10° D.I.C.

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Message par Laroye » 27 août 2009, 17:58

Bonjour à tous,

La 10° division d'infanterie coloniale a participé a la guerre de 14-18, mais qu’est-elle devenue après ? A-t’elle été dissoute ?

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Message par Rédacteur » 28 août 2009, 13:54

10e DIC : Généraux Marchand, Gadel (1915), Marchand (1916-1918). Elle participe :
- en 1915 : constituée le 20 mai à la deuxième bataille de Champagne, ferme de Navarin
- en 1916 : à la bataille de la Somme, Belloy en Santerre
- en 1917 : à la deuxième bataille de l'Aisne, Heurtebise
- en 1918 : à la troisième bataille de l'Aisne, Château-Thierry (mai-juin), à la quatrième bataille de Champagne, Rueil-sur-Marne, Troissy; à la deuxième bataille de la Marne (13 au 30 juillet)
Historama Spécial Hors Série n° 4 : "La Coloniale" page 96

http://sacarcheo.nuxit.net/regiment/10eDIC.PDF
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

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Re: 10° D.I.C.

Message par Laroye » 28 août 2009, 17:02

Laroye a écrit :Bonjour à tous,

La 10° division d'infanterie coloniale a participé a la guerre de 14-18, mais qu’est-elle devenue après ? A-t’elle été dissoute ?
Un grand merci, mon capitaine

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Message par Laroye » 29 août 2009, 10:44

Je viens juste de trouver:

En raison de la pénurie générale
d’effectifs et des pressions exercées
par les Américains pour que plus
d’unités des services soient mises sur
pied, il n’est pas étonnant que la
décision soit prise le 7 janvier 1944 de
dissoudre la 10e DIC.

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Re: 10° DIC

Message par Rédacteur » 29 août 2009, 12:35

Laroye a écrit :Je viens juste de trouver:
La 10e division d’infanterie coloniale
En AOF, la 2e DCM est devenue 10e DIC le 24 août 1943. Son premier chef, le général Richard, est relevé après un accrochage avec Pleven, commissaire aux Colonies ou avec le général Schmitt, et remplacé par le général Nyo qui arrive de France par l’Espagne et en prend lecommandement le 24 septembre, deux jours seulement après son arrivée au Maroc.
La division, mise sur pied officiellement le 5 septembre, comprend alors les 16e RTS à Rufisque, 17e RTS à Thiès et 18e RTS à Dakar, le régiment de marche d’infanterie coloniale d’AOF constitué à Thiès à partir du groupement tactique motorisé du Sénégal, et quatre groupes d’artillerie en formation au Sénégal.
Au cours du mois d’octobre, ces éléments rejoignent le Maroc et le PC s’installe à Casablanca. Le Brigadier Général Allen F. Kingman, chef de la French Training Section du JRC, qui leur rend visite du 26 octobre au 1er novembre, note dans son rapport d’inspection :
"Les troupes de la division coloniale sont arrivées récemment d’AOF. Devant être acclimatées - il faut compter six semaines pour l’acclimatation des troupes de couleur - elles sont stationnées : l’artillerie et les FTA à Marrakech, l’infanterie à Fès-Meknes, le génie à Port-Lyautey. Des troupes sont restées à Casablanca et sont employées à la chaîne de montage [du matériel débarqué dans le port].
La division, en tant que personnel, compte 30% d’engagés français ; 70 % des officiers et sous-officiers sont d’active. Son entraînement à la manoeuvre et au tir est très poussé. Elle possède, dès maintenant, un nombre de conducteurs auto égal au nombre des voitures américaines à percevoir.
Le général Nyo estime que sa division sera apte à entrer en campagne midécembre après la perception du matériel."
Mais si la 9e DIC affiche alors un certain excédent de personnel par rapport aux droits théoriques, la 10e en revanche est largement en sous-effectif (14). A cela s’ajoutent de nombreux incidents dans les deux divisions coloniales jugées trop "giraudistes" par le Comité français de la libération nationale siégeant à Alger (15). On s’inquiète donc à Alger du moral de la Division et, en conséquence, Magnan succède à Nyo le 15 décembre.
En raison de la pénurie générale d’effectifs et des pressions exercées par les Américains pour que plus d’unités des services soient mises sur pied, il n’est pas étonnant que la décision soit prise le 7 janvier 1944 de dissoudre la 10e DIC. Pour la direction des troupes coloniales, "c’est une catastrophe pour les jeunes officiers et sous-officiers d’active, et les hommes de troupe européens qui la composent".
Les mesures suivantes sont donc prises :
- le RMIC d’AOF sera transformé en régiment de chasseurs de chars de réserve générale ;
- le RACAOF est dissous pour constituer le groupement d’artillerie n°4 comprenant un groupe de 155 et deux de 203 ;
- le 17e RTS et le 72e bataillon de sapeurs passent au génie dont ils forment le 17e régiment colonial et le 117e bataillon autonome ;
- les 16e et 18e RTS à deux bataillons seulement se retrouvent dans une brigade coloniale sous les ordres du colonel Georges-Picot ;
- le 3e bataillon du 16e RTS est transformé en 4e bataillon du 8e RTS, unité de pionniers d’Armée ;
- les deux compagnies du Train constituent le groupe de transport n°506.
En outre, 200 spécialistes sont fournis à un bataillon de réparation en formation, tandis que 270 cadres et troupe rejoignent le CLI d’Extrême-Orient.
Le 18e RTS du colonel Voillemin sera finalement affecté à l’Armée B du général de Lattre et rejoindra la Corse. Quant au 16e RTS, il sera attribué à 1’ex-1re DFL engagée en Italie et ses éléments rattachés au Centre d’instruction d’armée colonial renforceront les deux brigades de la division fortement éprouvées lors des combats de mai à juin.

"L'armée coloniale se prépare pour la bataille de Provence" - Colonel Gaujac
AOB n° 341 - juillet-août 2004 - pages 27 et 28
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

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Re: 10° DIC

Message par Laroye » 30 août 2009, 09:50

Rédacteur a écrit :
Laroye a écrit :Je viens juste de trouver:
La 10e division d’infanterie coloniale
En AOF, la 2e DCM est devenue 10e DIC le 24 août 1943. Son premier chef, le général Richard, est relevé après un accrochage avec Pleven, commissaire aux Colonies ou avec le général Schmitt, et remplacé par le général Nyo qui arrive de France par l’Espagne et en prend lecommandement le 24 septembre, deux jours seulement après son arrivée au Maroc.
La division, mise sur pied officiellement le 5 septembre, comprend alors les 16e RTS à Rufisque, 17e RTS à Thiès et 18e RTS à Dakar, le régiment de marche d’infanterie coloniale d’AOF constitué à Thiès à partir du groupement tactique motorisé du Sénégal, et quatre groupes d’artillerie en formation au Sénégal.
Au cours du mois d’octobre, ces éléments rejoignent le Maroc et le PC s’installe à Casablanca. Le Brigadier Général Allen F. Kingman, chef de la French Training Section du JRC, qui leur rend visite du 26 octobre au 1er novembre, note dans son rapport d’inspection :
"Les troupes de la division coloniale sont arrivées récemment d’AOF. Devant être acclimatées - il faut compter six semaines pour l’acclimatation des troupes de couleur - elles sont stationnées : l’artillerie et les FTA à Marrakech, l’infanterie à Fès-Meknes, le génie à Port-Lyautey. Des troupes sont restées à Casablanca et sont employées à la chaîne de montage [du matériel débarqué dans le port].
La division, en tant que personnel, compte 30% d’engagés français ; 70 % des officiers et sous-officiers sont d’active. Son entraînement à la manoeuvre et au tir est très poussé. Elle possède, dès maintenant, un nombre de conducteurs auto égal au nombre des voitures américaines à percevoir.
Le général Nyo estime que sa division sera apte à entrer en campagne midécembre après la perception du matériel."
Mais si la 9e DIC affiche alors un certain excédent de personnel par rapport aux droits théoriques, la 10e en revanche est largement en sous-effectif (14). A cela s’ajoutent de nombreux incidents dans les deux divisions coloniales jugées trop "giraudistes" par le Comité français de la libération nationale siégeant à Alger (15). On s’inquiète donc à Alger du moral de la Division et, en conséquence, Magnan succède à Nyo le 15 décembre.
En raison de la pénurie générale d’effectifs et des pressions exercées par les Américains pour que plus d’unités des services soient mises sur pied, il n’est pas étonnant que la décision soit prise le 7 janvier 1944 de dissoudre la 10e DIC. Pour la direction des troupes coloniales, "c’est une catastrophe pour les jeunes officiers et sous-officiers d’active, et les hommes de troupe européens qui la composent".
Les mesures suivantes sont donc prises :
- le RMIC d’AOF sera transformé en régiment de chasseurs de chars de réserve générale ;
- le RACAOF est dissous pour constituer le groupement d’artillerie n°4 comprenant un groupe de 155 et deux de 203 ;
- le 17e RTS et le 72e bataillon de sapeurs passent au génie dont ils forment le 17e régiment colonial et le 117e bataillon autonome ;
- les 16e et 18e RTS à deux bataillons seulement se retrouvent dans une brigade coloniale sous les ordres du colonel Georges-Picot ;
- le 3e bataillon du 16e RTS est transformé en 4e bataillon du 8e RTS, unité de pionniers d’Armée ;
- les deux compagnies du Train constituent le groupe de transport n°506.
En outre, 200 spécialistes sont fournis à un bataillon de réparation en formation, tandis que 270 cadres et troupe rejoignent le CLI d’Extrême-Orient.
Le 18e RTS du colonel Voillemin sera finalement affecté à l’Armée B du général de Lattre et rejoindra la Corse. Quant au 16e RTS, il sera attribué à 1’ex-1re DFL engagée en Italie et ses éléments rattachés au Centre d’instruction d’armée colonial renforceront les deux brigades de la division fortement éprouvées lors des combats de mai à juin.

"L'armée coloniale se prépare pour la bataille de Provence" - Colonel Gaujac
AOB n° 341 - juillet-août 2004 - pages 27 et 28
Un grand merci à vous

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