La farouche résistance de Lille, un répit pour l’opération Dynamo (2/3)

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La farouche résistance de Lille, un répit pour l’opération Dynamo (2/3)

Message par Rédacteur » 25 août 2017, 10:38

La farouche résistance de Lille, un répit pour l’opération Dynamo (2/3)
La Voix du Nord, Par Alain Cadet (Clp) | Publié le 24/08/2017
http://www.lavoixdunord.fr/208079/artic ... dynamo-23#
Six jours de combats acharnés, entre le 25 et le 31 mai 1940, et puis la prise de la ville. Mais les soldats français se rendront dans l’honneur, défilant en armes, Grand-Place, salués pour leur bravoure par les Allemands. Acte deux : la reddition.
Les réactions des vainqueurs sont très contrastées. Du côté d’Haubourdin, des groupes de soldats, sous l’emprise de l’idéologie nazie, exécutent un bon nombre de prisonniers désarmés, noirs ou nord-africains. « J’ai vu des Allemands fusiller sur place des Sénégalais », témoignera, après la guerre, le sergent Ennergis, tirailleur marocain, fait prisonnier à Lille et qui survivra. « Beaucoup de mes camarades marocains l’ont été aussi... »
Une « première »
Mais au contraire, le général Wäger (médaillon), un officier élevé dans les valeurs militaires traditionnelles, est sensible à la bravoure des défenseurs de Lille. Il décide de « rendre les honneurs » aux vaincus.
C’est la première fois que l’armée allemande organise une telle cérémonie d’hommage à un adversaire, depuis le fort de Vaux, le 7 juin 1916. Le samedi 1er juin, sur la Grand-Place, tandis que le général Wäger se tient au pied de l’hôtel Bellevue, accompagné du général Molinié, commandant la place de Lille, et des généraux Mellier, Dame et Jenoudet, 4 000 prisonniers français – et une poignée d’anglais –, « en armes » (pour une partie), défilent au pas, au son d’un orchestre militaire allemand.
Puis, par la rue Faidherbe, ils atteignent la gare, où ils déposent leurs armes. Ils n’en auront plus besoin avant longtemps. Un train va les conduire en Allemagne, vers quatre longues années de captivité. « Lille fut le pré carré de l’honneur », devait déclarer le général Alphonse Juin, commandant la 15e division d’infanterie motorisée, qui a défendu l’entrée de la ville, faubourg des Postes.
Bibliographie (articles de journaux) : La Bataille d’Haubourdin, 12/07/2017, par Bruno Trigalet, La Voix du Nord ; Que s’est-il passé en mai 1940, à Dunkerque ?, 19/07/2017, par Christophe Forcari, Libération.
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

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