Louis Siki Phal = Médaille Militaire et Croix de Guerre

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Fonferrier
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Louis Siki Phal = Médaille Militaire et Croix de Guerre

Message par Fonferrier » 11 oct. 2010, 22:47

Article trouvé sur le net :

"Battling Siki
(1897-1925)

Passé du statut de sans-grade à celui de champion du monde, le Franco-Sénégalais a connu une vie tumultueuse qui s'est achevée dans les bas-fonds de New York. Après voir quitté son pays à l'âge de 9 ans, il a découvert la boxe à Marseille. Décoré après la première guerre mondiale, il décroche le titre mondial des mi-lourds en battant Georges Carpentier.
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Le 24 septembre 1922, pour l'inauguration du stade Buffalo de Montrouge devant 40 000 spectateurs, Georges Carpentier met en jeu ses titres de champion d'Europe et du monde des mi-lourds. Face à lui, Battling Siki, un Sénégalais de 25 ans qui ne doit pas inquiéter l'idole. Ce combat, titres en jeu, ne doit être qu’une exhibition sans danger pour le champion adulé, dont l’adversaire ne devait donner qu’une simple réplique avant de se coucher. Pourtant, en fin de 4e round, il touche violemment Carpentier. Le champion regagne son coin groggy. François Descamps jette l'éponge après quelques secondes dans

la reprise suivante pour stopper le calvaire de son protégé. Dans un premier temps, l’arbitre Bernstein disqualifie Siki pour coup irrégulier avant que Paul Rousseau, le président de la fédération française, ne rétablisse la justice. Carpentier est déchu et Siki le nouveau champion du monde, un vrai crime de lèse-majesté.

Louis Siki Phal de son vrai nom est né le 16 septembre 1897 à Saint-Louis du Sénégal dans une famille de 22 enfants issus de plusieurs mères. Âgé de 9 ans, il suit les entrechats d’une danseuse allemande et débarque à Marseille, laissant derrière lui une mystérieuse disparition. Après le décès de sa bienfaitrice, il découvre la boxe de foire à l’âge de 13 ans. Il multiplie aussi les petits boulots et s'engage en 1915 au 8e colonial de Toulon durant la première guerre mondiale. Il est fusilier mitrailleur, puis grenadier et décoré de la Croix de guerre et de la médaille militaire.

Après la libération, la boxe se rappelle à ses souvenirs. En 1912, il avait disputé son premier combat à Grasse, l'Africain à la tête de poupon remonte sur le ring en 1919 et fait sa renommée à Paris l’année suivante, puis sur les rings d'Amsterdam, Anvers et Bruxelles. De retour
en France, il bat Balzac et met KO Leroy, le champion de Belgique, deux fois dans la même soirée. Ses succès se multiplient (43 victoires en 46 combats entre 1919 et 1922) obligeant François Descamps à tenir sa parole de l'opposer à Georges Carpentier qu'il admire.
Devenu champion du monde, Siki arpente les grands boulevards parisiens avec un lionceau, écume les cabarets qu'il quitte ivre mort et fréquente les commissariats de police pour injures et violences. Il est vêtu de vêtements excentriques et épouse deux femmes blanches.
Il doit également essuyer des propos racistes de certains journaux qui n'hésitent pas à le surnommer de "championzee" ou d'"enfant de la jungle". La publication "L'intransigeant" écrit même: "Siki donnerait la moitié de ses victoires pour devenir blanc". Le boxeur africain répond à ses attaques en déclarant que "nombreux journalistes ont écrit que j’avais un style issu de la jungle, que j’étais un chimpanzé à qui on avait appris à porter des gants. Ces commentaires me font mal. J’ai toujours vécu dans de grandes villes. Je n’ai jamais vu la jungle."

De l'autre coté de l'Atlantique les propositions de combats affluent. Harry Greb, Johnny Wilson ou encore Harry Wills et même Jack Johnson lancent des défis au champion qui les esquives par la voix de son manager Charlie Hellers.
Il doit pourtant remettre son titre en jeu, le 17 mars 1923 à Dublin. Des coups de feu retentissent dans la salle et son challenger l’Irlandais Mike McTigue s'impose aisément aux points en vingt reprises, prolongeant tard dans la nuit les festivités de la Saint-Patrick.

Délesté de sa couronne, Battling Siki croise la route de Defremont, un marchand de bois qui devient son manager. Le duo part pour l'Amérique où Siki se produit pour quelques dollars. Une défaite devant Paul Berlenbach, le 13 mars 1925 au Madison Square Garden, efface de manière définitive ses derniers espoirs de reconquête. Il refuse la pratique de matchs truqués et envoie au tapis des boxeurs protégés. Le soir du 15 décembre 1925, un mois après avoir disputé son 95e combat (63 victoires, 5 nuls et 22 défaites), il est retrouvé mort dans un caniveau devant une boite de nuit de Harlem. Avec sept impactes de balles de revolver dans le corps. On retrouva le calibre 32 à quelques mètres de la scène du crime, mais jamais son auteur." (source = http://www.tout-sur-la-boxe.com)

Recherche effectuée sur le net après avoir lu un article de la revue "L'Histoire" d'avril 2010 emprunté à la Médiathèque de Quimper.

Je voudrai en savoir plus sur cet ancien de la Colo qui a eu un sacré parcours tout de même : Champion de France, Champion d'Europe et Champion du Monde en boxe. Il est dommage qu'il est connu une si triste fin.

Peut-être mériterait-il une place dans la rubrique de nos Anciens et/ou la rubrique intitulé "Clins d'oeil".

Merci à tout lecteur à toute lectrice qui pourrait nous en dire plus sur le passé militaire de Louis Siki Phal

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