Après le FA.MAS?

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alexrequincolo
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Après le FA.MAS?

Message par alexrequincolo » 29 sept. 2009, 09:27

Article issu de "Secret défense":
Plusieurs siècles d'histoire risquent de s'achever en France, à l'occasion du remplacement de l'actuel fusil d'assaut FAMAS. La perspective est encore lointaine, mais la conception de l'arme date des années 70, avec des premières commandes en 1979, il y a trente ans. Pas étonnant que l'on pense à son successeur. Or, au vu des réflexions actuelles, l'hypothèse d'acheter une arme à un constructeur étranger n'est pas du tout exclue. Ce serait une première dans la lognue histoire de l'infanterie française. Sans remonter aux mousquets, la première arme reglementaire de l'armée française fut le fusil d'infanterie de 1717, auquel succèda le fusil de 1777 de Gribeauval. Après des modèles intermédiaires (1822, 1853), le Chassepot apparaît en 1866, puis le Gras - qui en est dérivé - en 1874. Arrive ensuite, en 1886, le célèbre Lebel dû au général Boulanger, puis le MAS 36 (en 1936) et le MAS 49/56 à partir de 1949, qui sera remplacé par le Famas. Point final ?

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vert de rouge
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Message par vert de rouge » 29 sept. 2009, 20:08

Salut Alexrequin colo :smile: :smile: :smile:

Sujet des plus intéressants qui mérite une soirée de réflexion pour préparer mon exposé.

Je reviens demain soir pour proposer ma vision sur le devenir du FAMAS et son éventuel remplacement.

A+.
A force de reconnaître le beau, on finit par oublier que le laid existe.
Blaise Pascal.

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vert de rouge
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Message par vert de rouge » 01 oct. 2009, 13:13

Le devenir du FAMAS ?

Le fusil d’assaut de la manufacture d’armes de St-Etienne modèle F.1 a été mis en dotation dans les corps de troupe à la fin des années 70 pour les troupes professionnelles, et en début de la décennie 80 en ce qui concerne les régiments sentinelles des frontières de l’est.

A cette époque, le FAMAS F.1 était le nec plus ultra des fusils d’assauts modernes. Sa conception était basé sur plusieurs critères jugés obligatoires pour la modernisation des armées.

En premier lieu, il était devenu nécessaire de remplacer les MAT 49, MAS 49 et 49/56, FM 24/29, MAS 36… , car cet armement certes efficace, n’en était pas moins obsolète face aux Kalachnikov, FAL , M.16 et autres. De plus ces armes sont très disparate et par conséquent, la gestion des pièces détachés devenaient très ou trop complexes à gérer. Il faut bien se rappeler qu’à cette époque, le FAMAS devait aussi remplacer l’A.A 52 comme arme d’appui feu du groupe de combat double zéro.

Arrivée à ce stade préparatoire de mon exposé, il me semble utile de revisiter l’histoire des armes réglementaires Françaises à partir de la fin de la guerre de 1870 (140 ans d’histoire de l’armement réglementaire en 1 page, c’est déjà pas si mal ).

Comme nous l’a rappelé l’ami Alexrequincolo, la particularité de l’armée Française est d’avoir eu un ingénieur de génie en la personne du général BOULANGER, créateur de la première cartouche sans fumée de l’histoire des armes à feu, utilisée en fin de 19°siècle dans le non moins fameux fusil LEBEL.
Mais la France a aussi le privilège d’être obtus dans ses prises de positions en ce qui concerne ce que j’appellerai le « Cocorico national ». Donc nous arrivons à une situation qui énonce « Une arme Française = Une munition Française », d’ou la création de la cartouche dite 8 mm Lebel, qui perdurera jusqu’à l’avènement de la cartouche dite 7.5 Française.
En résumé, l’état d’esprit de l’Etat Français et des militaires de cette époque étaient le rayonnement de la France sur ces empires coloniaux, et vendre si possible, un savoir faire et un matériel « made in France ».

La guerre de 14/18 a mis en évidence que le moderne Lebel n’était pas adapté à la guerre de tranchée (hyper long surtout avec la Rosalie pic-choux), et difficile à approvisionner de part son magasin tubulaire placé sous le canon. De même, il n’était pas possible de récupérer et d’utiliser les munitions ennemies avec nos armes réglementaires. Cette remarque est valable aussi avec les munitions des troupes alliées qu’elles soient US ou bien Anglaise.
Il est à noter que les troupes impériales teutonnes avaient en dotation le Mauser 1898 type A ou G avec chargeur interne à pile imbriqué donc plus facile à approvisionner grâce aux lames chargeurs de 5 cartouches. Ce fusil Mauser continua une très longue carrière après une petite modification dans les années 1930, pour finir sous la dénomination de mauser 98 K (kurtz) soit plus courte que son ancêtre. Nous retrouvons même de ce jour le 98 K dans certains conflits modernes (ex-yougo). Pareillement, le mécanisme Mauser, fut copié et sert de base à des fusils plus récent (MAS 36, FRF 1 et 2, HECATE et autres PGM).

Avant la guerre de 39/45, et tenant compte des combats des tranchées de1914, la France a décidé de remplacer son Lebel trop compliqué à fabriquer et à entretenir par un plagiat du 98 K. Malheureusement l’arrivée de cette guerre n’a pas permis de mettre en place le nouveau fusil MAS 36 en calibre 7.5 Français (et oui, esprit franchouillard qu’en tu nous tiens !) à étui à gorge à l’instar de la 8 mm Lebel à étui bourrelet. Les troupes nazis ont donc récupérés les stocks existants pour équiper leurs propres troupes ou troupes supplétives. Et bien sur, pour ce venger du traité de Versailles, ils ont démantelés ou détournés à leurs profit le peu de chaîne de production existante.

Ceci expliquant en partie l’armement hétéroclite durant la guerre d’Indochine, ou l’armement Français côtoyé allégrement les USM1 , GARAND, THOMPSON, Mitrailleuse de calibre 30 et 50 fourni par les USA, Et comme par hasard le mauser 98 K récupéré au titre des dommages de guerre, est destiné aux supplétifs Indochinois. Donc plusieurs types d’armes de différents calibres. La commande des munitions devait être un casse tête chinois pour le commandant de compagnie qui devait gérer de la 7.5, de la 9 mm, du 11.43, du 7.62, de la 12.7 et pour finir de la 7.92 allemande (bien sur je ne cause pas des munitions « cocorico » type 7.65 long pour P.A type 35 A ou S ou mieux, le très moche P.M modèle 38. )

Bref, la guerre d’Algérie survenant pratiquement aussitôt après la chute de Dien-Bien-Phû a permis une continuité dans l’armement hétéroclite des forces Françaises, ou l’apparition du MAS 49 et MAS 49/56 ont permis un infime remplacement des MAS 36.

Donc nous arrivons dans la période du milieu des années 60 ou nous n’étions plus en conflit avec d’autres pays. C’est à ce moment là, que l’on a constaté que nous étions largement en retard par rapport à la modernisation des armes individuelles du fantassin. En effet, les américains engagés dans le bourbier vietnamien, avait dû remplacer en début de ce conflit les M-14, GARAND, USM1 et PM GREASE en dotation par le non moins fameux M.16 A1 inventé par l’ingénieur STONER, en calibre 223 Remington soit du 5.56 mm.

Je m’arrête provisoirement ici, et vous soumettrez dés que je pourrai la deuxième partie, « pourquoi le FAMAS ? ».
A force de reconnaître le beau, on finit par oublier que le laid existe.
Blaise Pascal.

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Message par KEBIR » 01 oct. 2009, 13:58

A ma connaissance, la France n'a "acheté sur étagère" que lors de la guerre de 1870, avec les fins de collections d'armes américaines devenues pléthoriques à la fin de la guerre de Sécession !
Ce qui à engendré une pagaille monstre pour les approvisionnements d'une quantité invraisemblable de formes et de calibres...Laissant parfois des régiments entiers avec des cartouches qui n'entraient pas dans les fusils ou dans les mitrailleuses !
Quant à ces féroces soldats, je le dis, c'est pas pour cafter, mais y font rien qu'a mugir dans nos campagnes...
P.Desproges

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Message par alexrequincolo » 08 oct. 2009, 07:52

C'est un problème de log. Déjà, en 40, certaines unités avaient des obus d'un calibre différent de leurs canons...

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Message par manpat31 » 08 oct. 2009, 08:02

la suite, la suite, la suite... :-o
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o|--}

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vert de rouge
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Message par vert de rouge » 08 oct. 2009, 15:33

manpat31 a écrit :la suite, la suite, la suite... :-o
Désolé,
J'ai choppé la grippe. :-( :-(

Je reviens dés que possible.
A force de reconnaître le beau, on finit par oublier que le laid existe.
Blaise Pascal.

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manpat31
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Message par manpat31 » 08 oct. 2009, 18:21

bon, prompt rétablissement !

Tamiflu power ! :-?
Recherche personnels du 24ème RIMa
o|--}

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bleu12
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Message par bleu12 » 08 oct. 2009, 20:08

vert de rouge a écrit :
manpat31 a écrit :la suite, la suite, la suite... :-o
Désolé,
J'ai choppé la grippe. :-( :-(

Je reviens dés que possible.
normal..la grippe porcine,ça attaque en priorité les gorets!! :-D :-D
soigne toi bien ma poule...
Je préfère être pessimiste et avoir raison à chaque fois,plutôt qu'être bêtement optimiste et me planter à chaque fois.

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Message par guillaumeLTT » 09 oct. 2009, 07:24

Si t'as la crêve, c'est peut être la grippe A.
Si t'as la grippe A, tu crèves...

G.

PS : si je pètes, je rotes et si je suis un gros porc, suis je un vecteur de la fièvre porcine ?
Guillaume LE TYRANT o|--}
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Message par andreas » 09 oct. 2009, 09:50

vert de rouge a écrit :
manpat31 a écrit :la suite, la suite, la suite... :-o
Désolé,
J'ai choppé la grippe. :-( :-(

Je reviens dés que possible.
soigne toi bien
qq grogs bien tassés et zooou au dodo
Si tu n’veux pas d’ennuis, prends le trottoir d’en face :
Quand ils sont réunis, c’est pas l’état de grâce.
Ils parlent le langage des soldats de l’An II,
Ils forment le carré de la colère des Dieux.

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Message par vert de rouge » 19 oct. 2009, 19:26

Désolé pour cette interruption de mon exposé, mais le virus de la grippe saisonnière a eu raison de ma vieille carcasse durant un laps de temps donné. Donc, je reviens et je continue.

Pourquoi le FAMAS ?

Après avoir survoler succinctement 140 ans d’histoire de l’armement individuel Français,
Je vais m’atteler à vous donner ma vision du « pourquoi le FAMAS ».

Comme nous l’avons vu, le gouvernement Français du milieu de la décennie 60, a décidé de revoir et surtout de renouveler son armement individuel.
Je rappelle ici qu’à cette époque la doctrine de combat d’infanterie était :

1 groupe de combat = 1 sous-officier + 1 équipe choc + 1 équipe feu.

L’équipe choc :
1 premier grenadier voltigeur (G.V) équipé d’un P.M-MAT 49 avec 8 chargeurs de 32 bastos soit 256 cartouches de 9 mm,
1 deuxième G.V équipé d’un F.S.A-MAS 49/56 avec 4 chargeurs de 10 bastos soit 40 cartouches de 7,5 mm
1 troisième G.V équipé d’un F.S.A-MAS 49/56 en configuration lance-patate avec 4 grenades à fusil à empennage de 22 mm,
1 chef d’équipe choc équipé d’un P.M-MAT 49.

Venait derrière l’équipe feu :
1 Tireur F.M avec sa A.A 52 et sa bande de 50 cartouches de 7,5 et son P.A-MAC 50 avec 2 chargeurs de 9 cartouches de 9 mm soit 18 pruneaux,
1 Chargeur F.M avec son FSA 49/56 et sa musette de munition de 5 bandes de 50 cartouches pour alimenter la A.A,
1 Tireur L.R.A.C/73 mm et son P.A.C-MAC 50.
1 Chargeur L.R.A.C/73 avec son FSA 49/56 et son panier de 4 roquettes anti-char.
1 chef d’équipe feu équipé soit d’un F.S.A-MAS 49/56, soit d’une MAT (m’en rappelle plus).

Donc armements et munitions disparates.

La première orientation était par conséquent d’uniformiser l’armement individuel du combattant. Il fallait dans un premier temps supprimer la MAT 49 destinée au combat rapproché, ainsi que le P.A MAC 50 destiné au combat à bout touchant ou portant. Et dans un deuxième temps supprimer le F.S.A car pas pratique du tout en combat localité ainsi que l’A.A 52 très lourde et grosse consommatrice de munition.

De même, il fallait aussi trouver une munition unique de petit calibre afin d’être utilisé par l’ arme commune du groupe de combat.

De plus, il fallait avoir une arme capable de tirer coup par coup, en rafale de 3 coups, en rafale libre, des grenades à fusil, capable d’engager des cibles de 0 à 300 mètres sans correction de la hausse, d’un encombrement minimum pour être utilisé en combat localité ou de tranchée, de tirer de nuit sans adjonction de dispositif nocturne, devant être légère, d’un entretien facile, pouvant être utilisé aussi bien par un tireur gaucher qu’un tireur droitier, facile d’utilisation par un soldat lambda, que les pièces détachées soient interchangeables d’une arme à l’autre, que seul la vision de cet arme permettrait d’identifier le soldat Français en caleçon non réglementaire, et patati et patata, et puis ceci et puis cela…, et bien sur aussi….. 100% made in France (quand on est chauvin, et ben on est chauvin).

Nous conservions le LRAC de 73 mm, seul moyen d’éclater un char de combat ou bunker ou blockhaus fortement fortifié. Ceci en attendant l’arrivée de son successeur à savoir le LRAC de 89 mm.

Il faut savoir dans un premier temps que la conception d’une arme de combat commence toujours par son calibre.

En effet, il faut déterminer le résultat attendu à partir d’un projectile donné. Il se sert à rien de tirer du « gros », alors qu’une petite escarbille suffit largement à dessouder un combattant ennemi. De plus, dés lors que le calibre sera plus gros, plus lourde sera la cartouche. Et nous savons tous par nos expériences passées, que plus c’est lourd, plus nous allégeons la charge. Les observations des causes à effet durant l’intervention US au Viêt-Nam ont laissés supposer qu’il vaut mieux privilégier « le beaucoup plus de bastos ». Les statisticiens américains ont estimés qu’il fallait au moins 300 coups tirés, pour un viet-cong abattu. De plus il faut bien le reconnaître qu’il est beaucoup plus rassurant dans l’esprit du combattant de savoir qu’il a 150 cartouches au lieu des 40 ou 18 des dotations réglementaires.

Par conséquent, en étudiant les munitions militaire existantes au niveau mondial ; en cherchant un calibre avec une trajectoire très tendue ne nécessitant pas de correction de hausse super compliquée ; en se basant sur la guerre froide entre le monde capitaliste et le monde communiste de cette période ; en faisant un rapide calcul et étude de marché sur la rentabilité de produire et d’utiliser, ou de vendre une munition donnée sur le marché de l’internationale ; en se rendons compte qu’une munition plus petite ne nécessite que peu de matière première ; en observant ce qui se passait au niveau de l’OTAN (Je vous rappelle que le général De Gaulle avait dit non à l’OTAN, et nous n’en faisions pas partie) ; en appliquant le concept qu’il vaut mieux un soldat blessé que mort car plus onéreux au niveau humain et logistique, donc économique du pays ennemi qu’un simple trou fait avec une pelle de tranchée, et patati et patata et puis ceci, et puis cela…, il a été décidé de retenir la cartouche de 5.56 mm dite 223 U.S.

A partir de cette munition, il a donc fallu dans un second temps, que les ingénieurs de la direction générale de l’armement conçoivent un fusil d’assaut de petit calibre avec toutes les demandes et (ou) prescriptions citées ci-dessus.

Pour l’arme, le résultat fût le suivant ;

(Pour ceux qu’intéressent mes écrits, je leurs laisse le soins de faire les recherches appropriés sur la toile en ce qui concerne les caractéristiques du FAMAS.)

Le fusil d’assaut est court et très bien équilibré pour les différentes missions du combat d’infanterie.
Le concept du « ultra compact » permet de raccourcir l’arme de façon très conséquente, tout en conservant un canon suffisamment long pour engager des tirs sur moyenne distance (300 à 400 mètres grand maximum).
Il bénéficie du procédé du levier d’amplification d’inertie (L.A.I) existant sur la A.A 52, pour forcer ou freiner le déplacement de la culasse. Ceci expliquant sa cadence de tir en rafale avoisinant les 1000 coups/minute.
De même, il bénéficie d’une chambre de tir de type cannelée. C’est à dire qu’il n’est guére probable qu’un étui reste collé comme suite à une trop forte pression des gaz au départ du coup. Ce système de chambre cannelée a été copié sur celui de la A.A 52, et explique qu’il n’existe pas d’extracteur d’étui rompu dans la trousse de nettoyage.
Prévu pour flotter sur l’eau (j’ai jamais essayé, donc je ne sais pas si cela est réel) en cas d’immersion.
Equiper d’un bi-pied rétractable lui permettant d’être immédiatement en position du tireur couché sans avoir à manipuler son sac à dos ou bricoler un appui pour son arme.
Composé en fibre de verre principalement et (ou) matière synthétique ainsi que des matériaux composites modernes, lui donnent une grande légèreté d’emploi et de transport.
Son dispositif de « tête de Mickey » permet de changer l’éjection des étuis soit à droite soit à gauche en fonction des aptitudes du tireur.
Sa poignée garde main (P.G.M) et longue et protége les éléments de visée. De plus ce PGM porte les alidades pour le tir de grenade à fusil que ce soit en tir courbe ou tendu.
De la crosse jusqu’au cache-flamme, toute l’arme est en ligne. Ceci est un énorme avantage, car lors des tirs, l’arme reste toujours en direction des cibles et aucun relèvement du canon n’est constaté.
Son faible recul lors des départs de coups, permet des tirs appliqués sans que le tireur n’appréhende une méga claque sur sa clavicule.
Selon mon expérience personnelle, le plus de cette arme concerne sa bretelle de transport. En effet, le FAMAS F1 peut être transporter en sautoir, dans le dos, ou en configuration combat c’est à dire le passant de bretelle dégrafé de la fixation ad-hoc et prêt à être utiliser pour un tir à la hanche, sans aucune fatigue du port de l’arme par le soldat.
Un couteau baïonnette solidement fixé sur l’arme lui confère des capacités au combat corps à corps.
Enfin, pour finir ce chapitre, le combattant a en dotation 6 chargeurs de 25 cartouches, soit 150 bastos à trimbaler, pour un poids de munition insignifiante.

Donc, il est clair que l’avènement du FAMAS à la fin des années 70 dans les unités de combat professionnelles, a révolutionné l’armement individuel du fantassin mais aussi le concept du combat d’infanterie. Ceci en supprimant la notion de combattant individuel, et en instaurant le concept du combat en binôme.

Le FAMAS était une arme révolutionnaire, moderne, adapté à une guerre traditionnelle pour les corps de troupe. Lors de mes tribulations militaires, j’ai pu constaté que les soldats des pays étrangers louchaient énormément sur notre FAMAS. Cette particularité réside aussi sur le fait que seuls les soldats Français étaient équipés réglementairement de cette arme 100% Française, et qu’aucune vente n’a été réalisé sur l’exportation de ce bijou de technologie. Je peux le dire de 1980 à 2005, le FAMAS était « THE BEST MACHINEGUN IN THE WORLD » (en langage Bidolchon « Le meilleur fusil d’assaut du monde »).

Mais le monde change, notamment les ennemis d'hier sont devenus des alliés, l'union européenne à succédée à la CEE, le bloc de l'est est parti en déliquescence, les enjeux économiques ont changés, la géo-stratégie aussi, l'armée de conscription a disparue, le déficit de l'Etat devient un gouffre sans fond, etc...,etc...

Je m’arrête ici, et reviendrai pour conclure mon exposé par « le Devenir du FAMAS » en cette première décennie du 21°siècle.
A force de reconnaître le beau, on finit par oublier que le laid existe.
Blaise Pascal.

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alexrequincolo
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Message par alexrequincolo » 19 oct. 2009, 23:02

Il y a plusieurs point à ne pas oublier:
L'Armée française a été équipée d'armes étrangères à plusieures reprises (seconde guerre mondiale, Indochine, Algérie,...) De l'USM1 au SIG 540 notre histoire rescente le prouve.
Un choix politique majeure nous a retiré toute possibilité de fabriquer des armes de petit calibre et les munitions qui vont avec.
Le FA.MAS a été conçu pour des tirs méthode Montauban.
C'est une des rares armes au standard OTAN uniquement pour elle-même (chargeurs, munitions, fixation de lunette, etc)
Le FA.MAS (1979) est sorti après le Steyr AUG (1977) est juste avant le SA80. Le concept "Bull Pop" était inventé depuis quelques années déjà.
Comme toute société, les Armées connaissent des phénomènes de mode. Le passage au fusil d'assaut (mis en oeuvre pendant le seconde guerre mondiale) était certes une nécessité, mais aussi une mode en terme d'équipement. Aujourd'hui ce sont plutôt des fusils d'assaut en 7,62 (M14)
D'ailleurs les américains dépensent des sommes folles pour trouver un équivalent à la munitions M43 (donc de 1943) de la Kalashnikov sans que se soit la munition russe.
Essayer de tirer avec d'autres armes: vous verrez que globalement ce sont les mêmes, mais que le FA.MAS est souvent surpassé (ergonomie, fixation) et que l'entrainement chez nous n'est pas à la hauteur de ce quin devrait être fait avec une arme comme ça. (Suisse, USA, Nouvelle Zélande,...)
Pour finir c'est le soldat qui doit être bien entrainé. L'arme ne vient qu'au second plan.

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Message par vert de rouge » 20 oct. 2009, 09:27

Salut Alexrequincolo :smile: :smile: :smile:

Tes observations et remarques sont parfaitement pertinentes.

Je vais intégrer des propositions d'analyses et de réponses dans mon dernier exposé.

Le seul probléme, je vais essayer de faire un écrit clair, car nous arrivons au stade de la technique armuriére/ballistique, qui pour des non-initiés est un charabia du plus belle effet :D :D :D :D
A force de reconnaître le beau, on finit par oublier que le laid existe.
Blaise Pascal.

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Message par alexrequincolo » 21 oct. 2009, 10:35

Pourtant essentiel: la F5 est là pour nous rappeler que toutes les munitions "5,56" ne sont pas les mêmes. Pas besoin de faire Saint-Cyr, n'est-ce pas.

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