et moral des troupes ».

Des missions de quatre à six mois

Comme à Bamako, la compagnie est basée à l'aéroport. « Dans les deux cas, les conditions de vie sur place sont assez rustiques, mais ça fait partie du job. » À Bangui, les militaires vannetais, chargés d'assurer la sécurité des ressortissants français et étrangers, patrouillent aussi en ville. « Pour le moment, la situation reste calme. L'État français n'a pas donné de consigne d'évacuation ». En temps normal, ce type de mission dure quatre à six mois. Les Forbans pourraient ainsi être de retour à Vannes juste à temps pour participer aux célébrations du 50eanniversaire de la reformation du 3e RIMa, vendredi 31 mai et samedi 1er juin.
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L'armée française dans la fournaise des Ifoghas

Message par Rédacteur » 28 mars 2013, 14:59

http://www.ouest-france.fr/actu/interna ... 3_actu.Htm
jeudi 28 mars 2013 - François RIHOUAY.
Ils sont à bout, mais ils continuent d'avancer dans un décor digne de « la planète Mars ». « Un chaos géologique », résume l'état-major. Près de 1 200 soldats français se sont lancés à l'assaut du plus éprouvant et du plus hostile terrain d'opérations, le redouté fief des combattants islamistes dans l'adrar des Ifoghas.

« On a brisé les reins d'Aqmi, assure le général Bernard Barrera, les yeux cernés par un mois d'opérations successives. Mais il reste sans doute des éléments résiduels, des combattants isolés ou en petits groupes. On trouve des centaines de caches d'armes, des explosifs et des mines. »

« À midi, on dépasse facilement les 60° »

Les parachutistes, les légionnaires et les marsouins de l'infanterie de marine découvrent aussi « des lames de rasoir, des poils de barbe, et des passeports déchirés. Ceux-là fuient, mais d'autres peuvent encore nous attendre un peu plus loin », avertit un capitaine d'infanterie depuis la ligne de crête dont il vient de s'emparer. Derrière lui, les marsouins accusent le coup, écrasés sur des roches volcaniques brûlantes. Il est 15 h. Il fait 54 degrés. « ça va monter en température, souffle un « 1re classe », les yeux rivés sur le talweg voisin. À midi, on dépasse facilement les 60°, sur ces satanés cailloux. »

Plus bas dans la vallée, un moteur de blindé s'emballe. « Ensablé. Encore », lâche un tireur d'élite. Devant le véhicule qui tente de s'extirper du sable, les spécialistes du génie nettoient le passage. Détecteurs de métaux au poing, ces éclaireurs zigzaguent entre les oueds et les recoins rocheux. Tous les véhicules n'ont pas été épargnés : « Plusieurs ont sauté sur des engins explosifs improvisés », raconte un capitaine.

Le stress, ajouté à la fatigue, consume les corps. « Tant que le moral est bon, ça va ! », assure un jeune marsouin. « ça fait quatre semaines qu'on crapahute », tempère son voisin. « Il faut gérer l'effort, ne pas laisser les mêmes en première ligne », ajoute le chef de section. Parfois, la tension est trop forte. Les muscles lâchent. Plombé par la déshydratation, un soldat suffoque sur une civière. « Petite crise d'angoisse », diagnostique l'infirmier après avoir posé sa perfusion.

L'accès à l'eau est une obsession. Un cauchemar logistique, quand il faut livrer 10 litres par jour et par homme, sur le terrain. « Les véhicules aussi sont à bout, mais on les maintient en état de marche. On répare avec des bouts de ficelles », glisse un colonel.

Après quatre semaines d'opérations et l'intense bataille de la vallée de l'Amettetaï, une pause a été accordée. Un bref retour à la base de Tessalit, pour « une douche, cinq minutes de téléphone à la famille, et deux bières. » Rustique.

Cette fois, il faut « finir » le massif. Les derniers djihadistes sont pris en tenaille par les soldats français au nord et les soldats tchadiens au sud. La fin de l'opération est proche. « Dernière ligne droite, annonce un adjudant à ses hommes. Ensuite, on descend à Gao, où le Mujao fait des siennes ».
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Vidéo : Les soldats du Mans dans l'Adrar des Ifoghas

Message par Rédacteur » 28 mars 2013, 15:03

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-M ... filDMA.Htm
mercredi 27 mars 2013
Plusieurs centaines de soldats des régiments de la 9e brigade d'infanterie de marine sont en opérations dans le nord du Mali, dans l'Adrar des Ifoghas. Ils quadrillent ce massif inhospitalier pour localiser et détruire les derniers groupes djihadistes. Notre correspondant au Mali, François Rihouay, les a accompagnés en fin de semaine dernière. Voici les images de la vallée de Terz où les soldats du 2e RIMa du Mans déjouent les pièges laissés par les djihadistes dans un environnement « martien » de pierres et de sable, sans végétation.
-> Voir la vidéo sur le site de Ouest France
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Re: SERVAL : Mali 2013

Message par Jeanlouis » 01 avr. 2013, 19:10

Mali : Un militaire français blessé lors de combats à Tombouctou
1 avril 2013 – 10:08

La situation est apparemment calme à Tombouctou, ce 1er avril, après 24 heures de combat entre les forces armées maliennes (FAM) appuyées des militaires français et des éléments jihadistes.

Tout a commencé dans la nuit du 30 au 31 mars avec un attentat suicide perpétré par un jihadiste à un point de contrôle tenu par des soldats maliens à l’une des entrées de Tombouctou. Profitant de cette diversion, plusieurs hommes armes se sont infiltrés dans la ville.

Des officiers maliens ont expliqué que les terroristes ont cherché à ouvrir “deux fronts” dans le centre-ville, l’un vers la résidence temporaire du gouverneur de la région de Tombouctou, l’autre, vers une caserne occupée par l’armée malienne.

Afin de déloger les jihadistes infiltrés, une section d’infanterie ainsi qu’un peloton appartenant à l’Escadron d’Aide à l’Engagement (EAE) du 1er Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) ont été déployés en appui des soldats maliens. Deux Mirage 2000D, relevés ensuite par deux Rafale, ont été envoyés dans le secteur. Toutefois, aucune frappe aérienne n’a été effectuée.

Au total, ces combats ont fait 7 tués, dont un soldat malien, un civil nigérian pris en otage et 5 jihadistes. A priori, d’autres éléments terroristes ont réussi à s’exfiltrer de la ville. Un marsouin a été blessé au cours de ces affrontements. Evacué par hélicoptère vers l’hopital militaire de Gao, ses jours ne sont pas en danger, selon l’Etat-major des armées (EMA).

Cette attaque jihadiste est la seconde à viser Tombouctou en 10 jours. La première, lancée le 21 mars, avait été revendiquée par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).
Image
source:http://www.opex360.com/2013/04/01/mali- ... ombouctou/

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Re: SERVAL : Mali 2013

Message par Jeanlouis » 01 avr. 2013, 19:14

Serval redéploie des unités entre Gao et Tombouctou
Image

Ce n'est pas la simple conséquence des attaques terroristes du week-end à Tombouctou (7 morts au moins.) et au sud-est de Gao (2 soldats maliens tués par une mine). Il était prévu depuis quelques semaines un rédéploiement du dispositif français au sud de Kidal, dans la boucle du Niger, et à l'est de Gao. Le mouvement a commencé avec le retour à Gao d'une partie du GTIA3 (plusieurs section du 2e RIMa ont déjà fait mouvement) et le transfert, semble-t-il, d'une partie du contingent tchadien vers Tombouctou.

Les efforts vont désormais se porter sur 4 zones:
- l'Adrar des Ifoghas,
- la boucle du Niger (secteur de Bourem),
- la zone au nord-ouest de Tombouctou,
- la zone d'In-Tallak à l'est de Gao où le Mujoa est actif.

Ce mouvement de recentrage du dispositif français sur Gao doit se terminer à la mi-avril, si l'arrivée des unités de la Misma s'effectue comme prévue. Les contingents africains devraient s'implanter à Tombouctou, Tessalit (avec un appui blindé français) et Ménaka.

source: http://lignesdedefense.blogs.ouest-fran ... uctou.html

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Re: SERVAL : Mali 2013

Message par Jeanlouis » 01 avr. 2013, 19:18

Quand le "Caesar" donne de la voix dans les Ifoghas

Image

Deux superbes photos ECPAD de Caesar en action. Depuis le début de l'opération Serval (et jusqu'au 21 mars), les quatre Caesar ont tiré plus de 80 obus de 155 mm.

Image

Bon courage à nos amis Bigors et Marsouins bien sur ;-) ;-)

source: http://lignesdedefense.blogs.ouest-fran ... oghas.html

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