2018 : 8e RPIMa

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2018 : 8e RPIMa

Message par Rédacteur » 03 juin 2018, 18:50

Un duo pour « faire renaître le pain Riclin »
https://www.lalsace.fr/haut-rhin/2018/0 ... ain-riclin
Le 03/05/2018 05:00 par Laurent BODIN
Parmi les offres de reprise des 14 boulangeries Wilson, l’une émane de l’entrepreneur mulhousien Kamel Boulhadid. Le PDG du groupe BK, propriétaire de 70 magasins en France, dont plusieurs Starbucks et Domino’s Pizza, propose de s’associer avec le fondateur de l’entreprise, Patrick Riclin, pour renouer avec la qualité artisanale.
« Comment redresser Wilson ? » C’est l’objectif, l’obsession même, de Kamel Boulhadid, qui a déposé ce mercredi une offre de reprise des 14 boulangeries du groupe auprès de la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse. « À elle de choisir les repreneurs les mieux placés. Cela fait quatre mois que je travaille sur ce dossier… » , expliquait-il ce mercredi matin, dans les locaux de son groupe BK à Illzach, alors que Patrick Riclin le rejoignait pour traiter les derniers détails de leur offre.

Cela fait, en effet, quatre mois que le patron du groupe BK a pris contact avec le fondateur de Wilson qui a vendu son affaire en 2014 à Léon Williams Griguer. Depuis, les 14 boulangeries alsaciennes ont vu leurs clients fuir à mesure que la fabrication artisanale cédait la place à un processus industriel qui a débouché sur une mise en redressement judiciaire, le 6 décembre ( L’Alsace des 15 février et 17 avril).
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« Nous ne sommes pas des prédateurs »

À la tête d’un groupe qui emploie plus de 1 300 personnes et pèse 65 millions d’euros de chiffre d’affaires à travers 70 magasins franchisés, dont les enseignes Domino’s Pizza et Starbucks, Kamel Boulhadid a donc convaincu le fondateur Patrick Riclin. Ce dernier a été courtisé par de nombreux entrepreneurs qui estimaient qu’il était le mieux placé pour redonner à Wilson ses lettres de noblesse.

« Nous ne sommes pas des prédateurs, mais des chefs d’entreprise , lance d’emblée Kamel Boulhadid. Quand j’ai appris que Wilson était en redressement judiciaire, j’ai été surpris car je connaissais bien l’entreprise du temps de Patrick. » Mis en relation par un « ami commun » , il a proposé un deal au fondateur : « Si je reprends, je veux revenir à une boulangerie artisanale. Peux-tu t’occuper du produit ? » Patrick Riclin a dit banco.

Kamel Boulhadid dévoile aujourd’hui sa stratégie : « Si le tribunal retient notre offre, Patrick Riclin sera directeur de la production des boulangeries, revenant à ce qu’il a toujours su faire : du pain artisanal de qualité. Je serai actionnaire majoritaire et Patrick actionnaire minoritaire. Il va apporter tout son savoir-faire pour redresser l’entreprise et faire renaître le pain Riclin. »
Tout le personnel repris

Kamel Boulhadid annonce aussi qu’il entend garder l’ensemble du personnel, qui serait au nombre de 130 salariés. « Reprendre l’entreprise dans cet état, c’est un investissement de plusieurs millions d’euros. Mais on est là pour préserver tout le monde… » , indique le chef d’entreprise que les obstacles n’effraient pas. « C’est dans la difficulté que l’on voit si l’on est bon. »

« Le challenge est compliqué , d’au-tant plus que nous ne disposons pas de toutes les informations, poursuit-il. Si le tribunal retient notre offre, ce sont ensuite les clients qui décideront de l’avenir des boulangeries… On veut être au service des clients. Notre seule volonté, c’est de leur donner le produit de qualité qu’ils veulent. Il faut revenir aux bases historiques et pour cela, Patrick a toute ma confiance et l’expertise pour recréer le groupe. » Son plan de reprise prévoit en outre la réinstauration à Mulhouse d’un site de production des viennoiseries qui ne seront plus achetées congelées. Il veut aussi un changement de nom. Les enseignes seraient rebaptisées Boulangeries Riclin. « C’est un gage de qualité pour les clients » , estime le chef d’entreprise.
« Je veux faire quelque chose pour ma ville »

Pour ce natif de Mulhouse – il explique avoir « grandi dans la “zup” » – ce challenge comporte aussi une dimension affective. « Ce projet mulhousien – ou haut-rhinois – me tient à cœur parce que je veux faire quelque chose pour ma ville, ma région » , indique Kamel Boulhadid, qui s’est surtout distingué, jusqu’à présent, pour ses réussites en tant que franchisé dans des groupes américains, Domino’s Pizza et Starbucks. L’entrepreneur est conscient que le retour sur investissement, si son projet convainc, ne sera pas immédiat. « Nous avons un plan d’action opérationnel et financier très précis. Nous avons un projet d’évolution des produits, des services et de l’image, un programme de déploiement opérationnel pour accompagner les vendeurs, les responsables de magasin, les boulangers… L’objectif n’est pas de rester à 14 boulangeries. On se donne jusqu’à la fin d’année pour remettre les magasins dans les standards. Après, on développera la marque Riclin en dehors du Haut-Rhin. »
« Redonner aux salariés le plaisir de travailler »

Pour le candidat à la reprise de Wilson, cette ambition passe par une première étape : « Redonner aux salariés le plaisir de travailler. Nous avons prévu, dans notre offre de reprise, la mise en place d’actions sur le plan social pour que les salariés soient traités de manière professionnelle et plus avec amateurisme. Ce que les clients voient en premier, ce sont les salariés. Si ces derniers sont heureux et fiers de leur travail, les clients savent comment ils seront servis. Je veux redonner une âme sociale à cette entre-prise. »

Kamel Boulhadid expose son plan pour Wilson comme un militaire sur un champ de bataille. Ce n’est pas étonnant, s’agissant d’un homme qui a passé cinq ans au 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMA). « C’est à l’armée que j’ai tout appris, notamment que dans la vie, tout est possible ! Je garde en moi cette mentalité… » , admet Kamel Boulhadid.

Il relève aussi ce défi par respect pour le fondateur de Wilson. « S’il n’y avait eu ce feeling avec Patrick, je ne l’aurais pas fait… Je l’ai senti très blessé. Pour moi, c’est magnifique de participer à cette aventure ! Montrer qu’il ne faut pas rester négatif dans la difficulté. Rien n’est jamais fini : tout le monde peut rebondir. »
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

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