SERVAL : Mali 2013

Vous pouvez poster ici les reportages photographiques ou vos récits d'opérations militaires.

Vous devez être enregistré pour poster sur ce forum

Modérateur : Rédacteur

Répondre
Avatar du membre
Rédacteur
Modérateur
Messages : 2873
Enregistré le : 28 avr. 2002, 23:02
Localisation : Paris
Contact :

EMA : Point de situation du 29 mars 2013

Message par Rédacteur » 02 avr. 2013, 13:59

http://www.defense.gouv.fr/operations/a ... -mars-2013
29/03/2013 17:19
Point de situation sur l'opération Serval depuis le lundi 25 mars 18h00 jusqu'au jeudi 28 mars 18h00.


Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec 95 sorties dont une trentaine de sorties a été consacrée aux frappes aériennes principalement dans la région de l’Adrar des Ifoghas et le long de la boucle du Niger, de Gao à Tombouctou. Une quarantaine de sorties a été dédiée au transport de nos forces et de nos matériels, les autres sorties étant consacrées au soutien des opérations.

Au sol, les opérations se poursuivent avec deux zones d’actions majeures : au nord, dans la région de Tessalit, où les éléments français en coordination avec les forces armées tchadiennes poursuivent leurs opérations de contrôle de zone ; et au centre du pays, sur la boucle du Niger, où les éléments français en coordination avec les forces armées maliennes (FAM) et les forces africaines de la MISMA poursuivent leurs patrouilles de sécurité.

Au Nord, le 27 mars 2013, le GTIA TAP a conduit l’opération TIGRE dans la ville de Tessalit et sur ses abords. Cette opération de contrôle de zone et de fouilles de points spécifiques visait à s’assurer de l’absence de toute présence de groupes terroristes dans la ville et ses abords. L’opération n’a donné lieu à aucun contact avec les terroristes.

Au centre, sur la boucle du Niger, les unités de la force Serval en coordination avec les FAM et les forces africaines de la MISMA, depuis Gao, Tombouctou et Ménaka poursuivent les opérations de contrôle de zone.

Les événements de Tombouctou de la semaine dernière a conduit à un renforcement des dispositifs de sécurité des emprises militaires françaises dans cette zone.

A Gao, le GTIA 2 a poursuivi ses patrouilles de jour et de nuit dans le centre ville et a mené des opérations de fouille en appui des FAM.

Au Sud de la ville, les forces armées maliennes, dont l’état-major est basé à Gossi, avec la participation du détachement de liaison français, ont terminé l’opération GOMOU. Elle visait à confirmer les renseignements recueillis auprès de la population et à fouiller d’anciens camps occupés par des groupes terroristes. Cette action a permis aux forces de sécurité maliennes d’interpeller une demie-dizaine de personnes armées et de découvrir de l’armement (AK47 et chargeurs).

A Ménaka, les 280 soldats du bataillon nigérien arrivés depuis le 24 mars ont effectivement repris la responsabilité de cette zone à la place des soldats français. Après quatre jours de consignes, les éléments français ont progressivement quitté la zone. Un détachement de liaison français devrait y être déployé prochainement afin de faciliter la coordination de nos actions dans la zone. Le Génie nigérien a d’ores et déjà procédé à la destruction d’une roquette PG2 sur place, encadré par la section génie du GTIA 2 qui était encore présente sur zone. Les éléments français ont quitté Ménaka pour rejoindre Gao.

Le transfert progressif de responsabilité entre les forces françaises et les forces de la MISMA est un signe fort. Les forces africaines poursuivent leur montée en puissance. Elles sont près de 6300 présentes sur le sol malien aux côtés de 4800 soldats des forces armées maliennes.

Parallèlement, la mission EUTM Mali termine la mise en place de ces éléments avec un peu plus de 400 militaires déjà présents. La force protection, à laquelle la France participe pleinement avec l’aide des tchèques (CF brève) est aujourd’hui déployée auprès de l’état-major de la mission à Bamako et au camp d’entraînement de Koulikoro. Un module de chirurgie vitale (rôle 2) assuré par les militaires allemands est également opérationnel. Enfin, les premiers formateurs, dont une trentaine de Français, sont déployés depuis le début de la semaine. La première formation infanterie des éléments maliens doit débuter dans les jours qui viennent.

Enfin, l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état major des armées, s’est rendu le 28 mars auprès des éléments français du GTIA 2 et du groupement aéromobile à Gao afin de féliciter les militaires du travail accompli. Cette visite lui a également permis de faire un point de situation avec le général de Saint Quentin, COMANFOR de l’opération Serval, le CEMGA malien, le CEMGA nigérien et un représentant de la MISMA.

Hier soir, à l’occasion de son allocution télévisée, le Président de la République français a tenu à rappeler son estime et sa confiance aux militaires français engagés au sein de l’opération Serval au Mali.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

Avatar du membre
Rédacteur
Modérateur
Messages : 2873
Enregistré le : 28 avr. 2002, 23:02
Localisation : Paris
Contact :

Re: SERVAL : Mali 2013

Message par Rédacteur » 02 avr. 2013, 14:04

Jeanlouis a écrit :Mali : Un militaire français blessé lors de combats à Tombouctou
1 avril 2013 – 10:08
La situation est apparemment calme à Tombouctou, ce 1er avril, après 24 heures de combat entre les forces armées maliennes (FAM) appuyées des militaires français et des éléments jihadistes.
Tout a commencé dans la nuit du 30 au 31 mars avec un attentat suicide perpétré par un jihadiste à un point de contrôle tenu par des soldats maliens à l’une des entrées de Tombouctou. Profitant de cette diversion, plusieurs hommes armes se sont infiltrés dans la ville.
Des officiers maliens ont expliqué que les terroristes ont cherché à ouvrir “deux fronts” dans le centre-ville, l’un vers la résidence temporaire du gouverneur de la région de Tombouctou, l’autre, vers une caserne occupée par l’armée malienne.
Afin de déloger les jihadistes infiltrés, une section d’infanterie ainsi qu’un peloton appartenant à l’Escadron d’Aide à l’Engagement (EAE) du 1er Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) ont été déployés en appui des soldats maliens. Deux Mirage 2000D, relevés ensuite par deux Rafale, ont été envoyés dans le secteur. Toutefois, aucune frappe aérienne n’a été effectuée.
Au total, ces combats ont fait 7 tués, dont un soldat malien, un civil nigérian pris en otage et 5 jihadistes. A priori, d’autres éléments terroristes ont réussi à s’exfiltrer de la ville. Un marsouin a été blessé au cours de ces affrontements. Evacué par hélicoptère vers l’hopital militaire de Gao, ses jours ne sont pas en danger, selon l’Etat-major des armées (EMA).
Cette attaque jihadiste est la seconde à viser Tombouctou en 10 jours. La première, lancée le 21 mars, avait été revendiquée par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).
http://www.defense.gouv.fr/operations/a ... terroriste
31/03/2013 21:53
Le 31 mars, des éléments de la force Serval ont appuyé l’armée malienne dans la neutralisation d'une attaque d’une quinzaine de terroristes dans la ville de Tombouctou.
Dans la nuit du 30 au 31 mars 2013, dans le centre ville de Tombouctou, des groupes terroristes se sont infiltrés dans la ville, en particulier à proximité d'une caserne des forces armées maliennes (FAM) .
Au matin du 31 mars, les unités maliennes étaient toujours au contact avec les terroristes, mais après les avoir localisés et fixés. Vers 09h00, un détachement de la force Serval constitué d'un peloton et d'une section d’infanterie appartenant à l’escadron d’aide à l’engagement (EAE) stationnés sur l’aéroport, est venu appuyer l’action des militaires maliens. Une patrouille constituée de deux Mirage 2000, puis une seconde de deux Rafale, ont également été engagées en appui de cette intervention mais sans toutefois délivrer d’armement.
Cette opération coordonnée entre militaires français et maliens à permis de neutraliser plus d'une demie douzaine de terroristes. Les autres, qui tentaient de s’exfiltrer vers le nord-ouest de la ville, ont été repérés et pourchassés par la population. Un militaire français a été blessé au cours de cette action. Il a été transféré par hélicoptère vers l’hôpital militaire français de Gao ; ses jours ne sont pas en danger.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

Avatar du membre
Rédacteur
Modérateur
Messages : 2873
Enregistré le : 28 avr. 2002, 23:02
Localisation : Paris
Contact :

EMA : point de situation du jeudi 4 avril 2013

Message par Rédacteur » 07 avr. 2013, 13:00

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... avril-2013
05/04/2013 16:07
Point sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 28 mars 2012 (18h00) jusqu'au jeudi 4 avril à 18h00.
Depuis le 28 mars, les opérations aériennes se sont poursuivies avec près de cent quatre vingt sorties principalement dans la région du massif de l’Adrar et dans le centre du pays de Gao à Tombouctou. Une cinquantaine de sorties a été dédiée à la chasse, plus de soixante dix au transport de nos forces et de nos matériels, les autres sorties étant consacrées au soutien des opérations.
Ces sorties n’ont donné lieu à aucune frappe.
Du 28 au 31 mars 2013, le GTIA 3 a mené une mission de reconnaissance en direction d’Abeïbarra avant de rejoindre Kidal. Après une première étape à Boughessa, où ils ont procédé à la fouille d’objectifs ciblés, les éléments du GTIA 3 ont fait jonction avec les forces armées tchadiennes (FATIM) pour conduire une opération de contrôle de zone conjointe dans la localité d’Abeïbarra. A l’issue, les éléments ont regagné Kidal puis se sont redéployés sur Gao. Cette opération n’a donné lieu à aucune prise à parti avec les groupes terroristes. Des munitions ont été découvertes à l’occasion des opérations de fouille.
Le GTIA 3 a été déployé dans le massif de l’Adrar il y à un peu plus d’un mois aux côtés du GTIA TAP, lui-même actuellement en train de redéployer 2 de ses SGTIA sur Abidjan. Ce sont ces deux GTIA qui ont mené l’essentiel des opérations PANTHERE, qui combinées aux autres opérations dans la zone, ont permis d’affaiblir considérablement les groupes terroristes et de s’emparer de leurs dépôts logistiques.
La force Serval se réarticule en vue de son désengagement partiel à venir et afin de concentrer son effort dans le centre du pays où elle va poursuivre les actions contre les groupes terroristes et agir en soutien de la MISMA et des FAMA.
Dans le centre du pays, les groupes terroristes semblent vouloir tester la capacité de réaction des forces armées maliennes et africaines en menant quelques actions ciblées notamment sur la ville de Tombouctou.
Ainsi, dans la nuit du 30 au 31 mars 2013, une quinzaine de terroristes se sont infiltrés en ville. Avec l’appui de la population, les forces armées maliennes, après bouclage de la zone, ont fixés les terroristes dans une caserne et dans l’hôtel Colombe, avant de demander l’appui de la force Serval pour les réduire. Les échanges de tir se sont poursuivis jusque dans la matinée du 1er avril où les derniers éléments retranchés ont été définitivement neutralisés. L’EAE du GTIA2, la QRF du GAM ainsi que deux patrouilles de Mirage 2000D et de RAFALE sont intervenus en appui de l’armée malienne au cours de cette action. Ensemble, Français et Maliens ont neutralisé une dizaine de terroristes. Trois soldats maliens ont été tués et un soldat français légèrement blessé.
A Gao, les éléments français du GTIA2 ont conduit l’opération BOA en étroite coordination avec les forces de sécurité maliennes de la zone. Cette action commune visait à marquer la présence des forces françaises et maliennes dans la ville, notamment pour rassurer la population et les inciter à reprendre leurs activités et à lutter à leur niveau contre le terrorisme.
Cette semaine a également été marquée par le début de la mission de formation du 1er bataillon malien par les instructeurs d’EUTM MALI. Près de 550 militaires de 21 nations européennes arment la mission EUTM MALI.
La France y participe à hauteur de 210 militaires français présents sur les camps de Bamako et de Koulikouro. Ils arment avec leurs homologues européens : l’état-major de la mission avec à leur tête, le général Lecointre (9e BIMa) commandant EUTM MALI, le pilier « conseil et expertise » au profit de l’armée malienne, sous les ordres du colonel Héluin (9e BIMa), le pilier « formation » sous le commandement du colonel Paczka (2eRIMa) incluant la force protection du camp de Koulikouro.
Enfin, de nombreuses visites d’autorités et délégations ont lieu sur Bamako au PCIAT de la force Serval, permettant ainsi aux futurs acteurs, qui contribueront à l’avenir du Mali, de mieux se rendre compte de la situation sur place.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

Avatar du membre
Rédacteur
Modérateur
Messages : 2873
Enregistré le : 28 avr. 2002, 23:02
Localisation : Paris
Contact :

Les pertes de la brigade Serval au 20 mars 2013

Message par Rédacteur » 07 avr. 2013, 19:30

http://lignesdedefense.blogs.ouest-fran ... au-20.html
28/03/2013
La brigade Serval, ce sont 3 400 hommes qui se battent au Mali depuis la mi-janvier. Quatre soldats de cette brigade ont perdu la vie au combat (le 5e tué français, un pilote des FS, appartenait au dispositif Sabre).
Comme lors de la campagne afghane, les informations sur les blessés sont toujours données avec parcimonie et retenue.
Pendant la visite du CEMAT, un point de situation a été fait. Il montre que 199 soldats français ont été blessés:
- 62 au combat,
- 111 en-dehors des actions de combat,
- 26 ont été victimes de troubles d'ordre psychologique (22 rapatriés).
97 d'entre eux ont été rapatriés en France, 70 ont rejoint leur unité et 32 étaient alors en attente de soins.
Le GTIA4 (1er RCP, 2e REP) a enregistré 78 blessés dans ses rangs et le GTIA3 (2e RiMa, RICM, 126e RI) 42; au total ce sont 120 hommes qui ont été blessés dans le nord-est.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

Avatar du membre
Rédacteur
Modérateur
Messages : 2873
Enregistré le : 28 avr. 2002, 23:02
Localisation : Paris
Contact :

Le marathon guerrier du 2e RIMa au Mali

Message par Rédacteur » 10 avr. 2013, 13:04

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLoc ... d_actu.Htm
28/03/2013 - Tessalit DL;De notre correspondant François RIHOUAY. DL

Jean (1) est épuisé. Il a les épaules meurtries, les pieds en compote. Le dos éreinté. Comme la plupart de ses compagnons d'armes du 2e RIMa, le jeune soldat de 21 ans a le nez brûlé par les coups de soleil à répétition. « Ça monte, ça descend. Il fait chaud, très chaud. Mais on avance », souffle le 1re classe en souriant, depuis la plus haute ligne de crête de la vallée.

Engagés au sein de l'opération Serval depuis le 11 janvier, les « chameaux » participent à une guerre éclair. Partis de Bamako, la capitale du Mali, ils ont traversé Tombouctou, Gao, pour arriver dans la région de Tessalit. Ils quadrillent maintenant l'Adrar des Ifoghas, bastion d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dans l'extrême-nord du pays.

« Dans ces vallées, nous avons basculé en mode guerre », explique le capitaine Grégory. Deux soldats ont été blessés par des éclats de grenade, début février, à Gao. Mais c'est bien dans ces reliefs escarpés du nord du Mali que l'infanterie de marine a rencontré la plus forte résistance ennemie. « Ça a chauffé pour nous », rapporte un adjudant, avant de s'engouffrer dans un véhicule drapé de poussière.

Au coeur de la saison sèche, les Sarthois escaladent les monts, scrutent les oueds et défilent dans les talwegs qui abritent l'essentiel de la force djihadiste. Objectif : « Appuyer le travail du génie militaire, localiser et éliminer les éléments résiduels ennemis », détaille le capitaine, juché sur un poste d'observation discrète de la vallée.

Deux cents mètres au-dessus de lui, les tireurs d'élite affectés à la section balayent, de leurs lunettes de précision, les buissons et anfractuosités de roche à portée de tir. Couchés sur la pierre, pendant quatre heures. Il fait 54 °C. « Ça monte à plus de 60 °C, avec la réverbération du soleil sur les cailloux », lance une voix depuis sa cache.

« Justement, on va manquer de flotte », anticipe le chef du groupe, en grimaçant sur sa musette. Pas question pour autant de rejoindre les véhicules, 700 mètres plus bas. L'ordre est de tenir la position. Et de puiser, encore un peu plus, dans des réserves physiques bien entamées. « Ça tire sur la corde, mais ça va pour l'instant », assure Ronan, de retour au campement. La nuit tombe sur la vallée du Terz, et le marathon continue... DL;
Image
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

Avatar du membre
Rédacteur
Modérateur
Messages : 2873
Enregistré le : 28 avr. 2002, 23:02
Localisation : Paris
Contact :

Une armée en compagnes

Message par Rédacteur » 10 avr. 2013, 13:07

http://www.7apoitiers.fr/enquete/874/un ... -compagnes
Nicolas Boursier le 02/04/13
Cent soixante Marsouins sont actuellement en mission au Mali. A Poitiers, leurs épouses et compagnes vivent dans l’attente, parfois dans la peur. Femme de soldat ? Un vrai métier.

« C’était le 19 janvier. Tout est allé si vite. » La mémoire d’Emilie est infaillible. Elle la renvoie à la surprise d’une annonce. A la colère d’un départ. « La décision a été subite et je n’étais vraiment pas prête à voir Stéphane faire son paquetage. J’avoue que je l’ai très mal vécu. » Depuis le coeur de l’hiver, le caporal Stéphane H. a rejoint les contreforts du massif des Iffhogas. Au côté de cent soixante autres Marsouins et des forces maliennes, ce pilote de blindé oeuvre à la libération des territoires du Nord, cernés par des groupes islamistes armés.

A des milliers de kilomètres de ce théâtre d’opération sensible, où trois militaires du RICM ont déjà été blessés au combat, Emilie et toutes les femmes de soldats patientent dans l’espoir d’un retour. « Le seul problème, c’est qu’aucune échéance n’a été fixée, regrette la jeune femme. Lorsque mon compagnon est allé en Afghanistan, en 2011, on savait que c’était pour six mois. Là, on n’a aucune idée de la durée de la mission. » Nathalie, elle non plus, ne peut se projeter vers l’avenir et ces vacances estivales qu’elle avait prévu de prendre avec sa fille ado et Fabien, son adjudant-chef de mari. « Ne pas pouvoir anticiper, c’est un vrai poids. » En vingt ans de mariage, ces opérations à l’étranger n’ont pourtant jamais constitué une entrave. Sans doute parce que Nathalie est elle-même sous-officier du RICM. Barrette d’adjudant sur le plastron, l’ancienne pensionnaire de l’Ecole militaire de Paris dégage force et sérénité. Une façade ? « Oui, bien sûr que la séparation est douloureuse, concède-t-elle, mais c’est le prix à payer pour honorer notre engagement. Un soldat vit avant tout pour l’adrénaline de ces missions de terrain, c’est son Graal. Je ne peux pas dire que je ne m’inquiète jamais, mais j’ai appris à vivre avec. »

Un « Je vais bien ! » me suffit

« Vivre avec » c’est, pour ces deux femmes, passer sous silence les tourments de l‘absence. Quitte à se replier sur soi et ses blessures intimes. « Le pire, dans ma situation, c’est que les femmes des gars du 1er escadron me demandent régulièrement des conseils et des nouvelles de leurs conjoints, explique Nathalie. Je dois dire que c’est assez cocasse, parce qu’elles oublient que je suis comme elles, loin de mon mari. » Emilie aussi s’efforce de faire face, comme si de rien était. « Mais c’est parfois très dur, admet-elle. Je n’ai pas de proches autour de moi et très peu d’amis. J’ai surtout une petite fille d’1 an et demi. Elle est encore jeune, mais elle commence à ressentir le manque. Il faut la voir regarder les photos de son papa et réagir quand le téléphone sonne. A chaque fois, elle croit que c’est lui. Ces moments-là me rappellent combien je me sens seule. » La douleur est présente. Mais ni Nathalie ni Emilie n’ont réellement peur de ces coups de fil. «Car nous savons que si quelque chose de grave arrivait, on ne nous l’annoncerait pas de cette manière.»

Pour éviter de gamberger, le duo évite tout simplement de regarder la télé et les infos, préférant se recentrer sur l’attente d’un message. « Il m’est arrivé d’être plusieurs jours de rang en contact avec Stéphane, puis silence radio pendant deux semaines, confesse Emilie. Et lorsqu’il m’appelle, il me dit uniquement ce que je veux entendre. Un « Je vais bien » suffit à ma tranquillité. Je ne veux rien savoir d’autre. » L’une a embrassé la carrière de militaire, en s’imprégnant très tôt des exigences de sa fonction. L’autre a dû apprendre à quitter et retrouver, faire front et souffrir en silence, intégrer les mots « blessure » et « mort » à son horizon. Deux profils, un même devoir. Ce sont les femmes de soldats. Engagées volontaires.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

Avatar du membre
Rédacteur
Modérateur
Messages : 2873
Enregistré le : 28 avr. 2002, 23:02
Localisation : Paris
Contact :

Opération GUSTAV en cours

Message par Rédacteur » 10 avr. 2013, 13:27

http://lignesdedefense.blogs.ouest-fran ... e-gao.html
08/04/2013
L'opération "Gustav" en cours pour nettoyer une vallée au nord de Gao
Une opération d'envergure de l'armée française pour traquer les islamistes a été lancée dimanche à l'aube au Mali, selon un confrère de l'AFP intégré au dispositif français. L'opération est toujours en cours et devrait se poursuivre plusieurs jours dans un immense oued asséché au nord de la ville de Gao. Cette vallée fait vingt kilomètres de long sur deux de large.

Cette opération baptisée "Gustav", l'une des plus importantes en termes d'effectifs engagés depuis le début du conflit au Mali en janvier, mobilise un millier d'hommes, plusieurs dizaines de blindés, des hélicoptères, de l'artillerie, des drones et de l'aviation.

Lors de la première journée de l'opération Gustav le long d'un oued (rivière) asséché, aucun combattant jihadiste n'a été découvert et aucun coup de feu tiré, mais les hommes du Génie ont trouvé et neutralisé environ 340 obus et roquettes de gros calibre, sommairement cachés sous des acacias, dans des ravins creusés par l'érosion. Tous les accès à la vallée ont été bouclés et ses crêtes contrôlées à 6h (locales et GMT) dimanche. A 8h, les hommes de la 3e brigade mécanisée ont entrepris la fouille d'un bois touffu, où les renseignements militaires estimaient que pouvait être cachée une base jihadiste.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

Avatar du membre
Rédacteur
Modérateur
Messages : 2873
Enregistré le : 28 avr. 2002, 23:02
Localisation : Paris
Contact :

Tilemsi, la voie royale entre les Ifoghas et Gao

Message par Rédacteur » 10 avr. 2013, 13:28

http://lignesdedefense.blogs.ouest-fran ... t-gao.html
08/04/2013
La vallée du Tilemsi, la voie royale entre les Ifoghas et Gao
La vallée du Tilemsi où l'armée française a lancé hier une opération de nettoyage avec deux GTIA est une vallée désertique orientée du nord vers le sud (photos AFP). Cette dépression est en fait le lit d'un ancien fleuve qui venait de l'adrar des Ifoghas et rejoignait le fleuve Niger à Gao. C'est une zone d'une grande richesse préhistorique et un axe d'accès naturel.

Cette trouée constitue une voie de communication rapide et discrète pour les trafiquants et autres terroristes qui veulent gagner la boucle du Niger ou se mettre à l'abri dans le massif des Ifoghas.

Un millier de Français quadrillent cette vallée à la recherche de djihadistes, de matériel et de renseignements. "Depuis des semaines les services de renseignements, grâce aux écoutes, aux observations aériennes, au recoupement de témoignages, avaient estimé que cette vallée de vingt km de long sur deux de large avait toute les chances de recéler des stocks d'armes et peut-être, s'ils n'ont pas fui devant l'avancée de l'armée française, de petits groupes de combattants", écrit Michel Moutot de l'AFP qui accompagne les troupes.

Image
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

Avatar du membre
Rédacteur
Modérateur
Messages : 2873
Enregistré le : 28 avr. 2002, 23:02
Localisation : Paris
Contact :

EMA : point de situation sur les opérations du jeudi 11 avri

Message par Rédacteur » 12 avr. 2013, 13:43

http://www.defense.gouv.fr/operations/a ... avril-2013
11/04/2013 19:10
Points sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 4 avril 2013 (18h00) jusqu’au jeudi 11 avril (18h00)
Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec plus de cent quarante sorties, principalement dans la région du massif de l’Adrar des Ifoghas et le long de la boucle du Niger. Une quarantaine de sorties a été dédiée à l’appui des troupes au sol, une cinquantaine au transport de nos forces et de nos matériels et le reste des sorties étant consacrées au soutien des opérations (ravitaillement et renseignement).

Au sol, Les opérations se poursuivent dans le centre du pays.

Ainsi, du 02 au 07 avril 2013, à 250 kilomètres au nord-ouest de Tombouctou, dans la région d’Araouane (CF BREVE) les éléments français de l’EAE du GTIA 2 appuyés par les hélicoptères du GAM et les avions de l’armée de l’air, ont conduit une opération de reconnaissance et de fouille. Après un raid blindé de plusieurs jours sur les pistes sablonneuses de la zone, l’objectif a été atteint le 05 avril, sans rencontrer d’opposition. La population a réservé un excellent accueil aux militaires français. Au cours d’une réunion de village, les habitants ont fait savoir qu’au vu de l’amélioration de la situation sécuritaire dans la zone, ils envisagent de reprendre les flux commerciaux avec Tombouctou.

A Tombouctou toujours, les premiers éléments du contingent burkinabé de la MISMA sont arrivés le 10 avril. Progressivement, une fois l’ensemble de leur effectif rassemblé et après une période de consignes, ils prendront la responsabilité de cette zone d’action, en lieu et place des éléments français du GTIA 2.

A Gao, les patrouilles conjointes entre les forces françaises et les forces de sécurité maliennes se poursuivent.

Parallèlement et depuis le 06 avril 2013, le GTIA 2 renforcé de deux SGTIA du GTIA 3, appuyé par trois hélicoptères d’attaques (Gazelle et Tigre) et par des patrouilles de M2000D et de Rafale, conduit une opération de reconnaissance et de fouille dans la région d’In Ais à une centaine de kilomètres au nord-est de Gao. Bien que cette opération n’ait donné lieu à aucun contact avec des groupes terroristes, elle a permis de faire des découvertes très significatives et de priver les terroristes de la zone d’un important flux logistique. Ainsi, ce sont plus de 13 tonnes de munitions en tout genres qui ont été découvertes, de l’armement et du matériel de campement qui ont été saisis, grâce notamment au renseignement de la population locale. Cette opération dans la zone d’In Ais engage près d’un millier de soldats français et un détachement malien.

Toujours dans la région de Gao et grâce à l’aide de la population, les éléments français en coordination avec les forces armées maliennes ont menés le 10 avril des opérations de fouilles dans la localité d’Almoustarat. Une centaine de fûts d’essence de 200 litres ont été découverts et plusieurs terroristes ont été interpellés par les forces de sécurité maliennes.

Enfin, les éléments du GTIA TAP poursuivent leur redéploiement progressif du Mali vers Abidjan afin d’y entamer une phase de remise en condition des matériels. Ils quittent au fur et à mesure la Côte d’Ivoire pour suivre le sas de décompression des opérations extérieures à Paphos (Chypre), avant de regagner la France.

Près de 4000 soldats français sont encore présents au Mali, aux côtés des forces armées maliennes et des forces africaines de la MISMA afin d’y mener des opérations de sécurisation visant à permettre au gouvernement malien de recouvrer son intégrité territoriale.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

Avatar du membre
Rédacteur
Modérateur
Messages : 2873
Enregistré le : 28 avr. 2002, 23:02
Localisation : Paris
Contact :

Mission de reconnaissance au Nord de Tombouctou

Message par Rédacteur » 16 avr. 2013, 12:58

http://www.defense.gouv.fr/operations/a ... tombouctou
12/04/2013 16:06
Du 02 au 07 avril 2013, l’Escadron d’Aide à l’Engagement (EAE) du GTIA 2 a effectué une opération de reconnaissance et de présence à 250 km au nord de Tombouctou.
L’objectif de cette mission de reconnaissance était de mener une reconnaissance offensive vers Araouane, un village de 300 habitants situé à 250 kilomètres au Nord de Tombouctou. Ce dernier était soupçonné de servir de lieu de ravitaillement aux groupes terroristes.

Pour conduire ce raid dans le désert, l’escadron était renforcé par des éléments de l’infanterie et du génie du GTIA 2, appuyé par le Groupement aéromobile (GAM) et soutenu par des patrouilles de Mirages 2000et Rafale.

Après 4 jours de traversée du désert dans des conditions particulièrement éprouvantes liées à la chaleur (45°C dans les VAB) et aux tempêtes de sable, la colonne blindée est parvenue aux portes d’Araouane à l’aube du 5 avril.

Les éléments français ont ainsi pris position aux différentes entrées du village afin d’appuyer la progression des forces armées maliennes dans Araouane et d’empêcher toute tentative d’exfiltration des groupes terroristes. Accueillis chaleureusement par la population, militaires et chefs de tribus nomades se sont rapidement retrouvés pour faire un point sur la situation dans la région. Les caravaniers, agréablement surpris de revoir des militaires maliens, ont émis le souhait de pouvoir reprendre leur activité commerciale sur Tombouctou rendue impossible durant l’occupation des terroristes.

Sur la route ramenant marsouins et maliens vers Tombouctou, la colonne s’est également arrêtée dans le hameau de Douaya afin de prendre contact avec la population et s’enquérir de la présence potentielle de terroristes dans le secteur. Les forces armées maliennes ont procédé à plusieurs perquisitions et auditions de villageois pour évaluer la présence éventuelle de terroristes.

L’EAE est armé par le 1errégiment d’infanterie de Marine (1erRIMa). Il est stationné sur l’aéroport de Tombouctou et effectue, à l’instar des autres SGTIA, des opérations visant à sécuriser la zone, à rechercher et démanteler les groupes terroristes.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

Avatar du membre
Rédacteur
Modérateur
Messages : 2873
Enregistré le : 28 avr. 2002, 23:02
Localisation : Paris
Contact :

La traque continue du nord de Gao

Message par Rédacteur » 16 avr. 2013, 13:02

http://lignesdedefense.blogs.ouest-fran ... orces.html
11/04/2013
La traque continue du nord de Gao (brigade Serval) aux sables de Taoudenni (forces spéciales)
L'opération Gustav conduite depuis dimanche dernier au nord de Gao, est terminée. Bilan: 13 tonnes d'équipement et de munitions saisis, quelques suspects interpellés par les gendarmes maliens mais pas d'affrontements avec des combattants djihadistes. Quelques précisions dans le point de situation de l'EMA de ce jeudi soir.

Taoudenni. Alors que deux GTIA tentaient de débusquer les combattants djihadistes, les forces spéciales françaises ont poursuivi leurs reconnaissances à partir de Tessalit. Comme l'a révélé Jean-Yves Le Drian à l'Assemblée, elles ont été projetées à Taoudenni (dans le nord du Mali, connu pour ses salines), à 580 km au nord-ouest de Tessalit, pour "marquer le territoire". Aucun bilan n'a été fourni par l'EMA.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

Avatar du membre
Rédacteur
Modérateur
Messages : 2873
Enregistré le : 28 avr. 2002, 23:02
Localisation : Paris
Contact :

Mali: l'Elysée annonce la mort d'un soldat au combat

Message par Rédacteur » 29 avr. 2013, 20:20

http://www.bfmtv.com/international/mali ... 04204.html
29/04/2013 à 20:12
Le président de la République a annoncé lundi soir la mort d'un soldat dans l'extrême nord du Mali. Il s'agit d'un équiper commando du 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Bayonne, dont l'identité n'a été communiqué pour le moment.

Dans un communiqué, François Hollande a salué "avec émotion la détermination et le courage des forces françaises engagées au Mali aux côtés des forces maliennes et africaines."

Six soldats ont péri au combat depuis le début de l'opération militaire française Serval au Mali, le 11 janvier dernier.

http://lemamouth.blogspot.fr/2013/04/se ... e-tue.html
29/04/2013
Un commando du 1er RPIMa a été tué après-midi dans l'extrême nord au Mali. Il s'agit d'un caporal-chef
qui appartient à la 1ère compagnie du régiment. Pour l'instant, aucun détail n'a été livré : il pourrait s'agir d'une attaque à l'IED. On ignore si d'autres commandos ont été touchés par cette attaque.

C'est le deuxième opérateur de la TF Sabre qui meurt au combat, au Mali, depuis le 11 janvier.
Le monument aux morts du 1er RPIMa, Citadelle Bergé, va donc recevoir un 14e nom (dont 8 sont morts depuis le passage du 1er RPIMa au COS).
Le dernier mort du régiment en opérations était déjà un transmetteur : c'était l'adjudant Gilles Polin, au Soudan, en 2008.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

Avatar du membre
Rédacteur
Modérateur
Messages : 2873
Enregistré le : 28 avr. 2002, 23:02
Localisation : Paris
Contact :

EMA : Point de situation au 18/04/2013

Message par Rédacteur » 08 juin 2013, 21:45

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... avril-2013
19/04/2013 15:21
Points sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 11 avril 2013 (18h00) jusqu’au jeudi 18 avril (18h00)
Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec cent cinquante sorties, principalement dans la région de Tessalit et le long de la boucle du Niger. Une quarantaine de sorties a été dédiée à l’appui des troupes au sol, près de soixante-dix au transport de nos forces et de nos matériels et le reste des sorties étant consacrées au soutien des opérations (ravitaillement et renseignement). Une frappe a été réalisée au nord de Tessalit qui a permis la neutralisation d’un pick-up ennemi.

Le 15 avril, 3 Mirage 2000D, 2 Rafale et 1 avion C135 ont quitté le Mali pour la France. Ce désengagement s’inscrit dans le cadre de l’allégement du dispositif français au Mali. Ainsi, le dispositif chasse de l’opération Serval comprend désormais 3 Mirage 2000D à Bamako et 6 Rafale à N’Djamena. Ce dispositif est complété par plusieurs avions de type C160, C130, CN235 ou encore par des moyens de contrôle et de commandement, de renseignement et de ravitaillement en vol qui poursuivent leurs opérations depuis le Mali, le Sénégal, le Tchad ou la Côte d’Ivoire.

Au sol, les opérations se poursuivent dans le nord et dans le centre du pays. A l’extrême Nord du Mali, dans la région de Taoudenni, des éléments des forces spéciales appuyés par un SGAM adapté ont conduit une mission de reconnaissance offensive et de fouilles afin de marquer notre présence française dans une zone de transit potentielle des groupes terroristes. Cette opération remarquable de par les distances parcourues (près de 3000 km) a nécessité un soutien logistique adapté avec plusieurs livraisons par air (LPA) pour assurer l’autonomie logistique dans la durée de cette mission. Elle n’a donné lieu à aucun contact avec les groupes terroristes. Aucune trace de passage récent n’a été relevée.

Tombouctou, depuis le 15 avril 2013, le bataillon burkinabé est au complet (3 compagnie et un état-major tactique). Il a débuté sa prise de consignes avec l’EAE du GTIA 2 et procède à la prise en compte de sa zone d’action grâce à l'exécution de patrouilles communes. Parallèlement et comme sur Ménaka, les premiers éléments du détachement de liaison (DLA) français sont arrivés afin d’appuyer la mise en œuvre de cette transition.

Les derniers éléments du GTIA TAP ont quitté le Mali, la plupart étant maintenant rentrés en France. Quelques éléments sont encore stationnés à Abidjan.

Un peu moins de 4000 soldats français sont engagés au Mali, aux côtés des forces armées maliennes et des forces africaines de la MISMA afin d’y mener des opérations de sécurisation visant à permettre au gouvernement malien de recouvrer et de contrôler son intégrité territoriale.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

Avatar du membre
Rédacteur
Modérateur
Messages : 2873
Enregistré le : 28 avr. 2002, 23:02
Localisation : Paris
Contact :

EMA : Point de situation au 25/04/2013

Message par Rédacteur » 08 juin 2013, 21:48

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... avril-2013
26/04/2013 15:27
Points sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 18 avril 2013 (18h00) jusqu’au jeudi 25avril (18h00)
Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec près de cent trente sorties, principalement dans la région de l’Adrar des Ifoghas et le long de la boucle du Niger, de Gao à Tombouctou. Une quarantaine de sorties a été réalisée à l’appui CAS des opérations terrestres et aux frappes dans la profondeur, un peu plus d’une cinquantaine dédiée au transport de nos forces et de nos matériels,les autres sorties étant consacrées au soutien des opérations.

Le désengagement s’est poursuivi avec la fin du retour vers la métropole du GTIA TAP, l’adaptation du dispositif AIR la semaine passée et le redéploiement des premiers éléments du GTIA 3 vers Bamako puis vers Abidjan. Parallèlement, les premières relèves du dispositif français ont eu lieu, notamment avec l’arrivée des éléments du1er RHC de Phalsbourg en remplacement du 5e RHC de Pau qui armait le groupement aéromobile jusque là.

Malgré le redéploiement, la Force Serval maintient son rythme opérationnel avec la conduite simultanée de plusieurs opérations combinant des moyens terrestres et aériens, et associant les forces armées maliennes et les forces africaines de la MISMA dans les régions de Tombouctou, de Gao, d’Abeibarra et d’Ametettaï.

A Gao, du 16 au 20 avril 2013, près de 700 militaires français et maliens ont conduit l’opération Obiou au nord-est de Gao, dans la région de SEMIT. Cette opération visait à poursuivre l’affaiblissement des groupes terroristes présents dans la zone en portant un nouveau coup à leur organisation logistique. Elle n’a donné lieu à aucun contact avec l’adversaire mais a permis la découverte de plusieurs caches d’armes et d’un campement. Ces caches d’armes abritaient près de 15 000 munitions de petit calibre et plus de 400 obus en tous genres. Elle a également permis la saisie de deux pick-up, d’un groupe électrogène et de conteneurs de stockage. Obiou a permis de mettre en avant la volonté des FAM qui ont conduit des actions de fouilles et de renseignement auprès de la population locale qui s’est avérée être un atout important dans la découverte des caches.

A Tombouctou, le transfert officiel d’autorité entre les éléments français de l’EAE et le bataillon burkinabè a eu lieu le 23 avril. Il marque un pas supplémentaire dans le transfert progressif de responsabilité aux forces africaines de la MISMA.

Au Nord, les éléments français du GTIA 2 ont conduit une reconnaissance des entrées Ouest de la vallée d’Ametettaï, y découvrant encore un important stock de munitions qui n’avait probablement pas été trouvé lors des premiers combats dans la région.

Le 25 avril, le ministre de la Défense est arrivé au Mali pour une visite de plusieurs jours, notamment auprès des militaires français déployés au sein de l’opération Serval. Ils sont aujourd’hui près de 3850 à poursuivre les opérations dans le pays.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

Avatar du membre
Rédacteur
Modérateur
Messages : 2873
Enregistré le : 28 avr. 2002, 23:02
Localisation : Paris
Contact :

point de situation : Point de situation au 02/05/2013

Message par Rédacteur » 08 juin 2013, 21:50

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... 2-mai-2013
02/05/2013 20:12
Point de situation sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 25 avril à 18h00 jusqu’à ce jour (18h00).
Ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec près de cent vingt sorties, principalement dans le nord du pays et dans le centre le long de la boucle du Niger, de Gao à Tombouctou. Une trentaine de sorties a été dédiée à l’appui feu des opérations terrestres, un peu plus d’une cinquantaine au transport de nos forces et de nos matériels et le reste a été consacré au soutien des opérations (ravitaillement et renseignement).
Conformément aux décisions du Président de la République, le désengagement et l’adaptation du format de la force se poursuit avec cette semaine le désengagement complet du GTIA 3 et la réduction du groupement aéromobile avec le départ de six hélicoptères. Parallèlement, les opérations de sécurisation se poursuivent dans le pays.

Le 29 avril 2013, lors d’une opération des forces spéciales visant à poursuivre l’affaiblissement des groupes terroristes et à traquer ceux qui pourraient encore se cacher dans les environs de Tin Zaoueten, un véhicule léger a sauté sur un engin explosif. Le caporal-chef Stéphane Duval, du 1erRPIMa est décédé. Deux de ses camarades ont été blessés puis évacués par hélicoptères vers l’ACA de Tessalit, puis Bamako. Ils ont rejoint la France. Leurs jours ne sont pas danger.

Au centre, du 25 avril au 02 mai, les éléments français du GTIA 2 ont conduit une opération d’envergure dans la région de Telatai à 150 kilomètres au nord de Gao. L’opération Akello, a engagée plus de 500 militaires français et maliens. Elle avait pour objectif de reconnaître sur près de 450 kilomètres les différents Oueds du grand Gao afin de poursuivre l’affaiblissement des groupes terroristes. Cette opération n’a donné lieu a aucun contact avec l’ennemi mais a permis la découverte de deux caches d’armes (plus de 110 obus, près de 5000 munitions de petit calibre et un pick uparmé) et la relève de deux engins explosifs improvisés (IED).

Simultanément, le dernier élément de l’escadron d’aide à l’engagement (EAE) a quitté Tombouctou, désormais sous la responsabilité du contingent Burkinabé pour se reployer à Gao où se concentre désormais la majorité du dispositif français au Mali.

A Gao toujours, la population s’est rassemblée le 25 avril pour célébrer l’inauguration du marché couvert et du marché des femmes. Ils avaient été détruits par les combats et l’incendie du 21 février dernier et ont été rebâtis avec l’aide des éléments français. Sur demande des autorités locales, le marché couvert a été baptisé « lieutenant Boiteux », en mémoire du premier soldat français mort au combat sur le sol malien.

Dans la nuit du 28 au 29 avril, au Nord de Tombouctou, un détachement de forces spéciales a capturé un terroriste de nationalité française. Il doit être remis prochainement aux autorités maliennes.

Enfin, cette semaine a été marquée par plusieurs visites d’autorité comme celle du ministre de la Défense, de la commission de la Défense Nationale le 27 avril ou l’inspecteur des armées le 28 avril. Ces visites ont été l’occasion de faire un point sur les opérations menées ou en cours comme de présenter l’état d’avancement du désengagement et de l’adaptation de la force en vue des prochaines échéances.

Aujourd’hui, un peu moins de 3850 soldats français restent engagés au Mali.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

Répondre

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 1 invité