SERVAL : Mali 2013

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EMA : Point de situation du 14 février 2013

Message par Rédacteur » 15 févr. 2013, 22:35

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... vrier-2013
14/02/2013 20:42
Point de situation sur l'opération Serval depuis le lundi 11 février 2013 à 18h00.
Les opérations aériennes se sont poursuivies dans la région d’Aguelhok avec prés de 80 sorties. Une dizaine ont été dédiées aux frappes aériennes et ont permis la destruction de 6 bâtiments et zone de stockage ainsi qu’un camp d’entrainement des groupes terroristes. Un peu plus d’une trentaine de sorties ont été consacrées au transport stratégique de nos forces et de nos matériels et le reste au soutien des opérations.
Pour rappel, le dispositif air de l’opération Serval comprend 6 Mirage 2000D, 6 Rafale, 2 Mirage F1CR, 4 avions ravitailleurs, deux drones Harfang, des C160, C130 et CN235 qui opèrent depuis Bamako, Ndjamena, Niamey, Dakar ou encore Abidjan.
Au sol, l’opération Serval entre dans une nouvelle phase dite de sécurisation. Depuis la prise de Tessalit la semaine dernière, les éléments français, en soutien des forces maliennes et en collaboration avec les forces africaines, consolident les dispositifs et étendent leur contrôle de zone autour des principales villes du pays.
Ce sont près de 4000 militaires français qui sont déployés au Mali. A leurs côtés, plus de 4300 soldats des forces africaines (MISMA et FATIM) et les forces armées maliennes complètent ce dispositif afin de repousser les groupes terroristes et de permettre au gouvernement de recouvrer son intégrité territoriale.
A Gao, après les échanges de tir nourris du week-end dernier, la situation est de nouveau calme et sous contrôle des FAM et du bataillon nigérien déployés dans la zone. De nombreuses patrouilles mixtes sont organisées afin de sécuriser la zone du pont et de l’aéroport et d’éviter les infiltrations ennemies.
A Tessalit, Ménaka, Tombouctou et ailleurs, les patrouilles ont lieu dans les villes et leurs abords pour renforcer le contrôle de zone.
Enfin, à Dakar, un nouvel affrété est arrivé à quai le 13 février 2013 et a livré un complément de fret pour les besoins de la force.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

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18 Février : composantes TDM du dispositif

Message par Rédacteur » 15 févr. 2013, 23:12

Point au 18/02/2013, d'après les informations de la presse nationale.
21e RIMa :
- 12/01/2013 : état-major + une compagnie (CEA), (dispositif Épervier - Tchad)
1er RIMa :
- 22/01/2013 : 50 hommes
- 25/01/2013 : deux escadrons de combat (Zone de regroupement et d'attente (ZRA), entre Miramas et Toulon.)
2e RIMa :
- 12/01/2013 : une compagnie de combat
- 17/01/2013 : une compagnie de soutien
NB : 14/01/2013 : une compagnie de combat en remplacement dans le dispositif Epervier
3e RIMa :
- 21/01/2013 : 1° Compagnie (Bamako)
NB : une compagnie prévue pour assurer la relève au Gabon début février.
3e RAMa :
- 22/01/2013 ? : sur place à Bamako, effectifs inconnus
11e RAMa :
- 19/01/2013 : 2e Batterie
RICM :
- 18/01/2013 : un escadron de combat
1er RPIMa :
- Eléments des forces spéciales du groupement Sabre
3e RPIMa :
- 14/01/2013 : une centaine d'hommes (camp de Port-Bouët - RCI)
6e RG :
- 19/01/2013 : une compagnie

GTIA1 : 21e RIMa, 1er RHP, 3e RPIMa
GTIA2 : 92e RI, 126e RI, , RICM, 1er RIMa, 11e RAMa , éléments de génie.
GTIA Para : 2e REP, 35e RAP, 17e RGP), 1er RCP

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
1er RIMa :
- 25/01/2013 : Zone de regroupement et d'attente (ZRA), entre Miramas et Toulon.
- 28/01/2013 : Débarquement du BPC Dixmude à Dakar
- 01/02/2013 : Départ de Niamey au Niger (soir). (S/GTIA blindé armé par le 1er RIMA)
- 02/02/2013 : Renforce le dispositif à Gao
- 08/02/2013 : Raid de plus de 500 kilomètres à partir de Gao afin de rejoindre dans la matinée de ce vendredi, les éléments français dans la zone de Tessalit.
- 12/02/2013 : SGTIA du GTIA 2
- 12/02/2013 : Sécurisation de la ville de Tessalit et des ses abords
- 15/02/2013 : L'escadron d’appui à l’engagement (EAE) du 1er RIMa fait jonction sur la plate-forme aéroportuaire (PFA) de Tombouctou
- 17/02/2013 : Prise de contrôle de la ville de Bourem par le GTIA 2
2e RIMa :
- 25/01/2013 : mouvement vers Léré et Tombouctou.
- 02/02/2013 : Tombouctou
3e RIMa :
- 22/01/2013 : sécurité de la base-arrière de l’opération Serval.
- 22/01/2013 : force protection de la zone de déploiement française à Bamako
- 23/01/2013 : déployé sur l’aéroport de Bamako afin d’assurer la protection du site
21e RIMa :
- 23/01/2013 : cordon de sécurité autour de la ville de Diabali
- 24/01/2013 : redéploiement vers la ligne Diabali - Sévaré du groupement tactique interarmes 21e RIMa (GTIA 21e RIMa)
- 25/01/2013 : en train de faire mouvement vers Tombouctou; ils ont quitté Niono ce matin et ont atteint Léré.
- 02/02/2013 : Tombouctou
- 17/02/2013 : GTIA 1, relevé par le GTIA 2 (1er RIMa), a franchi le Niger en direction du Sud

3e RAMa :
-
11e RAMa :
- 17/02/2013 : Prise de contrôle de la ville de Bourem par le GTIA 2

RICM :
- 12/02/2013 : SGTIA du GTIA 2
- 17/02/2013 : Prise de contrôle de la ville de Bourem par le GTIA 2

1er RPIMa :
- 18/01/2013 : guide la première colonne française en route vers Markala (270 km au nord de Bamako) après avoir pris le contrôle de ce pont stratégique sur le Niger.
3e RPIMa :
- 17/02/2013 : GTIA 1, relevé par le GTIA 2 (1er RIMa), a franchi le Niger en direction du Sud
6e RG :
- 01/02/2013 : Tombouctou, chargé de l'ouverture d'itinéraires, du déminage, de la destruction d'armes et de munition mais aussi de l'installation de campements.
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Les Marsouins de Vannes prêts à partir pour le Mali

Message par Rédacteur » 15 févr. 2013, 23:14

http://www.lepoint.fr/societe/armee-les ... 646_23.php
15/02/2013 à 08:13
Les Marsouins de Vannes prêts à partir pour le Mali
"On se prépare à tout". A côté de son bureau, au 3e Régiment d'infanterie de Marine de Vannes, le capitaine Alexandre Thellier a, comme tous ses hommes, son paquetage prêt et son téléphone sous la main: ils sont prêts à partir dans le cadre du dispositif d'alerte permanente Guépard avec le Mali en tête.

"En douze heures, nous pouvons quitter le régiment avec tout notre matériel", explique le capitaine Thellier, commandant de la 2e compagnie.

En attendant, la vie des Marsouins continue normalement mais tous ont leur téléphone portable à proximité et personne ne doit s'éloigner à plus d'une heure du régiment. Et c'est ainsi depuis le 14 janvier quand la 2e compagnie, dite "Les Chameaux", est passée en alerte Guépard.

Dans un hangar, les véhicules, principalement des véhicules de l'avant blindé (VAB) de 14 tonnes chacun, sont prêts eux aussi. "Nous avons plus de 20 VAB, en tout une trentaine de véhicules", explique l'adjudant-chef Pascal Flécheux (technique et logistique). Outre les véhicules, ce sera 30m3 d'équipement qui les suivra, le tout "colisé" et déjà pesé pour faciliter leur embarquement.

Mais tous les hommes de la 2e compagnie n'ont pas été intégrés au Guépard et certains ont dû être remplacés par ceux d'autres compagnies, notamment si leurs contrats se finissaient avant les six prochains mois car personne ne connaît la durée de leur mission. Actuellement, au 3e RIMa, 192 militaires sont inclus dans le dispositif et "ça demande une grande préparation en amont", explique le commandant.

Le Guépard prévoit ainsi une rotation entre les différents régiments français afin d'avoir en permanence une unité prête à intervenir rapidement sur les différents terrains d'opération.

Pour l'opération Serval au Mali, "on a fait parvenir, entre autres, dans un délai de trois semaines autant de matériel que nous avions mis un an à faire revenir d'Afghanistan", rappelait la semaine dernière le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian au 3e RIMa de Vannes, saluant cette "performance remarquable".

"Le Mali est dans l'esprit de tout le monde"

"Le Mali est dans l'esprit de tout le monde, tout le monde espère que ce sera son tour", note le capitaine Thellier, même si le 22 février la compagnie sortira du dispositif Guépard. Mais d'ici là "on se prépare à tout", assure-t-il. Dans leurs sacs, les marsouins ont des vêtements pour aller en pays chaud ou froid. Car ils peuvent être mobilisés sur n'importe quel point du globe... voire en France pour le plan Vigipirate.

Une "chaîne d'alerte téléphonique" donnera le coup d'envoi d'une éventuelle mobilisation et chaque week-end un exercice est organisé pour tester la réactivité des marsouins: ceux qui ne reviennent pas au régiment en une heure peuvent s'attendre à des sanctions.

"Il ne faut pas prévoir de rendez-vous majeur au niveau familial, certaines vacances sont annulées, mais les familles sont habituées", note l'adjudant-chef.

La date de fin d'alerte du Guépard approche mais "ce n'est pas fini, on ne sait jamais", espère le caporal-chef Julien Veslin, de la 2e section de la 2e compagnie. "Le Mali ce serait bien quand même", explique-t-il.

Pendant cette période d'attente, il faut sans cesse remotiver les troupes, continuer à s'entraîner, mais aussi profiter de l'opportunité du Guépard pour se former, que ce soit sur la géopolitique du Mali ou sur le matériel qui est à disposition, dont un modèle de VAB récent sur lequel peuvent être formées les nouvelles recrues.

"Il y a beaucoup de choses à assimiler" et "on profite du Guépard pour faire de l'instruction", note le caporal-chef.

Si tous n'ont d'yeux actuellement que pour le Mali, plus les jours avancent plus l'espoir s'amenuise. "Le pire c'est quand vous avez tout colisé... et de ne pas partir", relève l'adjudant-chef Flécheux.
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Le GTIA 2 à Bourem

Message par Rédacteur » 18 févr. 2013, 15:42

http://lemamouth.blogspot.fr/2013/02/le ... ourem.html
17/02/2013
C'est semble-t-il la première grosse opération du GTIA2 (1) : elle a permis de prendre le contrôle de la ville de Bourem, sur le fleuve Niger, entre Tombouctou et Gao. L'EMA, qui reste particulièrement discret, évoque des troupes françaises seulement "en appui" des troupes maliennes, néanmoins, quand on voit le niveau d'appuis mis en oeuvre, on peut réellement s'interroger sur qui appuie qui (2)... Le GTIA2 comprend sur le papier des éléments du 92e RI (avec ses VBCI), du 126e RI, du RICM, du 1er RIMa et du 11e RAMa (peut-être avec des Caesar), avec des éléments de génie.
Pour l'instant, l'EMA ne donne aucun bilan, prétextant le fait que l'opération n'est toujours pas terminée. Il nous reste le site du mindef belge, qui nous apprend qu'un blessé français a été évacué par un A109 belge cette semaine, de Tombouctou vers Sévaré.

(1) rappelons que le GTIA1 (autour du 21e RIMa) s'est chargé de la progression vers Tombouctou, tandis que le GTIA Para a fourni des éléments sur Tombouctou (bouchon du 2e REP, avec le 35e RAP et le 17e RGP), Gao (1er RCP) et Tessalit (1er RCP).
(2) les combats qui ont eu lieu à Gao après sa "libération par les forces maliennes" nous rappelant par ailleurs que l'armée malienne avait encore très largement besoin de l'armée française, de ses Tigre, et de ses forces spéciales. Voila d'ailleurs ce qu'en disait le ministre dans son audition à l'assemblée, fin janvier : "L’armée malienne, qui était en très mauvais état technique et surtout en plein désarroi moral, a retrouvé un certain dynamisme depuis notre intervention et accompagne désormais nos forces."

http://lignesdedefense.blogs.ouest-fran ... ns-et.html
17/02/2013
Bourem, sur le Niger, aux mains des Français, des Nigériens et des Maliens
Située sur le fleuve Niger, entre Gao et Tombouctou, la ville de Bourem a été occupée dimanche matin par des forces françaises, nigériennes et maliennes.

Un SGTIA français venu de Gao, à 80km au sud, a pris position dans la ville où se trouve un carrefour routier entre Gao, Tombouctou et Kidal (où stationnent des forces franco-tchadiennes). Selon un photographe de l'AFP qui a accompagné les troupes, "les militaires ont été chaleureusement accueillis par la population de Bourem qui brandissait des petits drapeaux français et maliens." Mise en scène?

Ce secteur de Bourem est considéré par les SR français comme une zone où subsistent des groupes résiduels de combattants islamistes. Des raids aériens français y ont eu lieu tout au long de la semaine.

Photos de l'arrivée des troupes sur :
- http://www.bourem.centerblog.net
- http://www.lemonde.fr/afrique/portfolio ... _3212.html
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Ce que le Mali vu du ciel nous apprend de la guerre

Message par Rédacteur » 18 févr. 2013, 15:51

http://www.slate.fr/story/68337/guerre- ... ges-google
La jungle du Vietnam, les montagnes de Tora Bora en Afghanistan, le désert koweitien de la première guerre du Golfe… A chaque guerre est associé un type de terrain, qui détermine non seulement la manière dont sont menées les opérations par les différents protagonistes, mais aussi l’imaginaire collectif qui se créé autour de chaque conflit.
Quel terrain restera associé à l’opération française Serval en cours au Mali? Comme l’ont souligné plusieurs médias, le public français reçoit peu d’images de la guerre elle-même. Surtout, le territoire du Mali est divisé en plusieurs zones géographiques où le climat et la végétation sont bien distincts: le sud vert, le Sahel et le désert Sahara.
Avec un mélange de photos de presse, car il en existe quand même quelques unes, et d’images satellites récupérées grâce à Google Earth et Google Maps, il est pourtant possible de se faire une idée de ce à quoi les différentes phases de la guerre ressemblent.

Le Mali vert
Le sud du Mali, où vit 90% de la population, est appelé le Mali vert, et l’image satellite ci-dessous montre que cette zone porte bien son nom.
Quand les islamistes, présents au nord du pays, ont pénétré dans cette zone, poumon économique du pays, qui abrite la capitale Bamako, la France a décidé d’intervenir afin d’éviter que le pays entier ne tombe entre leurs mains. La photo de une ou celle ci-dessous d’un hélicoptère de l’armée française à Markala, au nord-est de Bamako, où la France a installé un état-major, montrent bien la savane arborée présente dans cette partie du pays.
Mais peu de combats ont eu lieu dans cette zone. En quelques jours, les soldats français ont pris les villes stratégiques de Diabali, Konna ou encore Sévaré justement pour mettre hors de danger le sud du pays.

Le Sahel
Ce nom, où l'insécurité s'est installée au cours des dernières années, désigne la zone qui marque la transition entre la savane au sud et le désert du Sahara au nord, décrite comme «de vastes étendues sableuses parsemées de reliefs gréseux peu vigoureux, mais découpés et troués par l’érosion» par Patrice Gourdin, professeur de relations internationales et de géopolitique auprès des élèves-officiers de l’Ecole de l’Air.
Les villes de Tombouctou, Gao ou encore Kidal, qui se trouvent toutes dans cette zone, ont également été reprises par l'armée français assez rapidement, et c’est dans cette zone que s'est pour le moment arrêtée la contre-attaque française. Voilà par exemple à quoi ressemble le paysage près de Bourem, bastion des djihadistes situé à 80 kilomètres de Gao que les militaires français, maliens et nigériens ont repris sans résistance le 16 février:
Comme l’ont souligné tous les spécialistes, les espaces dans cette région sont ouverts et vastes, ce qui facilite le repérage par l’armée française de combattants islamistes. Eric Denecé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), écrivait ainsi récemment dans une tribune sur Slate.fr:
«Une grande partie des opérations ont –et vont avoir lieu– dans des zones vides de population, ce qui signifie que les djihadistes seront plus facilement identifiables et que nous avons moins à craindre d’effets collatéraux aux conséquences désastreuses.»
Mais la situation dans les villes est bien différente et la guerre semble être entrée dans une nouvelle phase, celle de la guérilla urbaine. Voilà à quoi ressemblent les combats qu’ont livrés les soldats maliens aux insurgés dans les rues de Gao dimanche 10 février, où des attentats suicides et des attaques répétées de djihadistes ont eu lieu ces derniers jours.
Et voici les rues de Gao vues du ciel sur Google Earth:

Le Sahara et l'Adrar des Ifoghas
La partie nord du pays, dont l’aridité est visible par la couleur jaune sur l’image satellite de début d’article, est traversée par le Sahara. Patrice Gourdin donne la description suivante de ce désert mythique:
«Contrairement à un lieu commun répandu, les dunes n’occupent que 20% du territoire du Sahara. La majeure partie de ce désert se compose de plateaux profondément entaillés et percés de multiples grottes».
C’est dans cette partie du Mali, et plus particulièrement autour de l’Adrar des Ifoghas, un massif montagneux du nord-est du pays, que se situe le sanctuaire des islamistes, et où certains d’entre eux se seraient repliés depuis l’arrivée des troupes françaises. Les fameuses grottes de cette région ont entraîné de nombreuses comparaisons avec l’Afghanistan, notamment de la part de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton. Elles font également craindre à certains un risque d’enlisement du conflit.
Peu d'images de cette zone sont disponibles. Celles par satellites disponibles grâce à Google ne permettent pas vraiment de comprendre le relief ni, bien sûr, de voir les grottes en question.
Sur cette photo donne néanmoins une idée du type de paysage dans lequel une partie des 1.500 à 2.500 islamistes du pays se serait retranchée.
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Relève à Tombouctou

Message par Rédacteur » 20 févr. 2013, 14:18

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... tombouctou
20/02/2013 11:44
Le 17 février 2013, les derniers éléments du GTIA 1 (Groupement tactique interarmes) ont quitté Tombouctou après avoir été relevés par le 1er RIMa (Régiment d’Infanterie de Marine) d’Angoulême. Depuis la libération de la ville conjointement avec les forces maliennes le 28 janvier dernier, les éléments du GTIA 1 ont largement contribué à sécuriser Tombouctou.

Au matin du 17 février 2013, les derniers éléments du GTIA 1 ont franchi le Niger en direction du Sud après trois semaines de mission de sécurisation à Tombouctou. Deux jours plus tôt, les premiers éléments de l’escadron d’appui à l’engagement (EAE) du 1er RIMa avaient fait jonction sur la plate-forme aéroportuaire (PFA) de Tombouctou après une dizaine de jours de raid depuis Dakar.

Les consignes ont été données aux éléments montants sur les missions à remplir, la situation ennemie dans le secteur et les différents postes relevant de la protection de la PFA. Au fur et à mesure de la journée, les éléments du GTIA 1 ont été relevés sur leur position sans aucune rupture dans l’exécution des missions. Dans l’après-midi, suite à une présentation des positions clés de la ville, le capitaine commandant l’Escadron d’Aide à l’Engagement (EAE) du 1er RIMa a été présenté aux autorités civiles et militaires de Tombouctou.

Depuis la libération de la ville le 28 janvier, le GTIA 1 a mené quotidiennement des actions de dépollution et de contrôle de zone conjointement avec les forces maliennes. Ceci a ainsi permis de sécuriser ce qui représentait un des fiefs des djihadistes au Mali. Les premières patrouilles du 1erRIMa ont débuté le jour même. Ces derniers ont été accueilli chaleureusement par la population qui exprime aujourd’hui sa pleine confiance tant aux français qu’aux forces de sécurité malienne.

Le GTIA 1, composé majoritairement des Force Licorne et Epervier est le premier à avoir été engagé dans l’opération Serval.
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Re: SERVAL : Mali 2013

Message par Rédacteur » 21 févr. 2013, 15:20

http://lignesdedefense.blogs.ouest-fran ... -gtia.html
21/02/2013
Serval: quand les relèves commencent à Tombouctou avec le GTIA1
Ainsi que l'indique un article sur le site web du MinDef, le GTIA1 déployé à Tombouctou a été relevé il y a quelques jours.
Ce GTIA, le premier déployé au Mali dans le cadre de l'opération Serval, était constitué de contingents venus du Tchad (21e RIMa) et de Côte d'Ivoire (1er RHP et 3e RPIMa); il avait été renforcé par une compagnie du 2e RIMa venue de métropole et désormais déployée à Gao.
Les hommes du 21e RIMa, 1er RHP et 3e RPIMa ont quitté Tombouctou et repris la route de leur garnisons respectives. Leur matériel (véhicules et armement) va les suivre vers N'Djamena et Abidjan.

Au Tchad, la relève du 21e RIMa a déjà officiellement eu lieu. Désormais, le 110e RI arme l’état-major du groupement Terre ainsi que la compagnie motorisée (COMOTO); le 3e régiment de Hussards (3e RH) de Metz quant à lui, arme l’escadron blindé et le 8e régiment d’artillerie (8e RA) de Commercy constitue l’unité élémentaire de protection terrestre détachée à Abéché.

En Côte d'Ivoire, la passage de témoin a aussi eu lieu. Viennent d'arriver un escadron de combat et un escadron de commandement et de logistique du 1er Spahis, ainsi qu'une compagnie de combat du 1er régiment d’infanterie, et un élément du 2ème régiment du matériel de l’armée de terre,

Au Mali, le GTIA1 a été relevé par le GTIA3 articulé autour du 1er RIMa. Mathématiquement, ces mouvements induisent une baisse des effectifs de Serval (+- 350 hommes). Mais le pouvoir politique français n'en parle pas puisqu'il s'agit là de forces initialement prépositionnées; il faudra donc attendre la fin de séjour de la 1ere compagnie du 2e RIMa (partie dès le 12 janvier puisqu'elle était d'alerte Guépard) pour voir si elle est relevée ou non et si son retour est synonyme de retrait. Seulement alors, et si la situation ne dérape pas autour de Tessalit, le gouvernement pourra démontrer qu'il s'en tient à son calendrier d'un retrait à partir de mars...

Etape suivante: la relève de la 3e brigade mécanisée (au bout de 4 mois de présence), probablement par la 6e BLB. Avec quels effectifs? Il est trop tôt pour les pronostics.
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Comment les forces spéciales ont repris Tessalit

Message par Rédacteur » 22 févr. 2013, 16:28

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/ ... 22356.html
21/02/2013 - Romain Rosso
Mali: comment les forces spéciales ont repris Tessalit en quelques heures
C'est une nuit 5, en jargon aéronautique. Une nuit sans lune -sombre et sans visibilité. Ce 7 février, vers 20 heures, plus d'une centaine d'hommes des forces spéciales s'apprêtent à déclencher l'une de leurs plus grosses interventions. Tous appartiennent au commandement des opérations spéciales (COS) et proviennent d'unités estampillées "FS" réparties au sein des trois armées: terre, air, marine. "Chacun possède ses spécificités issues de son armée d'appartenance, mais tous ont en commun une même culture 'FS', forgée au fil des missions menées en commun", souligne un officier. Depuis le début de l'opération Serval, au Mali, l'élite de l'armée française enchaîne les interventions, comme jamais auparavant.
Engagées dès les premières heures du conflit, le 11 janvier, les forces spéciales -présentes à Ouagadougou dans le cadre du dispositif Sabre- ont d'abord stoppé les colonnes de pick-up de djihadistes, qui descendaient vers Bamako ; un pilote d'hélicoptère, Damien Boiteux, a perdu la vie dans l'action. Elles ont ensuite ouvert les portes de Sévaré, Konna, Douentza et Gao, puis, remontant vers le nord, Kidal et Agueholk. Une reconquête rapide et sans heurts, sauf à Gao, où des accrochages sérieux ont eu lieu avec les groupes djihadistes. Le COS possède une grande autonomie d'action et une réactivité précieuse, grâce à ses moyens aériens, en particulier. Sa faible empreinte au sol lui permet d'agir vite et de frapper fort. "Le dispositif Sabre a été renforcé très tôt, indique un haut gradé. Nous avions aussi la chance d'avoir des forces qui étaient au bout de leur quatre mois de détachement, donc parfaitement acclimatées au terrain."

Une quarantaine de commando parachutistes largués en quelques minutes

Ce 7 février, il s'agit de reprendre l'aéroport puis la ville de Tessalit, au pied du massif de l'Adrar des Ifoghas, près de la frontière algérienne. Dans les jours précédents, les chasseurs français ont bombardé la zone, détruisant dépôts logistiques et camps d'entraînement. Selon le récit fait à L'Express par un officier, à 20 heures, un premier avion de transport et d'assaut de l'escadron 3/61 Poitou largue, en quelques minutes, une quarantaine de commandos parachutistes. Leur mission: prendre et sécuriser l'aéroport, afin de permettre l'arrivée de renforts aéroportés et héliportés. Au sol, deux groupes se forment immédiatement. Pendant que les commandos marine et les opérateurs du 13e Régiment de dragons parachutistes se déploient aux alentours pour détecter toute présence hostile, les hommes du 1er Régiment parachutiste d'infanterie de marine (RPIMa) se postent face à une petite zone d'habitation susceptible d'héberger des djihadistes. Aux spécialistes des commandos parachutistes de l'air du CPA 10 d'intervenir. Leur job: reconnaître et marquer le terrain de manière à guider les avions français dans leur manoeuvre d'atterrissage. La piste en dur est inutilisable ; c'est une piste sommaire parallèle qui sera utilisée.
Vers 1 heure du matin, un premier avion se pose sur une courte distance. Il débarque plusieurs véhicules armés et leurs équipages, avant de redécoller. Un deuxième suit aussitôt. Dix minutes plus tard, c'est au tour des hélicoptères de libérer leurs commandos. A 2 heures, ils entament leur progression vers la ville, appuyés par les hélicoptères d'attaque Tigre, équipés de missiles antichars et d'un canon de 30 mm. Les forces spéciales ne rencontrent aucune résistance: à 8 heures, la ville est sous leur contrôle. Les forces terrestres conventionnelles de l'opération Serval peuvent alors prendre le relais. Avec Tessalit, s'est achevée la reconquête des centres urbains. Le plus dur reste à faire.
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La stratégie des terroristes face aux Français

Message par Rédacteur » 22 févr. 2013, 16:35

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-M ... filDMA.Htm
22/12/2013
La stratégie des terroristes face aux Français
Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a revendiqué les attaques de jeudi à Gao et Kidal.

À Gao, un groupe de combattants islamistes s’est infiltré dans la ville avant d’en être chassé par les troupes françaises, maliennes et nigériennes. Deux soldats français et quatre Maliens ont été légèrement blessés selon l’EMA qui annonce aussi la mort d’au moins une quinzaine de « terroristes ».

À Kidal (200 km au nord de Gao), c’est un kamikaze qui aurait fait exploser sa voiture piégée, tuant le gardien d’un dépôt de carburant situé à quelques centaines de mètres de l’aérodrome tenu par les Français et les Tchadiens. « Nous sommes arrivés à rentrer sans aucun problème à l'intérieur de Kidal même pour faire exploser comme prévu un véhicule. (...) D'autres explosions auront lieu sur tout notre territoire », a affirmé un porte-parole du Mujao.

Convergences des crises

Dans son communiqué adressé à l’Agence France Presse, il a précisé : « c'est une bataille qui ne fait que commencer », et affirmé qu'à compter de « ce jour, il n'y a plus de Mujao, d'Ansar Dine, de Boko Haram, mais des moujahidine qui vont frapper à Gao, à Tombouctou, et à Kidal », les trois grandes villes du nord du Mali libérées par les unités franco-maliennes. D’où la confirmation de cette imbrication terroriste que craignaient et qu’annonçaient certains spécialistes.

La stratégie du Mujao, totalement prévisible et fort heureusement anticipée par les forces françaises, est indiscutablement à visée terroriste. Elle implique le refus du combat rapproché ; elle recourt au harcèlement et aux attaques suicide. Elle vise à susciter l’insécurité, voire la panique, dans les centres urbains où se concentrent la population et les contingents français et africains qui soutiennent l’armée malienne.

Stratégie de la rétention

Elle vise aussi à « fixer » l’armée française autour de Gao et à l’immobiliser dans une guerre qui préviendrait le déploiement de ses groupements tactiques inter-armes blindés (GTIA) plus au nord, dans la région de Tessalit où sont embusqués des groupes islamistes et où se terrent, peut-être, les ravisseurs des otages français. Ce vendredi matin, une voiture piégée y a explosé, faisant au moins 5 morts.

Déjà les forces franco-tchadiennes intensifient leurs activités offensives, au risque de sérieux accrochages avec les djihadistes. Depuis mardi, les opérations au sud de Tessalit ont coûté la vie à un légionnaire français et permis de « neutraliser » une trentaine d’ennemis. Mais les massifs à fouiller sont immenses et leur quadrillage exige des moyens humains.

L’armée française dispose d’un contingent réduit à Kidal où stationnent 1 800 soldats tchadiens. Le gros des forces françaises est positionné à Gao (2 000 hommes environs, avec le GTIA2 en particulier) et à Tessalit où sont positionnés un contingent des forces spéciales, un GTIA TAP (parachutistes) et un élément blindé du 1er RIMa. Or, c’est dans ce secteur que l’effort doit se porter et que des nouvelles forces venues de Gao doivent se déployer.
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EMA : EMA : Point de situation du 18 février 2013

Message par Rédacteur » 24 févr. 2013, 19:14

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... evrier-18h
20/02/2013 11:22
Opération Serval : point de situation du 14 février 18h au 18 février 18h
Les opérations aériennes se sont poursuivies en particulier dans la région de Bourem avec près de 85 sorties. Une quinzaine a été dédiée aux frappes aériennes et a permis la destruction, entre autres, de plusieurs dépôts de munitions des groupes terroristes. Un peu plus d’une trentaine a été consacrée au transport stratégique de nos forces et nos matériels, et le reste au soutien des opérations.
Pour rappel, le dispositif air de l’opération Serval comprend 6 Rafale, 6 Mirage 2000D, 2 Mirage F1CR, 4 avions ravitailleurs, des drones Harfang, des C160, C130 et CN235 qui opèrent depuis Bamako, Ndjamena, Niamey, Dakar ou encore Abidjan.

Au sol, l’opération Serval poursuit sa phase de sécurisation tout en mettant en œuvre des opérations visant à désorganiser les groupes terroristes. Ainsi, après la prise de Tessalit la semaine dernière, les soldats français en soutien des forces armées maliennes et en collaboration avec les militaires nigériens des forces africaines ont atteint la ville de BOUREM.

Entre le 14 et le 18 février, le GTIA 2 (92ème RI), appuyé par le GAM et en soutien des FAM a lancé un raid blindé à partir de Gao vers la ville d’Almoustarat au nord, avant de rejoindre la région de Bourem plus au sud. La reconnaissance de cette zone a permis la fouille de plusieurs villages situés sur ces axes par les forces armées maliennes.
Cette étroite coordination a notamment permis la récupération puis la neutralisation de 3 BM21 et un canon laissés par les groupes terroristes.

Simultanément, des soldats français, maliens et nigériens ont sécurisé l’accès à la ville de Gao, face au nord, afin d’éviter de nouvelles infiltrations mais aussi des exfiltrations des groupes terroristes depuis la région de Bourem.

Le 16 février en début d’après-midi, l’ensemble des éléments s’est déployé à hauteur de Bourem. Le GTIA 2 s’est déployé aux abords de la ville afin d’en sécuriser les accès alors que les forces armées maliennes ont repris le contrôle de la localité. Leur arrivée a été saluée par la population.

Près de 150 soldats maliens sont désormais installés dans la ville de Bourem. Le 17 février 2013, les éléments ont repris leur progression en direction de Gao. A plusieurs reprises des éléments ennemis ont été aperçus mais ils n’ont pas engagés le combat.
Parallèlement, les forces africaines poursuivent leur montée en puissance avec désormais près de 5250 soldats sur le sol Malien. Les contingents togolais, sénégalais, béninois, ghanéen et tchadiens ont vu leurs effectifs accroitre ces derniers jours et devraient poursuivre leur déploiement sur le terrain.

Enfin, le 18 février 2013, le Conseil de l’Union Européenne a officiellement lancé la mission EUTM MALI visant à apporter un soutien à la formation et à la réorganisation des forces armées maliennes.

Un élément précurseur, sous les ordres du colonel Heluin, est arrivé à Bamako le 8 février et commencera à s'acquitter des tâches d'expertise et de conseil dans les jours qui viennent. Les instructeurs militaires devraient être déployés avant la fin du mois de mars.
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EMA : Point de situation du 21 février 2013

Message par Rédacteur » 24 févr. 2013, 19:17

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... vrier-2013
22/02/2013 12:30
Point de situation sur les opérations depuis le lundi 18 février 2013 jusqu'à ce jour 18 heures.
Les opérations aériennes se sont poursuivies, notamment dans les régions de Bourem et du massif de l’Adrar avec près de 80 sorties. Une vingtaine a été dédiée aux frappes aériennes et a permis la neutralisation de groupes terroristes et la destruction de plusieurs dépôts de munitions. Un peu plus d’une trentaine de sorties a été consacrée au transport de nos forces et de nos matériels. Le reste au soutien des opérations.

Une relève de 3 des 6 Mirage 2000D présents à Bamako a été effectuée le 20 février avec à des aéronefs venus de France.

Au sol, l’opération Serval poursuit sa phase offensive qui vise à désorganiser les groupes terroristes et à les déloger de leurs sanctuaires.

Ainsi, l’ opération sur Bourem s’est poursuivie toute la journée du 19 avec des reconnaissances sur les rives du Niger et dans les villages jouxtant l’axe Bourem-Gao. Au bilan, cette opération aura permis la découverte de 3 m3 de médicaments volés par les groupes terroristes à l’hôpital de Gao, de plusieurs caches d’armes et la capture de trois BM 21, d’un 122D30 et la destruction de plusieurs munitions.

Au Nord du pays et depuis le 18 février, les soldats français et maliens ont débuté leurs actions offensives dans le massif de l’Adrar avec l’opération Panthère.

Le 19 février 2013, les éléments français constitués d’une section de commandos parachutistes, renforcée d’un contrôleur aérien avancé et d’une patrouille blindée, en mission de reconnaissance dans le massif de l’Adrar à une cinquantaine de kms au sud de Tessalit ont essuyé des feux nourris de la part de l’ennemi.

Ces éléments ont immédiatement riposté au canon de 105mm, appuyés par une patrouille de Mirage 2000D. Deux nids de mitrailleuses lourdes et plus d’une vingtaine de terroristes ont été neutralisés. Durant cette action, le sergent-chef Harold Vormezeele a été tué ; il appartenait à la section de commandos parachutistes du 2e Régiment étranger de parachutistes de Calvi.

Le 20 février, en début d’après-midi, un nouvel engagement a eu lieu avec les éléments français dans la poursuite de cette opération engagés dans l’Adrar permettant la neutralisation d’une dizaine de terroristes grâce à l’engagement combiné des troupes au sol et des hélicoptères Tigre du groupement aéromobile de la force Serval.

Le 21 février en début de matinée, un véhicule s’est élancé dans la cour d’une maison transformée en dépôt de carburant civil et située à proximité de l’aéroport de Kidal. Ce véhicule a provoqué une explosion et a causé la mort du gardien de la maison et du terroriste à son bord. Aucun civil ou soldat français n’a été blessé.

A Gao, en fin de matinée, des échanges de tirs ont eu lieu en ville entre les forces armées maliennes et des groupes terroristes infiltrés. Ces derniers, se sont retranchés dans l’ilôt administratif de la mairie et du palais de justice. Les forces armées maliennes appuyées par la QRF (1 section de VAB, une compagnie de VBCI et 2 hélicoptères Gazelle du GAM) du GTIA 2 sont parvenues à neutraliser une quinzaine de terroristes. Un élément du génie est intervenu afin de neutraliser des charges explosives. Deux soldats français ont été très légèrement blessés au cours de cette action. En fin d’après-midi la situation était redevenue calme dans la ville de Gao. Les forces armées maliennes ont repris leur dispositif de sécurité. Quatre soldats maliens auraient été blessés au cours de cette opération.

Par ailleurs, au cours de la journée, le check point aux sorties nord de Gao a été défendu par des éléments nigériens alors qu’il était harcelé sporadiquement par des groupes terroristes. Deux terroristes ont été tués.

A Ménaka et à Tombouctou, les patrouilles de sécurité se poursuivent dans les villes et leurs abords afin de renforcer le contrôle de zone.

Aujourd’hui, s’est tenue à Bamako, une réunion extraordinaire du Comité restreint des chefs d’Etat-major de la CEDEAO dans la cadre de la montée en puissance de la MISMA. Les contingents togolais et sénégalais ont rejoint respectivement Sévaré et San.

Ce sont près de 4000 militaires français qui sont déployés au Mali. A leurs côtés, près de 5400 soldats des forces africaines (MISMA et tchadiens) et les forces armées maliennes complètent ce dispositif afin de permettre au gouvernement de retrouver son intégrité territoriale et de désorganiser les groupes terroristes et démanteler leurs sanctuaires.
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19 Février : 21e RIMa

Message par Rédacteur » 24 févr. 2013, 19:21

http://www.defense.gouv.fr/operations/l ... vrier-2013
21/02/2013 19:15
Le 19 janvier 2013 à 20h46 locales, un VAB du GTIA 1 de la force Serval se dirige vers le village de Diabali. Ce VAB appartient aux marsouins du 21e RIMa qui ont été engagés au Mali dès le 11 janvier alors qu’ils armaient le groupement Terre de la force Epervier au Tchad. Les hommes du GTIA 1, accompagnés par les forces armées maliennes (FAM), après avoir pris le pont qui franchit le fleuve Niger à Markala, dans l’Ouest du Mali, se sont ensuite dirigé vers Niono puis Diabali.

Cette photographie résume une partie de la première phase de l’opération Serval. Une colonne de véhicules blindés faisant cap vers le Nord, de jour comme de nuit, acclamée par la population malienne. Les hommes de cette colonne participeront à la conquête de la boucle du Niger, c'est-à-dire la saisie des villes de Tombouctou et de Gao en 48 heures entre le 26 et le 27 janvier.

Photographie réalisée depuis un véhicule en mouvement avec un boîtier NIKON D4. La focale est réglée à 24 mm afin de capturer toute la scène. Pour compenser la faible luminosité, j’ai poussé la sensibilité à 12800 ISO et affiché une ouverture à 3.5 pour une vitesse d’obturation à 1/80 s pour conserver du détail sur le véhicule qui me suit.

Image
La photo du mois : janvier 2013 Copyright © adjudant Arnaud R. - EMA - Copyright © adjudant Arnaud R.
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Serval migre vers le nord, Tessalit monte en puissance

Message par Rédacteur » 24 févr. 2013, 19:32

http://lignesdedefense.blogs.ouest-fran ... puiss.html
23/02/2013
Serval migre résolument vers le nord, Tessalit monte en puissance
Gao est rapidement devenu le pivot terrestre de l'opération Serval, mais l'orientation générale évolue dans une direction résolument nordiste. C'est désormais Tessalit qui va devenir la tête de pont des opérations offensives dont Panthère 4 (au cours de laquelle un sous-officier du 2e REP a trouvé la mort) n'est qu'un exemple.

A Gao, sur le papier, il y a quelques jours stationnaient 2 700 militaires français. En réalité, le nombre de soldats effectivement basés sur place (en particulier à l'aéroport) tournait, et tourne toujours, autour de 2 000, avec l'état-major du général Barrera, le soutien, le GAM (groupement aéro-mobile), le GTIA2... Toutefois, c'est un chiffre considérable.

A Tessalit (un double attentat à la voiture piégée a eu lieu vendredi matin à In Khalil, visant le MNLA qui a perdu 3 hommes) stationnent, pour l'instant, un contingent des forces spéciales, un S-GTIA TAP (parachutistes) et un élément blindé du 1er RIMa avec ses appuis (dont deux Caesar). Mais l'EMA ne cache pas que c'est désormais à partir de Tessalit que va s'organiser l'effort français, Kidal étant tenu par les Tchadiens et un petit contingent français.

Cet effort exige des moyens humains supplémentaires qui devraient provenir de Gao. Or il apparaît nettement que la stratégie des djihadistes vise la "fixation" d'une partie importante du contingent français dans la boucle du Niger. La répétition des incursions terroristes dans Gao et des escarmouches dans les environs de la ville témoignent de cette volonté: il ne s'agit pas de vaincre mais d'immobiliser et d'user.
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EMA : Point de situation du lundi 25 février 2013

Message par Rédacteur » 01 mars 2013, 15:54

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... vrier-2013
27/02/2013 09:54
Point de situation sur l'opération Serval du jeudi 21 février 18h00 au lundi 25 février 2013 18h00
Les opérations aériennes se sont poursuivies, notamment dans la région de Tessalit avec près d’une centaine de sorties. Une quarantaine de sorties a été dédiée aux frappes aériennes permettant la destruction d’une dizaine de dépôts logistiques et d’une dizaine de véhicules. Le reste des missions s’est répartie entre le soutien des opérations et le transport de nos forces et de nos matériels.
Deux avions ravitailleurs C135 français sont désormais déployés sur l’aéroport de Bamako permettant de faciliter le soutien des opérations aériennes.
A Dakar, l’EIDER a effectué une nouvelle rotation. Il est arrivé en fin de semaine dernière avec son bord du fret au profit des forces déployées dans l’opération Serval. Il est le troisième navire affrété à accoster sur les côtes sénégalaises depuis le 11 janvier 2013. Ces affrétés ont été escortés par des bâtiments de la Marine Nationale, qui depuis le départ fourni un appui important à l’opération malienne.
Au sol et depuis le 18 février les forces françaises, maliennes et tchadiennes sont engagées dans la région de Tessalit où elles poursuivent leurs opérations offensives qui visent à désorganiser les groupes terroristes et à démanteler leurs sanctuaires.
L’engagement combiné de nos forces a permis de détruire trois véhicules et de neutraliser une vingtaine de terroristes.
Parallèlement, le 22 février, les éléments tchadiens ont pris à parti des groupes terroristes. Immédiatement, ils ont reçu l’appui des aéronefs français sur leur zone d’opération. Pendant plus de 24 heures, les avions de chasse français se sont relayés afin d’appuyer l’avancée des troupes au sol.
Les tchadiens ont annoncé avoir neutralisé plus de 90 terroristes lors de cette action offensive très déterminée. Ils ont également annoncé avoir perdu 23 des leurs. Plusieurs de leurs blessés ont été évacués par les hélicoptères du GAM vers l’antenne chirurgicale avancée de Gao pour y être soignés.
Dans la région de Gao, après les échanges nourris du 20 février et quelques actions de harcèlement les 21 et 22 février de la part des groupes terroristes, la situation reste sous contrôle grâce à l’action combinée et coordonnée des forces armées maliennes, des forces africaines de la zone (nigériennes) et des français. En présence du CICR et de médecins du monde, les forces armées maliennes ont remis à l’hôpital de Gao les 3m3 de médicaments repris aux groupes terroristes au cours des opérations de la semaine passée.
Le 22 février, après des tirs de 3 roquettes de type BM21 depuis la périphérie de Gao, les forces armées maliennes appuyées par des éléments français ont reconnu et nettoyé la zone périphérique, ainsi que celle du centre ville.
Le 25 février, à Gao, des reconnaissances au nord de la ville par le GTIA 2 ont permis la découverte d’une trentaine de roquettes de 122 mm et des grenades à main de différents types dont une était piégée.
Enfin, les forces armées maliennes se dotent d’une capacité fluviale, avec l’arrivée de deux vedettes rapides permettant la navigation sur le fleuve Niger, et la sécurisation des berges.

Ce sont près de 4000 militaires français qui sont déployés au Mali. A leurs côtés, près de 5800 soldats des forces africaines (MISMA et tchadiens) et les forces armées maliennes complètent ce dispositif afin de permettre au gouvernement de recouvrer son intégrité territoriale, de désorganiser les groupes terroristes et démanteler leurs sanctuaires.
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EMA : Point de situation du jeudi 28 février

Message par Rédacteur » 01 mars 2013, 15:56

http://www.defense.gouv.fr/operations/m ... 28-fevrier
01/03/2013 08:49
Point de situation sur les opérations, du lundi 25 février 18h00 au jeudi 28 février 2013 18h00
Les opérations aériennes se sont poursuivies, notamment dans la région de Tessalit avec près d’une centaine de sorties. Une soixantaine d’entre elles a été dédiée aux frappes aériennes et à l’appui des troupes au sol. Elles ont notamment permis la destruction d’une dizaine de véhicules.

Plus d’une quarantaine de sorties a été consacrée au transport aérien, permettant à la fois le ravitaillement logistique et la mise en place de nos éléments dans le nord du pays et l’évacuation des blessés tchadiens.

Au sol, le GTIA 1 armé par les éléments du 21e RIMa des EFT au Tchad, de l’escadron blindé du 1er RHP de la Force Licorne et d’une compagnie Guépard du 2e RIMa a été désengagé de l’opération Serval. Les éléments des forces prépositionnées ont rejoint la France alors que la compagnie du 2e RIMA a été intégrée au GTIA 2. Désormais le dispositif terre s’articule autour de 3 GTIA, déployés pour l’un (GTIA 2) majoritairement dans la région de Gao et pour les 2 autres (GTIA 3 et GTIA TAP) principalement dans la région de Tessalit. En effet, afin de maintenir l’effort dans la zone nord, les éléments français ont progressivement renforcé leur présence dans la région de Tessalit avec le déploiement de près de 1200 militaires français répartis au sein du PC avancé de la brigade Serval, des GTIA 3 et GTIA TAP, du GAM et de leurs appuis. L’antenne chirurgicale avancée, initialement basée à Sévaré a été redéployée sur l’aéroport de Tessalit. Ainsi, dans la région de Tessalit, ce sont près de 1200 soldats français, 800 tchadiens et des éléments maliens qui poursuivent leurs opérations offensives contre les groupes terroristes.

A la suite de leur engagement le 22 février dernier (Cf : brève du 21 au 25 février 2013), les soldats tchadiens ont mené des opérations de remise en condition opérationnelle, alors que le GTIA 3 a commencé à se déployer avec l’ensemble de ses appuis (Génie et Artillerie) dans le massif de l’Adrar. L’engagement combiné de nos forces a permis de détruire plus d’une dizaine de sites logistiques, une quinzaine de véhicules, un BRDM2, de démanteler un atelier de fabrication d’IED et de neutraliser plus d’une quarantaine de terroristes. De nombreux postes de combat et campements ont été fouillés et neutralisés, en particulier grâce aux tirs précis et coordonnés des appuis au sol, de la chasse et du GAM.

Le 27 février, au cours de l’opération, un VBL du GTIA 3 a sauté sur une mine dans la zone d’In Taghlit. Deux soldats français ont été blessé dont un grièvement. Ce soldat a été évacué vers la France pour y être soigné. Le second a déjà rejoint son unité.

Dans la région de Gao et depuis les incidents du 21-22 février, les forces françaises, maliennes et africaines conduisent quotidiennement des opérations de fouilles et de reconnaissance dans la région afin de sécuriser la zone et de désorganiser les groupes terroristes.

En quelques jours, ce sont près d’une quinzaine d’ateliers et de caches qui ont été découverts, 4 mortiers de 82 mm, environ 70 roquettes de 122 mm, 9 sacs de 50 kg de produit explosif, 3 bonbonnes d’explosif artisanal ont été trouvés. Les recherches ont été particulièrement efficaces grâce à la coopération de la population locale.

Au cours d’une mission de reconnaissance de l’escadron d’aide à l’engagement (EAE) dans la région de Tombouctou, une grenade a explosé accidentellement dans un VBL pour une raison indéterminée : trois soldats français ont été blessés dont deux grièvement. Ils ont également été évacués vers la France

Les forces africaines sont désormais près de 6000 déployées sur le sol malien.
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