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"Le général Charles Mangin, archétype de l’officier coloniale et éminente figure de la Grande Guerre, 1866-1925", par le colonel (H) B. Churlet.
ouvrage non commercialisé.


"S’il est un officier qui incarne au plus haut degré les vertus militaire et dont le nom, plus qu’aucun autre, reste attaché aux troupes de coloniales et particulièrement aux tirailleurs sénégalais, c’est bien le général Mangin. D’un courage et d’une volonté à toutes épreuves, remarquable stratège au tempérament ardent allié à une audace réfléchie, fin diplomate et politique avisé, mais en même temps épris de justice, désintéressé, bon et indulgent pour ses subordonnés, attaché à ses devoir, Mangin fut tout cela à la fois. Il fut l’un des hommes les plus fascinants de sa génération qui pourtant n’en manqua pas.
Ce fut d’abord le très fougueux commandant d’escorte de la mission Marchand (Congo-Nil), le promoteur de la "Force noire" et l’un des officiers les plus audacieux de la pacification du Maroc. Lorsque la Grande Guerre éclata, il était général de brigade, avait déjà participé à 19 campagnes, mené 35 combats, été blessé 5 fois.
En 1914, il se distingua dès le début du conflit, à la bataille de la Marne. A Verdun, où il dirigea durant huit mois les opérations et sous le commandement duquel passa près du tiers des divisions de l’armée française, c’est lui qui reprit Douaumont et Vaux, débloqua la situation et conduisit, par sa stratégie offensive, à la reprise du mouvement. C’est encore lui, à la tête de sa Xéme armée, véritable fer de lance des armées alliées, qui mena pour une large part au succès final en dirigeant victorieusement les grandes offensives de 1918. La ténacité et le dévouement admirable qu’il a déployés au service de la France en ont fait un exemple incomparable. De tous nos généraux coloniaux, il reste à juste titre le plus populaire ; mais de ce fait, il fut aussi quelque peu jalousé par ses pairs… . Il mourut à 59 ans.
En cette année 2007, quatre-vingt-dix ans après l’enlisement de l’offensive au Chemin des Dames (16 avril 1917), dont nombre de ses détracteurs ont bien injustement cherché à lui faire porté la responsabilité et qui lui valut, après celui de "boucher de Verdun", cet autre qualificatif tout aussi immérité que stupide et infamant de "broyeur de Noirs", il m’a semblé qu’un rappel du déroulement et de l’exemplarité de la vie de ce chef prestigieux pourrait contribuer à le sortir un peu de l’oubli et à réhabiliter sa mémoire".

Bertrand Churlet


"21e RÉGIMENT D'INFANTERIE DE MARINE, Croche et tient", par P. Dufour. Éditions Lavauzelle.
- Pour commander : Amicale du 21e RIMa, secrétariat du chef de corps, quartier Lecocq, BP 94 - 83600 Fréjus cedex, 40 € (+ 6 € de frais de port)


Cet album retrace la longue et riche histoire du 21e RIMa de Fréjus qui est devenu l'un des régiments les plus prestigieux de l'Arme.
Depuis sa création, le régiment a participé à de nombreuses batailles comme en témoignent les inscriptions qui figurent sur la soie de son drapeau. Régiment jeune et dynamique, il dispose de matériels performants et modernes qui lui permettent d'être régulièrement projeté outre-mer et de s'engager dans des combats interarmes.
Illustré de nombreuses photos, l'ouvrage met en exergue les différentes capacités du régiment et ses missions sur les théâtres d'opérations les plus variés.

Albane de Certaines, officier communication du 21e RIMa


"Des Miages aux Djebels - Notre guerre d'Algérie, Alain, André, Bernard et Claide, 1956-1962" par C. Grandjacques. Editions Mémoires et regards.
- Pour commander : Association Mirages et Djebels, BP 90053 - 74170 Saint-Gervais-Les-Bains, 25 € (+ 2,5 € de frais de port).
Site : miage-djebels.org - E-mail : claude.grandjacques@wanadoo.fr


Trois frères, Alain, André et Claude Grandjacques ainsi que leur cousin Bernard, ont vécu cette guerre, Bernard comme rappelé, André appelé sous les armes au seuil de l'indépendance de l'Algérie, Alain, montagnard chevronné, qui trouvera la mort dans sur cette terre et Claude qui, après avoir servi au 5e REI, dirigera une SAS en Kabylie.
J'ai aimé ce livre, recueil de témoignage et de réflexions d'où la haine et l'amertume sont absentes et dans lequel tous ceux qui ont participé à ces événements retrouveront, souvent avec émotion, un peu de leurs jeunes années. Je vous le recommande vivement sa lecture.
L'auteur a créé l'association "Miages-Djebels" ; le produit de la vente de l'ouvrage est exclusivement consacré à des oeuvres humanitaires ou de mémoire.

Jean-François Larrière



A propos de "Peaux noires, coeur blancs" (cf. AOB n° 357 - mars-avril 2007). Le colonel (er) Henry de Boisboissel fait savoir qu'il dispose d'un certain nombre d'exemplaires de l'ouvrage de son père, le général de Boisboissel, en vente au prix de 18 €, port compris.
S'adresser à : Colonel H. de Boisboissel, Le Pelem, 22480 Saint-Nicolas du Pelem