2017 : 41e RAMa - 41e RAC

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2017 : 41e RAMa - 41e RAC

Message par Rédacteur » 03 oct. 2017, 19:37

La Fère : grandes manœuvres pour sauver le commerce
L'Union, Par François Fené | Publié le 01/10/2017 à 14h40
http://www.lunion.fr/52544/article/2017 ... -commerce#
Une étude est en cours sur le commerce au centre ville de La Fère, menée avec la chambre de commerce, en vue de l’obtention d’un fonds d’intervention de l’État. Il est plus que temps d’inverser la tendance...
Depuis les marches de la mairie, Emmanuelle Guesma, en ancienne conductrice de travaux dans le bâtiment, observe l’avancement des travaux pour son futur magasin, « M. ma baguette », boulangerie qui sera prochainement en lieu et place de la droguerie passée de cette rue de la République à la rue Pasteur de Chauny. Sur la façade, il reste à hauteur de la porte d’entrée un panneau présentant les domaines de la droguerie, tandis qu’au dessus vient d’être installée la nouvelle appellation d’artisan boulanger pâtissier.

« M », pour Emmanuelle et pour aime. « M. ma baguette ». Emmanuelle Guesma aime. Elle se lance dans le commerce suite à une période de sans emploi, après son activité de conductrice de travaux dans le bâtiment, dans l’Oise. Elle arrive dans une ville où le commerce n’est pas… au mieux. Elle le sait. Et l’ouverture approchant, probablement dans une bonne dizaine de jours, elle commente : « Je vais vendre et j’ai le personnel ad hoc à la fabrication. Les nuits blanches vont commencer. Être à son compte, c’est une grosse prise de risque. » Et l’être à La Fère n’est pas une condition propre à favoriser grandement l’endormissement.

Vers un fonds d’intervention

Sur les marches de la mairie, Emmanuelle Guesma croise Raymond Deneuville, qui entre en ses murs. En son bureau, le maire nous explique : « Au niveau du commerce, nous sommes en train de faire une étude avec la chambre de commerce, pour voir ce qui manque. Un questionnaire est proposé aux commerçants et aux clients, pour que remontent les attentes des uns et des autres. » Le maire n’esquive pas : « Oui, au niveau économique, c’est une vraie catastrophe. » Nous sommes aux 25 ans du départ des militaires du 41e RAMa (régiment d’artillerie de marine). Le temps ayant passé depuis la dissolution de juin 1993, la statue de l’Artilleur a mieux résisté que le commerce.

L’étude lancée fin août livrera des conclusions qui feront un dossier qui sera transmis en vue de l’obtention d’un nouveau fonds d’intervention pour le commerce. La Ville avait déjà bénéficié d’un de ces fonds d’État, qui avait permis de réhabiliter la place Paul-Doumer et de réaliser le parking Catalifaud. « Cette fois nous ciblerons entre la Poste et l’école Jean-Mermoz. » Le temps que les différentes étapes se succèdent, il faut compter pour le travail de terrain sur une échéance 2019-2020.

«Reprendre du poil de la bête»

Raymond Deneuville sait qu’il manque au centre de La Fère des magasins dans plusieurs domaines, habillement et chaussures arrivant les premiers dans son esprit. « On y arrivera » tient-il à dire et répéter. Un mot d’ordre qui fait écho au sentiment d’Agathe Audin, qui tient le magasin Agathe fleurs, place Paul-Doumer, par ailleurs présidente de l’association commerciale : « Cette étude nous permet d’avoir encore de bons espoirs. On garde l’esprit positif. J’espère que cela va fonctionner et nous permettre de reprendre du poil de la bête. »

C’est qu’il y a beaucoup de rideaux baissés de la rue du Bourget à la rue de la République. Après l’école Mermoz, la BNP et L’atelier (coiffure) font figure d’îlots du 21e siècle dans un environnement qui nous ramène bien en arrière. Avec vue sur la triste façade aveugle de ce qui fut un café, Jennifer Daimez commente en son salon de coiffure : « Avec mon conjoint, nous sommes arrivés il y a un an et demi. Quand on nous a vendu l’emplacement, on nous a dit que ça allait bouger… Aujourd’hui je travaille avec cette vue-là. C’est déprimant, décourageant, énervant. » Elle a dans l’idée de partir. « Nous avons beaucoup investi et je trouve qu’on ne fait pas grand-chose pour nous épauler, en améliorant les choses dans notre environnement, au niveau des lumières aussi. Tout cela attaque le moral… »

«On perd son temps ici...»

Rue du Bourget, on commence par les rideaux baissés d’une poissonnerie et d’un pressing. Patron du café de la paix, Arnaud Gressier, face au souvenir d’une librairie-papeterie, reconnaît simplement : « Si on avait plus de vitrines en vie, ça serait mieux… » Place Paul-Doumer, le rideau baissé du café Central, pour cause de vacances, n’arrange rien. En face, Au pain d’antan, Dorianne Diard, vendeuse, s’exprime : « Cela ferme plus vite que cela ouvre, c’est triste ! » A deux pas, le rideau baissé d’un garage. Mais la place tient debout avec aussi un coiffeur, un vendeur de pizzas et la ferme avicole d’Olivier et Christine Floquet. Cette dernière note qu’avec un jour et demi d’ouverture par semaine, le magasin tient bien : « Mais nous avons un magasin à la ferme, à Estrées, et nous sommes aux Halles de St-Quentin les mercredi et samedi. C’est cet éclatement qui nous sauve. Il faut aller chercher le client ! » De l’autre côté de la place, à la tête d’un magasin d’alimentation et bazar, Lahoucin Benhimou n’a pas le même optimisme : « Je me donne encore quelques mois, mais si ça continue comme ça, je préfère partir. On perd son temps ici… » Un sentiment partagé par M. Arshad, depuis 6 mois à la tête du restaurant indien Taj Mahal, à l’entrée de la rue de la République : « Cela ne va pas. Je vais attendre encore un peu… pas beaucoup ! »

«Des choses vont se faire, on se défend !»

Rue de la République. Optique, supérette, bonneterie, mercerie… Autant de rideaux baissés. La rue ne se réveille qu’avec la pharmacie principale et le magasin « maman bébé ». Là, Frédéric Kiecken veut afficher optimisme et volonté : « Il reste encore des commerçants. Il y a des choses qui vont se faire. On se défend ! » En face, au magasin « Du goût et des saveurs », Estelle Sverkou commente, après un an et demi de présence : « Mon installation n’a pas été si hasardeuse. Il y avait un potentiel pour la cigarette électronique, que je fais en même temps que les bonbons. Je suis satisfaite pour mon activité, mais pour ce qui est de nouvelles enseignes, je ne vois rien venir. » Suit une nouvelle zone de rideaux baissés, jusqu’à la placette où vivent un boulanger (en congés annuels) et la maison de la presse. Là, Isabelle Solau explique : « Nous avons notre noyau d’habitués. Vous savez, la fermeture de l’usine NLMK à Beautor fait plus de mal que plusieurs rideaux qui ferment. C’est plus violent. Sauf que tous ces rideaux baissés rendent la ville de plus en plus triste. » Au bout de la rue, après le magasin d’antiquité-brocante « Trésors d’antan », un fleuriste précise sur son pare-soleil : funéraire... Las ! Mais en face, pour contrebalancer, la brasserie fermée s’appelait et donne encore à lire, au fronton, « Tout va bien »...
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

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