2017 : Tirailleurs Sénégalais

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2017 : Tirailleurs Sénégalais

Message par Rédacteur » 23 août 2017, 18:26

Le 73e anniversaire de la libération de Clamecy a été célébré hier
Le Journal du Centre, Patrick Montenache, Publié le 21/08/2017
http://www.lejdc.fr/clamecy/2017/08/21/ ... 21866.html
Cette célébration de la libération de Clamecy a été marquée par l’hommage particulier à un Tirailleur sénégalais, inhumé au cimetière d’Oisy.
Et d'abord une première : un hommage au 44e des soldats des Tirailleurs Sénégalais victime des nazis, inhumé seul au cimetière d'Oisy. Le Comité d'Entente, avec la collaboration de la mairie d'Oisy, a tenu à faire sortir de l'oubli ce Tirailleur. Les Allemands, à cette époque, détenaient plus de quarante prisonniers. L'un d'eux, ayant réussi à s'échapper, fut traqué et abattu comme une bête la 21 juin 1940.
Un dépôt de gerbes a eu lieu solennellement sur sa tombe conjointement par le Comité d'Entente et Brigitte Picq maire de la commune.
Un arrêt à la stèle de Sembrèves fut ensuite réservé aux douze résistants tués lors des rudes combats dans cette zone, 8 du Maquis du Loup, 4 du Maquis Tonton d'Entrains-sur-Nohain. La maire-adjointe de cette commune, Edwige Gaudry, a procédé au dépôt de gerbe.
Une soixantaine de personnes dans le cortège
Incontournable station, le monument des 43 autres tirailleurs à Clamecy a été lui aussi l'objet d'un fleurissement et d'un moment de recueillement. Les 43 soldats prisonniers avaient été exécutés tout près de là sans autre forme de procès le 18 juillet, peu avant la libération de la cité. Au centre-ville, la cérémonie s'est poursuivie par une réunion autour du monument aux morts place du Commandant Boidot, avec dépôt de gerbes par la municipalité et le sous-préfet.
Une marche en cortège jusqu'au monument du square de la Résistance a conduit une soixantaine de personnes pour rendre honneur aux maquisards qui on vaillamment combattu en cette fin d'occupation.
Cette matinée commémorative s'est terminée par un rendez-vous dans le haut-lieu de la résistance que fut le site du Maquis du Loup, à Creux, sur la commune de Villiers-sur-Yonne. Le magnifique loup sculpté par Robert Pouyaud a assisté, couché sur son socle, à une série d'hommages et de souvenirs, entretenus par les bénévoles des Amis du Maquis du Loup, en uniforme, qui avaient amené là leurs Jeeps et une traction aux armes des FFI. Grande commémoration, à laquelle assistaient de nombreux élus du département, les anciens combattants de la FNACA, Parmi les gerbes déposées, ont notera la très émouvante participation de trois générations de la famille Moreau, descendantes du chef de ce maquis, alias « le Loup ».
À cette occasion, Fernand Mogenier, alias « Neveu », un des membres du Maquis, a lu un texte sur les circonstances de la libération de la cité des Flotteurs, qui fut la première de la Nièvre : « Les Allemands sont partis en catimini, pour ne pas éveiller les soupçons de la résistance, qui avait cependant été tenue au courant, grâce à des fuites des préparatifs nocturnes de départ.
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Pensions militaires françaises : Le calvaire de Papa Niako Lamah 2017 : Tirailleurs Sénégalais

Message par Rédacteur » 23 août 2017, 18:53

Pensions militaires françaises : Le calvaire de Papa Niako Lamah
Guinee7 - 22 août 2017
http://guinee7.com/2017/08/22/pensions- ... ako-lamah/
Lola, 21 août (AGP)- Papa Niako Lamah est un ancien combattant de la 2ème guerre mondiale côté français résident à Danané, en République de Côte d’Ivoire. Il a reçu la visite du correspondant préfectoral de l’AGP basé à Lola (République de Guinée) a qui il a accordé un entretien le weekend dernier à son domicile Houphouët-Ville.
Il fit partie du contingent de combattants appelés «Tirailleurs sénégalais», venus de plusieurs horizons de l’Afrique, dont la Guinée et la Côte d’Ivoire, qui ont lutté aux côtés de la France pendant la 2ème guerre mondiale, au cours de laquelle plusieurs de ces militaires ont laissé leurs vies.
Revenus de la France en 1964 pour rejoindre leurs pays respectifs, plusieurs de ces braves combattants de la liberté, dont 36 guinéens, se sont dirigés vers la Côte d’Ivoire, où ils ont été accueillis au quartier Houphouët-Ville.
Aujourd’hui, les quelques survivants éprouvent des difficultés à percevoir leur pension militaire (anciens combattants).
Selon Papa Niako Lamah, après leur libération, ils se sont installés à Danané en 1964. En ce temps, ils percevaient leur pension à des moments donnés avec réduction, car, affirme-t-il, il lui est arrivé de constater des manques de 555 mille francs CFA.
«Ce cas s’était généralisé même chez les veuves. Et lorsqu’on se rendait chez l’ambassadeur de France à Abidjan, on nous disait d’aller voir à la paierie. Là, encore on nous faisait croire que s’il y a des anomalies, cela dépendrait de l’ordinateur. Ce qui augmente encore notre souffrance, en plus des intempestives reconstitutions de dossiers qu’on nous demandait régulièrement», a expliqué l’ancien combattant de la 2ème guerre mondiale ou encore le Tirailleur sénégalais, Papa Niako Lamah.
Il a déploré le faite qu’ils soient, malgré leurs âges avancés, soumis à des déplacements entre Danané-Abidjan (Côte d’Ivoire) – N’zérékoré voire Conakry (Guinée), qui leur coutait très chers.
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Au Baobab, la dernière tournée de Doudou

Message par Rédacteur » 23 août 2017, 18:58

Au Baobab, la dernière tournée de Doudou
Ouest-France, Publié le 22/08/2017 à 10:12
http://www.ouest-france.fr/bretagne/bre ... ou-5199855
Après 25 ans de bons et loyaux services, l’emblématique patron du bar Le Baobab prend sa retraite. La rue du Château perd un de ses piliers.
Rencontre
Le rideau n’est pas vraiment tombé sur Le Baobab. Doudou, son propriétaire, « n’a eu aucun problème de vandalisme, en 25 ans de service » et n’en a jamais mis sur la porte de son affaire. Mais depuis samedi, le bar brestois gorgé de soleil a définitivement fermé ses portes.
L’histoire entre le fantasque Sénégalais et Brest commence « le 10 mai 1977 » se souvient-il avec précision. Avant cela, le jeune homme fait ses gammes dans un domaine touristique de son pays natal, où on l'appelle déjà Doudou. « Dans mon village, un autre jeune garçon s'appellait Jean-Waly, comme moi. Alors, on m'a surnommé Doudou, en référence à mon père. »
Jacky Bézard, homme de la nuit à Megève, vient y passer des vacances. « Je ressemblais à l’acteur Sammy Davis Junior, il a proposé de m’embaucher. » Doudou n’est pas habité par une irrésistible envie d’ailleurs, mais sent qu’il est temps de s’en aller. « C’était le destin. Mon père me disait que les Blancs m’aimaient bien et qu’ils finiraient par m’emmener… »
Ensuite embauché dans une boîte de nuit à Plougastel, Doudou passe par le bar du Château, ancêtre du Baobab, la première fois qu’il vient à Brest. Il sympathise avec le père du gérant, un certain M. Le Du. Il sourit. « En breton, son nom veut dire le noir… »
Spécialiste des cocktails
En 1992, il rachète l’affaire. La nuit, il se plaît à voir ces gens « heureux, qui oublient tous leurs tracas ». Il découvre alors le milieu des bars de jour, et les humeurs tristes. Sa femme, Ginou, qui gère l’établissement avec lui, ne s’étonne pas de le voir longuement écouter ceux qui viennent au comptoir chercher un peu de réconfort. « On disait que Doudou était en consultation », rigole-t-elle.
Dans son affaire, le gérant « veut faire voyager ». Toute l’atmosphère y évoque son continent d’origine. Le bar devient le rendez-vous des anciens d’Afrique. Ceux qui y sont nés, ceux qui y sont passés. Beaucoup de militaires y viennent, pour discuter avec le gérant dont le père était tirailleur.
Rapidement, Le Baobab est un lieu incontournable des nuits brestoises. Certains y entrent pour ses cocktails colorés, dont Doudou a fait sa spécialité, ou son mystérieux breuvage fruité Le Baobab. D’autres viennent pour discuter avec celui qui élève les discussions de comptoir en philosophie du quotidien. « Ici, j’accueille tout le monde, il n’y a pas de race chez l’être humain ! » À coups de « Champion » ou « Mignon », Doudou apostrophe affectueusement tous ceux qui y entrent.
« Amoureux de l’être humain »
Samedi dernier, 600 personnes sont passées au Baobab pour le jubilé du patron, qui a fêté cette année ses 70 ans. Pour celui qui se dit « amoureux de l’être humain », la soirée a été belle. « Des amis sont mêmes venus de Paris. C’était incroyable. »
Le gérant a déjà trouvé une repreneuse. L’affaire va beaucoup changer, et la décoration si singulière s’en va avec lui. Pour les clients qui disent déjà le regretter, Doudou assure que le bar est repris « par une bonne personne » et part l’esprit léger.
La vie de Doudou ressemble à long conte africain, où les péripéties sont nombreuses. La retraite n’y changera rien. « Le soleil continuera de se coucher, Mignon ! »
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Ahmadou Kourouma: le «guerrier» de Boundiali

Message par Rédacteur » 24 août 2017, 12:58

Ahmadou Kourouma: le «guerrier» de Boundiali
RFI, Par Sayouba Traoré mardi 22 août 2017
http://www.rfi.fr/emission/20170822-kou ... -boundiali
Ahmadou Kourouma est né le 24 novembre 1927 à Boundiali, dans le nord de la Côte d’Ivoire) ; et décédé le 11 décembre 2003 à Lyon en France, à l’âge de 76 ans. Ahmadou Kourouma est d’origine malinké, une ethnie présente dans plusieurs pays d’Afrique de l'Ouest. Son nom signifie « guerrier» en langue malinké. Élevé par un oncle, il suit une scolarité à Bamako au Mali.
De 1950 à 1954, (pendant la colonisation française donc), il est envoyé comme tirailleur sénégalais en Indochine, à titre disciplinaire. Avant de rejoindre la métropole pour suivre des études de mathématiques et d'actuariat, à l’Institut de science financière et d'assurances à Lyon en France. En 1960, lors de l’indépendance de la Côte d'Ivoire, il revient vivre dans son pays natal, mais est très vite inquiété par le régime du président Félix Houphouët-Boigny. Il connaît la prison avant de partir en exil dans différents pays, en Algérie (1964-1969), Cameroun (1974-1984) et Togo (1984-1994), avant de revenir vivre en Côte d'Ivoire.
En 1968, son premier roman, Les Soleils des indépendances, porte un regard très critique sur les gouvernants de l’après-décolonisation. Par ce roman qui a fait date, il entre en littérature par la grande porte. Après Les soleils des Indépendances, Ahmadou Kourouma a écrit de nombreux autres romans. Monnè, outrages et défis en 1990, En attendant le vote des bêtes sauvages en 1994, Allah n'est pas obligé en 2000. Seuil). Décédé en décembre 2003, Au moment de sa mort, il travaillait à la rédaction d’un nouveau livre Quand on refuse, on dit non, une suite d’Allah n'est pas obligé parue à titre posthume en 2004. Ahmadou Kourouma est aussi l’auteur de plusieurs livres pour la jeunesse, des pièces de théâtre et des essais tels que Paroles de griots. Ce qui a valu à l’auteur plusieurs distinctions : le Prix du Livre Inter en 1998 ; le Grand prix Jean-Giono en 2000 ; le Prix Renaudot en 2000 ; et le Prix Goncourt des lycéens en 2000.
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Le Monument aux héros de l’armée noire à Reims, un hommage aux Tirailleurs sénégalais

Message par Rédacteur » 09 nov. 2017, 23:57

Le Monument aux héros de l’armée noire à Reims, un hommage aux Tirailleurs sénégalais
France 3 Champagne-Ardenne, Par Morgane Hecky Publié le 08/11/2017 à 11:11
[flash=]http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... 61369.html[/flash]
Le Monument aux héros de l'Armée noire est une sculpture monumentale érigée à Reims en 1924 pour rendre hommage aux Tirailleurs sénégalais qui ont défendu la ville pendant la Première Guerre mondiale.
Les origines
En 1921 le Comité aux héros de l'Armée noire est créé à Paris. Ce comité avait pour mission de faire naître en France et en Afrique un monument à la mémoire des soldats indigènes morts pour la France au cours de la Première Guerre mondiale. Deux villes ont finalement été retenues: Reims et Bamako, à l'époque capitale du Soudan français et du Mali aujourd'hui.

C'est le 29 octobre 1922 au matin qu'André Maginot, à l'époque ministre de la Guerre, a posé la première pierre du monument de 7 mètres de haut et œuvre du sculpteur Paul Moreau-Vauthier, témoignant de la reconnaissance de la ville de Reims envers les soldats africains qui défendirent la cité en 1918. En septembre 1940 par haine raciale le monument est démonté et le bronze est fondu par l'armée allemande : sous l'occupation l’honneur rendu aux combattants noirs n'est plus accepté. A la place du mémorial deux obélisques s'élèvent depuis 1963.

Aujourd'hui
Près de 90 ans après son inauguration un nouveau monument est érigé dans le parc de Champagne à Reims. Cette reproduction de l'oeuvre historique, par l'artiste Jean-François Gavoty, vient d'être mise en place à l'automne 2013 et est un juste témoignage rendu au sacrifice des combattants.
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Hommage de la France : Le tirailleur sénégalais Abdoulaye Ndiaye honoré à titre posthume

Message par Rédacteur » 15 nov. 2017, 14:04

Hommage de la France : Le tirailleur sénégalais Abdoulaye Ndiaye honoré à titre posthume
Le Quotidien, 13/11/2017
http://www.lequotidien.sn/hommage-de-la ... -posthume/
L’ancien combattant Abdou­laye Ndiaye, «dernier tirailleur sénégalais» de la première Guerre mondiale mort en 1998, a été décoré samedi de la Légion d’honneur à titre posthume par la France, en marge d’une cérémonie commémorative de l’armistice de 1918.
L’ambassadeur de France, Christophe Bigot, a remis à la famille de Abdoulaye Ndiaye la croix de commandeur de la Légion d’honneur pour rendre hommage à ce «héros de la grande guerre». «Je suis très heureux de remettre ce matin l’insigne à sa famille qui permettra de reconstituer le mannequin du musée des Forces armées de la République, témoin de la gloire de votre aïeul», a dit M. Bigot. Il intervenait lors de la 99e édition des commémorations de l’armistice, un traité signé le 11 novembre 1918 et qui a mis fin aux combats de la première Guerre mondiale 14-18.
Au cours de cette cérémonie organisée à la base dakaroise des Eléments français au Sénégal (Efs), à Ouakam, en présence de leur commandant, le général Denis Mistral, l’ambassadeur de France a souligné «les valeurs qui nous animaient et celles qui nous animent toujours et qui font la force de l’engagement du Sénégal dans les forces de maintien de la paix». Christophe Bigot est revenu sur «le parcours digne d’éloge» du tirailleur sénégalais Abdoulaye Ndiaye, «un héros de la grande guerre, le premier soldat africain à avoir été fait commandeur de la Légion d’honneur en 1956».
«C’était un natif de Saint-Louis. A 19 ans, il rejoint le 6ème et le 22ème régiment d’infanterie coloniale au sein duquel il rejoint les théâtres du nord de la France et d’orient où il est engagé à plusieurs reprises», a rappelé l’ambassadeur de France au Sénégal. Il a par ailleurs évoqué son rôle jugé décisif au sein de l’Association des mutilés de guerres qu’il a fondée à la fin de son engagement, ajoutant que Abdoulaye Ndiaye «aura jusqu’à sa disparition participé au rayonnement des anciens combattants au Sénégal». «Ce n’est donc que justice» de le voir récompensé successivement de la croix de guerre 14-18, de la médaille militaire et de la croix de commandeur de la Légion d’honneur, a relevé le diplomate.
Pour El Hadji Kantara Couli­baly, petit-fils de Abdoulaye Ndiaye, «c’est avec émotion et grande joie que la famille accueille la décision prise par la France de rendre cet hommage mérité» à son grand-père qui, selon lui, «s’est illustré avec bravoure lors de la Guerre mondiale de 14-18».
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Histoire : tirailleurs, une mémoire vivante

Message par Rédacteur » 15 nov. 2017, 14:13

Histoire : tirailleurs, une mémoire vivante
Le Point Afrique, Par Esther Thwadi-Yimbu, Publié le 13/11/2017
http://afrique.lepoint.fr/culture/histo ... 8_2256.php
VIDÉO. Il n'y a pas que dans les deux grandes guerres mondiales que les tirailleurs se sont illustrés. Témoignages.
Le 15 avril dernier, on reparlait à nouveau des tirailleurs... ces anciens soldats africains ayant combattu sous le drapeau français. Car à la suite d'une pétition lancée par Aïssata Seck, petite fille de tirailleur sénégalais, réclamant l'attribution de la nationalité française pour ces anciens combattants, le désormais ex-président François Hollande décidait de « réintégrer » ces vétérans en leur accordant des titres officiels français. Et ce, près de soixante ans après la fin de leur enrôlement au sein de l'armée française... Que reste-t-il de leurs récits d'Indochine, de leurs nuits froides dans les montagnes d'Algérie ? Âgés de 86 et 89 ans, cette troisième génération de tirailleurs présente des souvenirs, intacts de leurs années de guerre.

LIRE aussi : "Il me paraissait nécessaire de raconter leur histoire, qui est aussi la nôtre"

Une histoire chevillée au corps

Yoro Diao, 89 ans, nous reçoit dans sa coquette chambre du foyer Adoma. Le « doyen » des tirailleurs, à la voix claire, est rompu à l'exercice depuis sa récente médiatisation. Le vétéran commence, naturellement, à évoquer son enfance au Sénégal, à l'école française. Une scolarisation, interrompue par la Seconde Guerre mondiale, qui a vu ses enseignants français mobilisés dans l'Hexagone. À la fin de la guerre, le jeune garçon reprend ses études et enchaîne quelques petits boulots jusqu'au mois de mai 1951. Année décisive.

À tout juste 22 ans, Yoro Diao entre dans l'armée française par volontariat. Il intègre le 24e RTS, Régiment des tirailleurs du Sénégal. Après un stage en France, le jeune appelé fera ses premières armes en Indochine, en rejoignant le 24e régiment de marche en tant qu'infirmier-brancardier à Tonkin. Trente-six mois durant (au lieu de 24), il est éloigné de ses terres sénégalaises et de son Dagana natal. À peine cinq mois de congé plus tard que le sergent-chef prend de nouveau le bateau, direction : l'Algérie, au sein du 22e RIC, Régiment d'infanterie coloniale.

Au service des armées française et sénégalaise

À l'indépendance du Sénégal, Yoro Diao rejoint l'armée nationale durant vingt-six ans, après avoir servi la France durant dix ans. Sous la cadence des aiguilles de son horloge, Yoro Diao rythme ses souvenirs de guerre en faisant, par moments, quelques pauses, les yeux brillants. En évoquant l'Indochine, et ses allers-retours effectués sous le fracas des armes lourdes pour ramener les blessés et les morts, Yoro Diao répétera, par quatre fois, lors de son deuxième « baptême de feu », la centaine d'hommes tombés durant cette sombre année 1954. Comme une manière de ne pas oublier ses anciens compagnons...

Plusieurs fois décoré, par deux croix de guerre notamment, Yoro Diao a reçu la Légion d'honneur le 3 avril 2017. Une reconnaissance bienvenue pour l'ancien combattant, lui-même fils de tirailleur qui s'était engagé sous le drapeau français lors de la guerre 14-18.
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Commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918 : L’hommage de la France aux tirailleurs sénégalais tombés au combat

Message par Rédacteur » 15 nov. 2017, 14:38

Commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918 : L’hommage de la France aux tirailleurs sénégalais tombés au combat
Le Soleil, Aliou Ngamby NDIAYE, 13/11/2017
http://www.lesoleil.sn/2016-03-22-23-29 ... alais.html
Les autorités françaises au Sénégal ont commémoré, le samedi 11 novembre 2017, le 99ème anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918 qui a mis fin à la Première guerre mondiale. A l’occasion de cette cérémonie qui s’est déroulée au camp Geille à Ouakam, beaucoup de militaires sénégalais et français ont été décorés.

Le lundi 11 novembre 1918, les armes se sont tues, mettant fin à 4 ans de guerre mondiale. Depuis cette date, chaque année, la France commémore le traité qui a été signé le 11 novembre 1918 à Rethondes. Au Sénégal, la 99ème commémoration de cet armistice s’est déroulée au quartier Geille, base des Eléments français au Sénégal (Efs), en présence de l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot, du commandant des Eléments français au Sénégal, le commandant Denis Mistral, des autorités militaires sénégalaises et des représentants de missions diplomatiques accréditées à Dakar. 99 ans après ce conflit considéré comme l’un des plus meurtriers de l’histoire de l’humanité, des autorités françaises au Sénégal ont déposé des gerbes de fleurs au monument des morts du quartier Geille en mémoire de tous les tirailleurs sénégalais et des alliés disparus lors de la Première guerre mondiale 1914-1918. Se replongeant dans des souvenirs lointains, le commandant Denis Mistral se rappelle des frères d’armes sénégalais qui, «loin de chez eux, ont vécu, souffert et sont morts » pendant cette guerre. D’après le commandant Mistral, les tirailleurs sénégalais ont fait preuve d’abnégation, de courage et de fraternité aux côtés des Français et des autres alliés pour faire face à l’ennemi.

« Durant 4 longues années, la Première guerre mondiale a bouleversé les mentalités, modifié la géopolitique de l’Europe et entrainé dans un sillage de morts et de souffrances plusieurs dizaines de millions de personnes dans les forces vives de nos pays », se remémore le commandant des Eléments français au Sénégal. En outre, après le dépôt des gerbes de fleurs, la délégation s’est rendue au terrain de football pour s’incliner devant les deux drapeaux de la France et du Sénégal qui flottent dans cet espace. Après la revue des troupes suivie des hymnes nationaux des deux pays, l’ambassadeur de la France au Sénégal et le commandant des Efs ont procédé à la remise de décorations à des militaires sénégalais et français. Ainsi, les adjudants-chefs Abdoulaye Coly et Abdoulaye Sène ont été décorés à la médaille de la défense nationale de même que le soldat de première classe Ousmane Coly.

L’ambassadeur de la France au Sénégal, Chritophe Bigot, a ainsi salué la mémoire de tous ceux qui sont tombés au front pendant la Première guerre mondiale. Selon lui, plus de 160 000 tirailleurs sénégalais ont été déployés sur le théâtre des opérations pendant la guerre de 1914-1918. Il a aussi rendu un hommage à l’armée française qui, dit-il, « joue un rôle déterminant aux côtés des forces africaines pour faire en sorte que le Mali ne sombre pas dans le djihadisme et que l’ensemble de la région ne soit pas gagnée par le phénomène ».

Dans l’après-midi du samedi 11 novembre 2017, les autorités françaises au Sénégal se sont rendues au cimetière du camp Marchand, à Rufisque, pour y déposer encore des gerbes de fleurs à la mémoire de tous les tirailleurs sénégalais disparus lors de la Première guerre mondiale.
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Plus près de toi : une histoire d’amour en pleine guerre signée Jean-Claude Fournier et Kris

Message par Rédacteur » 20 déc. 2017, 21:23

Plus près de toi : une histoire d’amour en pleine guerre signée Jean-Claude Fournier et Kris
France Info, guillaude le 13/12/2017 à 12:12:36
https://france3-regions.blog.francetvin ... -kris.html
Des soldats noirs en Bretagne. L’affaire peut paraître aujourd’hui absolument banale, elle l’est nettement moins dans les années 40. Surtout quand ces fameux soldats sont des prisonniers de guerre venus aider aux travaux des champs. Fournier et Kris mettent en images une réalité de la seconde guerre mondiale, une réalité à priori moins tragique, moins sanglante, que celle des combats ou des camps de concentration, mais ne vous y fiez pas, l’horreur n’est jamais très loin et peut surgir à tout moment…
C’est à Landennec, précisément, que Jean-Claude Fournier et Kris ont planté leur chevalet pour nous peindre cette belle histoire d’amour qui se déroule pendant la deuxième guerre mondiale. Car oui, Plus près de toi raconte bien une histoire d’amour entre un de ces prisonniers noirs, Addi, et une jeune institutrice blanche, Jeanne.
Tout commence au Sénégal, lorsque la France entre en guerre contre l’Allemagne. Addi ne rêve que d’une chose, devenir prêtre. Il est sur le point d’être ordonné lorsque cette foutue guerre éclate. Son père, un ancien combattant de la Grande guerre lui ordonne de s’engager pour l’honneur de la famille, pour l’honneur de la patrie. Il revêt l’uniforme et part pour la France où il est rapidement fait prisonnier.
C’est la débâcle, les Allemands ne s’embarrassent pas des prisonniers noirs, ils en fusillent beaucoup. Addi, lui, échappe à la mort mais se retrouve dans un camp de prisonniers en Bretagne. Il y fait froid, il faut construire les baraquements pour s’abriter, se contenter d’une soupe à peine plus épaisse qu’un verre de cidre mais les femmes sont jolies. Le mari de Jeanne est mort à la guerre, du moins le croit-elle, et son coeur est libre. Addi tombe amoureux. Entre l’amour, la guerre et la religion, la vie d’Addi est complètement bouleversée tandis que le monde sombre dans l’horreur absolue…
Pour la première fois, les deux auteurs bretons aux parcours si différents mais identiquement imprégnés de la culture bretonne se retrouvent autour d’une bande dessinée, Kris au scénario, Fournier au dessin. L’histoire à première vue légère d’un tirailleur sénégalais tombant amoureux d’une belle bretonne se révèle plus complexe et plus profonde que ça. La guerre ressurgit régulièrement dans les pages de l’album avec une violence insoutenable et un déchaînement d’actes racistes. Le livre nous interroge aussi, bien évidemment, sur la place de ces soldats venus d’horizons lointains dans notre mémoire collective. Première partie d’un diptyque, Plus près de toi est une fiction inscrite dans un contexte bien réel, une histoire comme il a pu en exister quantité à l’époque, dans une Bretagne qui avait effectivement accueilli de très nombreux prisonniers de guerre.
Kris a dédié ce livre « à tous les soldats ayant combattu pour la France sans en avoir pour autant la nationalité pleine et entière« , et notamment aux tirailleurs africains du Bataillon de marche n°5 de la 1ère Division de la France Libre dont son arrière-grand-père , Henri Hennebaut, était le capitaine.
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La permission - VF - Diffusé le 19/12/17 à 22h35 sur FRANCE Ô

Message par Rédacteur » 20 déc. 2017, 21:40

La permission - VF - Diffusé le 19/12/17 à 22h35 sur FRANCE Ô
Le Figaro
http://video.lefigaro.fr/tvmag/video/la ... 204636001/
1917. La guerre fait rage. Jeanne Perreau, une jeune femme moderne, pleure son frère mort au front quelques mois plus tôt. Elle ne peut se résoudre à épouser le riche et charmant Adrien de Volnay que lui destine sa mère. Un sentiment étrange l'empêche d'aimer cet homme qui nourrit pourtant pour elle des sentiments forts et sincères. Elle va néanmoins se résigner... Jusqu'au jour où arrive en permission dans la demeure familiale un tirailleur sénégalais qui a combattu jusqu'aux derniers instants sous les ordres du frère tant aimé de la jeune femme. Les deux jeunes gens que tout oppose vont être irrésistiblement attirés l'un vers l'autre
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Le Sénégal célèbre la Journée du tirailleur, jeudi

Message par Rédacteur » 23 déc. 2017, 20:20

Le Sénégal célèbre la Journée du tirailleur, jeudi
Senenews, 20/12/2017 à 17:01
https://www.senenews.com/actualites/le- ... 13647.html
La treizième édition de la Journée du Tirailleur sénégalais se tiendra, jeudi à partir de 10 heures, au cimetière du Tirailleur sénégalais à Thiaroye sous la présidence effective du ministre des Forces armées, Augustin Tine.
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Célébration de la journée du tirailleur sénégalais : A la mémoire des 7 000 morts à la « Bataille du Chemin des Dames »

Message par Rédacteur » 23 déc. 2017, 20:36

Célébration de la journée du tirailleur sénégalais : A la mémoire des 7 000 morts à la « Bataille du Chemin des Dames »
Le Soleil On Line, Oumar BA, 22/12/2017
La 17ème édition de la Journée du Tirailleur sénégalais, célébrée hier au cimetière militaire de Thiaroye, est dédiée à la « Bataille du Chemin des Dames » qui a fortement marqué les esprits par l’ampleur des pertes, en particulier celles de soldats en provenance des colonies de la France. Sur les 16.500 tirailleurs sénégalais engagés dans cette confrontation, plus de 7.000 sont tombés sur ce champ de bataille, soit le 1/4 de leurs pertes en hommes durant la première guerre mondiale.

tBuste droit, tête légèrement soulevée, regard fixe, concentration maximale, les militaires sont en rangs serrés dans l’enceinte du cimetière des tirailleurs de Thiaroye. Ils attendent, sous la Musique des armées, l’arrivée des autorités civiles et militaires devant prendre part à la 17ème édition de la célébration de la Journée du Tirailleur sénégalais dont le thème de cette année est « Le tirailleur sénégalais, sur le Chemin des Dames ». La fierté et l’émotion étaient palpables sur les visages, signe de reconnaissance aux vaillants éléments des troupes coloniales dont les hauts faits d’arme sont à jamais gravés dans la mémoire collective.

Cette Journée du Tirailleur sénégalais, consacrée par le calendrier républicain, est un moment solennel de célébration qui contribue à la réhabilitation et à la vulgarisation de la mémoire. Au Sénégal, la démarche adoptée permet de revisiter, chaque année, une grande bataille et d’y faire ressortir la participation des soldats issus principalement des colonies françaises d’Afrique. Augustin Tine, ministre des Forces armées venu présider la cérémonie de commémoration, a salué « les hauts faits d’arme des tirailleurs sénégalais au cours de la «Bataille du Chemin des Dames» relatés et salués à leur juste valeur ». Selon lui, la façon dont on a fait recours à eux et les conditions dans lesquelles ils ont combattu ont été fustigés par le député Blaise Diagne. En effet, le député sénégalais avait, à l’époque, dénoncé « le massacre des Noirs ». Augustin Tine a fait savoir que « les tirailleurs sénégalais, souvent en première ligne, ont payé un lourd tribut à la «Bataille du Chemin des Dames». Voilà pourquoi, le président de la République, Macky Sall, a choisi ce thème », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter : « de l’avis des chefs qui les ont commandés dans ces champs de bataille, les tirailleurs sénégalais ont fait preuve de loyauté, de détermination, de courage, de bravoure et d’abnégation ». Le devoir de mémoire permet ainsi d’honorer ceux qui se sont battus pour qu’aujourd’hui nous puissions vivre dans un monde de paix et de liberté. Aussi la célébration est-elle une occasion de rappeler à la jeunesse les valeurs et vertus incarnées par ces héros pour qu’elle se les approprie. « Malgré les rigueurs du climat, l’éloignement familial, des dures conditions des soldats indigènes, ils ont fait montre de vertu qui réveillait leur qualité guerrière », a salué Augustin Tine.
Le Sénégal a contribué militairement et économiquement
Le Pr Iba Der Thiam, historien, a relevé qu’en plus des exploits militaires traduits sur le champ de bataille par les tirailleurs, le Sénégal a fortement contribué à l’effort de guerre, sur le plan économique, avec l’usine de Lyndiane qui produisait de la viande. Il a également participé, à travers un apport de 330.000 tonnes d’arachide, 22.600 tonnes de caoutchouc, des palmistes, du mil, du sorgho, du paddy, du maïs, etc. » C’est ainsi que, progressivement, une grave crise s’est installée au Sénégal et les Africains en firent les victimes.

Un siècle après cet évènement, leurs héritiers ont toutes les raisons d’être fiers des sacrifices qu’ils ont consentis. « Ils doivent être honorés que leurs ancêtres aient porté si haut le drapeau de la dignité, du courage, de l’endurance, de la souffrance et de l’héroïsme », s’est réjoui le Pr Iba Der Thiam.. Le capitaine à la retraite, Ngor Sarr, président de l’Office national des anciens combattants et blessés de guerre, a noté, en invoquant la journée de commémoration, « un moment de joie doublé d’émotion, un moment de souvenir et de recueillement ». Dans sa perception, cette journée marque « la souffrance et les hauts faits d’arme incarnés par nos vaillants militaires appelés tirailleurs sénégalais ».
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