1995 Livres

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1995 Livres

Message par Rédacteur » 23 juil. 2017, 19:00

Chroniques de Cochinchine (1951-1956)
Auteur : général Guy Simon
Editeur Lavauzelle
Parution : août 1995
Nombre de page : 328
ISBN: 2702503748
EAN : 978-2702503744
Image
http://www.persee.fr/doc/outre_0300-951 ... 141_0000_2
Dès 1951 paraissait aux éditions Alsatia Lettres d'Indochine. Il s'agissait d'un recueil de missives écrites par Guy de Chaumont-Guitry. Ce jeune sous officier venait d'être tué : la famille avait décidé cette publication pour lui rendre hommage. Le livre du général Simon est du même type que celui qu'on vient d'évoquer. Le lieutenant Guy Simon a été en poste en Cochinchine de 1951 à 1953, puis de 1954 à 1956. Il a alors régulièrement écrit à son père. C'est cette correspondance qu'il nous propose aujourd'hui.

Ces chroniques ne constituent pas, bien sûr, une histoire de la guerre d'Indochine, mais racontent au jour le jour la vie d'un jeune officier perdu au fond du Sud- Vietnam, ses travaux, ses souffrances, ses joies, ses amertumes, voire ses naïvetés.

Guy Simon est particulièrement sévère pour les Français qu'il se laisse aller à qualifier de «peuple d'imbéciles, gouverné par des traîtres ou des profiteurs» (p. 155). Parmi les ministres ou les généraux en chef qu'il cite, nul ne trouve grâce à ses yeux. Navarre est un « sinistre individu » (p. 157), Ely « un vieillard cacochyme » (p. 262), Reynaud, René Mayer, Pierre de Chevigné sont appelés des « pantins » (p. 127 et 154), l'auteur de la dévaluation de la piastre est traité de « salaud » (p. 154). Les cadres du corps expéditionnaire sont considérés sans indulgence. Cinquante pour cent des sous-officiers rencontrés sont « ignares, vaniteux, paresseux, sales et bornés » (p. 90) ; « les esprits bornés et incompétents » constituent quatre cinquièmes de l'armée d'Indochine (p. 146). Guy Simon méprise particulièrement ces « sales civils français » : « Nos coloniaux et nos colons ont depuis cinquante ans par leur sécheresse et leur cupidité perdu la partie de l'amitié vietnamienne» (p. 152). Bref, l'auteur se dit « écœuré » par les Français de Cochinchine : « Tous les civils, beaucoup de sous-officiers et bon nombre d'officiers ne songent qu'à gagner de l'argent, à boire et à s'amuser ; ils font preuve, à l'égard des autochtones, d'un racisme effrayant» (p. 93). Les accords de Genève conclus, le lieutenant Simon ne peut que se livrer à ce constat désabusé : « Le plus cruel n'est pas d'aboutir au désastre, mais se dire qu'il est mérité » (p. 195).
Il va de soi que ces notations amères ne constituent qu'une petite partie des lettres ainsi publiées. Guy Simon a connu diverses affectations cochinchinoises qui ont été autant d'expériences. D'où l'intérêt documentaire de cet ouvrage, lequel, de plus, se lit agréablement.
Jacques DALLOZ
http://www.chire.fr/A-182840-chroniques ... -1956.aspx
http://www.bir-hacheim.com/chroniques-d ... y-simon-2/
Ne te demandes pas ce que les Troupes de Marine peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les Troupes de Marine.

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