2017 : FAA

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2017 : FAA

Message par Rédacteur » 08 sept. 2017, 15:39

Et le Batral Dumont d’Urville quitta les Antilles deux mois avant l’ouragan…
Meretmarine, Publié le 08/09/2017 par Vincent Groizeleau
https://www.meretmarine.com/fr/content/ ... t-louragan


Face au désastre qui a frappé Saint-Martin et Saint-Barthélemy, on ne peut s’empêcher d’évoquer le départ de Martinique, il y a à peine plus de deux mois, du navire qui aurait été probablement le plus utile aujourd’hui. Il s’agit du bâtiment de transport léger (Batral) Dumont d’Urville, qui a fait ses adieux à la base navale de Fort-de-France le 19 juin dernier et est arrivé à Brest le 24 juillet en vue d’y être désarmé.

Mis en service en 1983, le vénérable bateau était spécialement conçu pour la projection de troupes et de matériel dans les territoires ultramarins, avec une coque lui permettant de s’échouer sur une plage afin d’y débarquer hommes et véhicules. Long de 80 mètres, équipé d’une grue pour la manutention de lourdes charges, de petits chalands de débarquement et d’une plateforme hélicoptère, le bâtiment était capable d’embarquer une cargaison de plusieurs centaines de tonnes, dont une douzaine de véhicules.

Les anciens Batral de la Marine nationale, dont le Dumont d’Urville était le dernier exemplaire encore opérationnel, offraient une capacité très précieuse dans le cadre d’opérations de débarquement et de soutien logistique outre-mer. Mais elle a aussi, à de multiples reprises, été utilisée pour des missions humanitaires, y compris là où les infrastructures portuaires étaient inutilisables. Après avoir passé le gros de sa carrière en Polynésie, le Dumont d’Urville, succédant à l’un de ses sisterships (le Francis Garnier) aux Antilles en 2010, a ainsi conduit plusieurs opérations d’assistance aux populations sinistrées par des catastrophes naturelles : en 1990 aux Samoa occidentales frappées par le cyclone Ofa puis en 1997 aux Iles-sous-le-Vent après le passage des cyclones Martin et Osea. Alors que le Francis Garnier était intervenu après le séisme ayant ravagé Haïti en 2010, le Dumont d'Urville y était retourné cinq fois avec du fret humanitaire en 2011, 2014 et 2017.

Pour succéder aux Batral, un autre type de bateau a vu le jour, le bâtiment multi-missions (B2M), issu d’un compromis intégrant la nécessité de disposer d’une plateforme plus adaptée aux longues patrouilles en mer. Le nouveau modèle dispose d’importantes capacités logistiques, sans pouvoir, contrairement à son aîné, effectuer des manœuvres de plageage. Il peut transporter des conteneurs et des véhicules, dont des bulldozers, mais doit les débarquer à quai ou sur une barge, son unique chaland n’étant dimensionné que pour un engin léger.

Si le remplacement des anciens Batral par des B2M a été acté dès 2014, avec la commande de trois nouvelles unités pour Nouméa, Papeete et La Réunion, la succession du Dumont d’Urville aux Antilles, il faut le rappeler, était loin d’être acquise. Il a fallu que la marine bataille dur pour l’obtenir. Une demande frappée du sceau du bon sens et finalement acceptée, avec l’ajout d’un quatrième B2M. Toutefois, alors que la livraison des trois premiers bâtiments est intervenue en 2016/2017, la commande du quatrième n’a été notifiée qu’en janvier dernier, renvoyant sa mise en service à la fin 2018. Entretemps, la planification de la mise en retraite du Dumont d’Urville avait été intégrée au budget et le bâtiment s’en est donc allé cet été, laissant comme on dit chez les militaires un « trou dans la raquette » dans le dispositif antillais.

Des trous comme celui-ci, il y en a malheureusement un certain nombre dans les armées françaises, mais la plupart du temps ils passent inaperçu. Aujourd’hui, ce n’est évidemment pas le cas et c’est sans doute avec amertume qu’on peut déplorer l’absence de l’ancien Batral, ou celle de son successeur. Car cette capacité fait véritablement défaut au moment où il faut gérer l’une des pires catastrophes naturelles ayant frappé la région.

Les militaires ne sont pas à blâmer, ils font évidemment ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont. Dans le cas présent, ils en sont réduits à entasser des vivres et des bouteilles d’eau dans le peu d’espace libre des frégates Ventôse et Germinal, les deux seules unités d’importance dont la marine dispose encore aux Antilles. Des bateaux qui, évidemment, ne sont pas franchement adaptés à ce genre de missions. Il faut toutefois s’estimer « heureux » puisque les infrastructures portuaires de Saint-Martin ont été relativement épargnées et restent utilisables. Par chance également, les frégates sont toutes les deux disponibles actuellement, tout comme les deux seuls hélicoptères de l’aéronautique navale basés en Martinique et qui sont à bord : un Panther et une antique Alouette III. Par ailleurs, alors qu’aucun avion de surveillance maritime n’est basé de manière permanente aux Antilles, on notera aussi que, par un heureux hasard, deux Falcon 50 sont sur place, dont un venu dans le cadre de la surveillance d’un tir au centre spatial guyanais. Depuis hier, ils assurent des missions cruciales de reconnaissance à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, qui permettent aux autorités d’apprécier la situation sur place et, de là, connaitre les besoins et organiser le déploiement des secours.

Ceux-ci dépendent pour l’heure en grande partie des moyens militaires présents en Martinique et en Guadeloupe. Or, malheureusement, il n’y a pas que la marine qui fait pâle figure. L’Etat-major des armées indiquait hier que « tous les moyens disponibles des forces aux Antilles et en Guyane sont mobilisés ou mis en alerte pour être en mesure d’appuyer les secours ». Voici, dans le détail, tout ce que les Forces Armées aux Antilles (FAA) et les Forces Armées en Guyane (FAG) annoncent être en mesure de mettre à disposition : le 33ème Régiment d’infanterie de marine (RIMA), le Régiment du Service Militaire Adapté (RSMA), un avion de transport léger Casa, deux hélicoptères Puma, ainsi que les Ventôse et Germinal, leurs hélicoptères et les Falcon 50. Un inventaire qui, dans cette situation de grande détresse, met douloureusement en lumière la faiblesse des ressources militaires basées dans la région. Cette situation, ce n’est un secret pour personne, est essentiellement liée à de nombreuses vagues de restrictions budgétaires qui, au fil du temps, ont réduit les moyens. Une décrue que les élus locaux, notamment, ne cessent de dénoncer depuis des années. Et qui n’est aujourd’hui pas sans conséquence puisque ce sont précisément ces moyens, positionnés au plus près, qui sont sensés intervenir en premier avant l’arrivée des renforts métropolitains.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

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Fret, vivres et renforts expédiés par air et par mer pour secourir les victimes

Message par Rédacteur » 09 sept. 2017, 19:23

Fret, vivres et renforts expédiés par air et par mer pour secourir les victimes
La Voix du Nord, Par Olivier Berger, Publié le 08/09/2017
http://www.lavoixdunord.fr/214920/artic ... s-victimes
Entre les forces prépositionnées et les moyens dépêchés sur les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy depuis le passage de l’ouragan Irma, mercredi 6 septembre, le déploiement civil et militaire du plan cyclone semble efficace et rapide.
Avant le passage dévastateur d’Irma, des membres de la sécurité civile, des pompiers et des militaires avaient été expédiées depuis la Guadeloupe et la Martinique dimanche et lundi à l’aide d’un avion Casa CN-235 des Forces armées aux Antilles (FAA). Au total, une soixantaine de personnels avec des réserves d’eau, des postes de secours mobiles et des modules d’interventions légers autonomes (tronçonneuse, haches, 60 groupes électrogènes, kits de désalinisation…).

Depuis,deux Falcon 50 des Forces armées en Guyane (FAG) ont établi des reconnaissances aériennes pour tirer un bilan des dégâts. L’acheminement du fret, de vivres et de renforts du 33e RIMa (régiment d’infanterie de marine) continue par des rotations du Casa, par l’arrivée jeudi, depuis son port d’attache de Fort-de-France en Martinique (à 500 km environ de Saint-Martin), de la frégate Ventôse (avec un hélicoptère Panther). L’autre frégate des Antilles, le Germinal (avec un hélicoptère Alouette III), qui se trouvait plus au sud, est en transit vers la Martinique pour acheminer des secours supplémentaires.
Hélicoptères et Airbus

Deux hélicoptères Puma de manœuvre pourraient s’ajouter au dispositif. La mobilisation de sections du RSMA (régiment du service militaire adapté), qui contribue à l’insertion socioprofessionnelle de jeunes Antillais, est aussi effective.

Jeudi, un Airbus A340 de l’escadron de transport 3/60 Estérel de l’armée de l’air a expédié 168 marins-pompiers de Marseille et sapeurs-pompiers de Paris (deux unités militaires) depuis Orly. Ajoutons deux unités d’instruction et d’intervention de la sécurité civile, en provenance de Brignoles et de Nogent-le-Rotrou.

Il faut enfin ajouter 73 gendarmes mobiles de l'escadron 33/7 de Vouziers dans les Ardennes, ainsi que des experts en identification des victimes de catastrophes de l'IRCGN mais aussi des personnels du centre de planification et de gestion de crise. Arrivés à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, ils vont être envoyés le plus rapidement possible sur les îles sinistrés au secours des populations.

Au total, 400 gendarmes, 400 personnels de la sécurité civile et autant de militaires ont été déployés en urgence sur les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy.
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Les forces armées au secours des Antilles

Message par Rédacteur » 09 sept. 2017, 19:31

Les forces armées au secours des Antilles
FOB, Christina Mackenzie 8 septembre, 2017
http://forcesoperations.com/les-forces- ... -antilles/
Hier, 7 septembre, un Casa des Forces armées en Guyane (FAG) a rejoint Saint-Martin avec du matériel de premiers secours. Mais avant le passage d’Irma, les forces armées aux Antilles et en Guyane ont été mobilisées pour pré-positionner des moyens matériels et humains (civils et militaires) à Saint-Martin et en Guadeloupe. A Paris une cellule interministérielle de crise a été activée tandis que localement c’est le préfet avec son correspondant pour les armées, le commandant des forces armées aux Antilles (FAA) le contre-amiral René-Jean Cerignola, qui sont aux manettes. Pour ce dernier c’est un baptême un peu rude aux fonctions qu’il a prises il y a à peine une semaine, le 29 août 2017 ! Il occupe également la fonction de commandant de la zone maritime Antilles et de commandant de la base de défense (COMBdD) et il est placé sous l’autorité du chef d’état-major des armées (CEMA), dont il est le représentant local.
Les FAA font partie des forces de souveraineté françaises basées sur les territoires d’outremer. Ils sont centrés sur la Martinique et la Guadeloupe mais leur zone de responsabilité permanente (ZRP Amérique latine – Caraïbes), qui est regroupée avec celle des forces armées de Guyane (FAG), comprend le département des Antilles.

Les FAA sont constituées, pour l’armée de terre, du 33e RIMa (régiment d’infanterie de marine) avec une compagnie de commandement et de logistique, deux compagnies de combat, une compagnie de réserve et un centre d’aguerrissement outre-mer et de l’étranger (CAOME) implantés en Martinique et une compagnie de réserve implantée en Guadeloupe.

Pour sa part la Marine nationale a une base navale implantée dans le Fort Saint Louis à Fort-de-France avec les deux frégates de surveillance : Ventôse (ce dernier – avec un hélicoptère Panther – a appareillé de Martinique avec du fret, des vivres de l’eau et une section du 33e RIMa) et Germinal (qui, avec un hélicoptère Alouette III est en transit vers la Martinique, d’où elle pourra embarquer du fret, des vivres et des renforts); un bâtiment de transport léger : Dumont d’Urville ; un remorqueur portuaire côtier : Maïto ; et un patrouilleur côtier de la gendarmerie maritime La Violette basé en Guadeloupe.

L’armée de l’Air de son côté a deux détachements d’hélicoptère embarqué de la Marine nationale : 1 Panther de la flottille 36F et 1 Alouette III de l’escadrille 22S ; et un pôle aéronautique étatique basé au Lamentin : cette structure interministérielle regroupant des unités aéronautiques du ministère de la Défense (qui en assure la tutelle), du ministère de l’Economie et des Finances et du ministère de l’Intérieur constitue une plateforme logistique d’accueil et de soutien de renforts arrivant par voie aérienne, en provenance de Guyane ou de métropole, dans le cadre d’opérations de secours d’urgence ou de lutte contre le narcotrafic en haute mer.

La Base de Défense des Antilles, créée en janvier 2011, assure les missions de soutien commun au profit des organismes, directions et unités opérationnelles du ministère de la Défense stationnés aux Antilles. Le soutien commun et l’administration générale sont assurés par le Groupement de Soutien de la Base de Défense – Antilles (GSBdD). La France met en œuvre un service militaire adapté (SMA) avec deux régiments implantés en Guadeloupe et en Martinique. Il a pour mission de former les jeunes Antillais volontaires. Le RSMA est placé sous les ordres directs du COMSUP uniquement en cas de réquisition du Préfet, dans le cadre d’un protocole et du contrat opérationnel.

À l’issue du passage du cyclone, les efforts se concentrent sur l’assistance à la population de Saint-Martin, Saint Barthélémy et La Guadeloupe avec, à Saint Martin, une section du 33e RIMa, en Guadeloupe une autre section du 33e RIMa ainsi que le Régiment du Service Militaire Adapté (RSMA) qui a été mobilisé pour répondre aux sollicitations des autorités civiles et militaires. En Martinique sont déployés un Falcon 50M des FAA et un FALCON 50 des FAG en mesure d’effectuer des missions d’observation et d’évaluation des dégâts. Il y a aussi un CASA des FAG en mesure d’effectuer du transport de fret et de renfort et, deux hélicoptères de manoeuvre Puma des FAG.
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Moyens lourds pour les Antilles

Message par Rédacteur » 14 sept. 2017, 18:08

Moyens lourds pour les Antilles
FOB, Christina Mackenzie 11 septembre, 2017
http://forcesoperations.com/moyens-lour ... -antilles/
De nombreux moyens des armées, engagées comme on le sait sur plusieurs théâtres d’opérations, ont été réorientés pour les besoins des populations de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
Dans cette situation d’urgence et dans un environnement sanitaire et sécuritaire délicats, les moyens mis à disposition du ministère de l’intérieur pour secourir et protéger les populations et rétablir rapidement électricité, communication et ravitaillement en eau et vivres, l’ont été en entière coordination avec l’ensemble des ministères concernés, d’après un communiqué du ministère des armées.
Tous ces moyens humains et matériels sont placés sous la direction opérationnelle du préfet de la Guadeloupe, Eric Maire (qui a pris ses fonctions il y a une semaine seulement) assisté d’un détachement de liaison militaire. Le préfet de la Martinique, Franck Robine, préfet de zone de défense, est assisté du commandant supérieur des forces armées aux Antilles, l’amiral René-Jean Crignola, et de son état-major interarmées pour animer un centre opérationnel de zone.

Samedi dernier, le 9 septembre, un A400M a décollé de la métropole, avec à son bord notamment un hélicoptère PUMA supplémentaire. Un A310 et un second A400M sont arrivés hier avec des renforts en militaires et leurs équipements. Un deuxième avion CASA rejoindra également la zone demain.

Le BPC Tonnerre (Bâtiment de projection et de commandement) est en mesure d’appareiller dès mardi de Toulon. Le BPC apportera notamment quatre hélicoptères supplémentaires (2NH90 Caïman et 2 PUMA) et des moyens lourds du Génie pour participer aux travaux de reconstruction, du matériel et des véhicules de la sécurité civile et de la gendarmerie ainsi que 1000 tonnes de fret et de vivres. Doté d’engins de débarquement permettant de s’affranchir des facilités portuaires endommagées, le BPC offre les capacités d’un véritable hôpital flottant, avec des équipes médicales expérimentées, deux blocs opératoires et plus de 70 lits médicalisés.

Enfin, un état-major et trois compagnies sont déployés à Saint-Martin : 100 hommes du 33e régiment d’infanterie de marine (Martinique), 150 hommes du 3e régiment d’infanterie étrangère (Légion étrangère, Guyane), et 165 hommes du 3e régiment parachutistes d’infanterie de marine (Carcassonne). Ces militaires, en lien avec les forces de sécurité intérieure, auront pour mission de patrouiller et de participer à la sécurisation des sites sensibles, des convois logistiques et bien sûr des populations face aux éventuelles exactions ou tentatives de pillage.
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