Le Comité national des traditions des Troupes de marine « Bazeilles »

Placé sous le régime de la loi du 1er juillet 1901, le Comité a été créé par deux anciens sous-officiers du 4ème RIC, MM. Seriau et Deshayes, tous deux retraités de l'EDF, qui avaient servi dans la "coloniale" pendant la campagne 1939-1940. Lors de la première délibération du conseil d'administration, le 3 février 1950, ils exposent la nécessité de créer un comité pour commémorer l'anniversaire des combats de Bazeilles dont le souvenir semble abandonné, obtenir la réfection de l'ossuaire qui est délabré, remettre en état la maison "de la Dernière Cartouche " en très mauvais état et dont les collections du musée qu'elle contient, ont été pillées, et enfin veiller au maintien des traditions des Troupes coloniales. Ils bénéficient de l'appui du général Salan qui était alors Directeur des Troupes Coloniales.

Les statuts sont déposés à la Préfecture de Police de Paris le 1er mars 1950. Le 1er août le Comité devient responsable de l'entretien de du gardiennage de la maison de la "Dernière Cartouche" aux termes d'un contrat qui le lie à l'association le "Souvenir Français" à qui appartient la maison depuis 1909.

Le dimanche 3 septembre suivant, il organise le premier pèlerinage officiel à Bazeilles qui est présidé par le général Salan représentant le Secrétaire d'Etat aux Forces Armées -Guerre.

Le dimanche 2 septembre 1951, le deuxième pèlerinage prend une dimension nationale puisqu'il est placé sous la présidence du général d'armée Valluy représentant le Secrétaire d'Etat aux Forces Armées - Guerre. Y participent les drapeaux et étendard des 1er et 3ème RIC et du 3ème RAC et la musique des Troupes coloniales qui vient d'être créée.

C'est également en 1951 (le 23 juillet) que le général Lapierre, alors Directeur des Troupes Coloniales, décide d'instituer l'anniversaire des combats de "Bazeilles" comme fête unique des Troupes Coloniales. cette décision sera confirmée l'année suivante par le ministre des Armées reconnaissant Bazeilles comme : "… l'unique et magnifique symbole des sacrifices consentis par l'Armée Coloniale au service de notre pays …"

En 1952, un changement important, ce pèlerinage est étendu en Belgique sur les sites des combats du 22 août 1914 à Neufchâteau et Rossignol. Chaque année les mêmes cérémonies se déroulent à Bazeilles les premiers samedi et dimanche de septembre. En 1962, ses deux fondateurs créent la revue " Bazeilles " dont le premier numéro est publié le 1er octobre 1962 avant de fusionner avec le bulletin qu'éditait la Fédération en prenant son titre actuel " L'Ancre d'or-Bazeilles " (en abrégé l'AOB) dont le premier numéro (qui porte le n° 72) paraît le 1er janvier 1966. C'est une revue bimestrielle destinée aussi bien aux anciens qu'aux personnels d'active.

En 1986, pour la première fois l'anniversaire des combats de Bazeilles est célébré sur deux sites différents :
à Fréjus d'une part, qui depuis 1915 peut être considérée comme la "maison mère" des troupes coloniales, et où s'organise désormais à la date du 31 août et du 1er septembre, le rassemblement de la " grande famille coloniale ",
à Bazeilles d'autre part qui reste le symbole de la volonté et de la continuité du souvenir, mais où, par la force des choses, les cérémonies ont désormais lieu une semaine plus tard.

Cette décision avait été prise par le général de division Pierre de Quengo de Tonquedec, Inspecteur des TdM (1985-1988), qui faisait ainsi aboutir un projet lancé par son prédécesseur, le général de CA (2S) Michel Noël du Payrat ( Inspecteur de 1983 à 1985) devenu dans l'intervalle Président de la Fédération et du Comité ( il était le premier à coiffer ces deux chapeaux). Ce 1er septembre 1986, le premier rassemblement de Fréjus avait été placé sous la présidence de M. Michel GIRAUD, ministre de la Défense et du général d'armée Schmitt ( de l'Arme), chef d'état-major de l'armée de terre. Dans son ordre du jour, ce dernier soulignait que "…les Troupes de Marine, créées pour porter outre-mer les armes de la France, ont été, présentes sur le sol de la patrie en danger à chacun des grands rendez-vous de notre histoire…" et que "… leur vocation, leur spécificité, leur raison d'être, leur originalité, c'est le service outre-mer…".

Pour mieux marquer la portée de ce lien, ces deux villes, Fréjus et Bazeilles, sont jumelées depuis 1990.

Le Comité est actuellement présidé par le général de corps d'armée (2S) Pierre Lang et son secrétaire général en est le colonel (er) Jean Parisot.

En sont membres de droit tous les généraux des 1re et 2e section et tous les chefs de corps de l'Arme. Ses correspondants normaux sont les officiers de tradition des corps de troupe.
Il n'a d'autres revenus que les dons des corps de troupe, ceux qu'il peut recevoir de particuliers et le produit de la vente de ses livres.

Du fait de sa mission, il est responsable de l'organisation du pèlerinage annuel à Bazeilles, qu'il partage avec l'ENSOME qui prend à sa charge toute l'organisation militaire des cérémonies et des déplacements. Ceci porte notamment sur la mise à disposition de la Musique principale de l'Armée de terre, et celle des détachements militaires, avec leur transport et leur mise en place. La responsabilité de la visite, de l'entretien et du gardiennage du musée et de la maison de la Dernière Cartouche ainsi que de l'ossuaire militaire se trouvant à l'extrémité ouest du cimetière du village incombent tout naturellement au Comité.

L’ossuaire militaire de Bazeilles

Il a été construit à partir de 1878 par l'État sur des terrains qu'il avait lui-même achetés à la commune et à des particuliers. Il a été terminé en 1890. Il renferme les ossements d'environ 3000 soldats français et allemands. En application d'une convention en date du 1er mars 1951, entre le ministère des Anciens Combattants (Bureau Sépultures) et le Comité, c'est à ce dernier d'assumer le coût (onéreux) de son entretien. Sa terrasse a dû être refaite entièrement en 1999.
Il suffit pour le visiter de le demander au gardien de la maison.

La maison de la Dernière cartouche 08140 Bazeilles.

Dès la fin des combats, MM. Bourgerie, père et fils avaient entrepris d'y rassembler des souvenirs des combats, transformant à cet effet une des pièces de leur auberge. Dès sa mise à la disposition du Souvenir Français en 1909, la maison est devenue véritablement musée. Depuis 2002, celui-ci est répertorié parmi les musées locaux par le ministère de la Culture et figure désormais dans nombre de guides touristiques.

Les unités (ou détachements) militaires, sans distinction d'arme, de passage à Bazeilles peuvent disposer, grâce à l'Amicale des Troupes de Marine des Ardennes, d'un local d'une quarantaine de places leur permettant de déjeuner au chaud et à l'abri.
Cette amicale a en effet construit son siège sur une parcelle de terrain qui jouxte la maison de la Dernière cartouche. Pour pouvoir en bénéficier, il suffit aux chefs de détachements de s'adresser au préalable (une semaine avant) au président de l'Amicale, le général Yvan Dujon (08700 La Granville - Tél. : 03 24 37 73 23) et d'en prévenir le correspondant sur place du Comité, le lieutenant Régis Thomas (08140 Francheval - Tél. et fax : 03 24 26 30 65) ou encore à M. Guy Poncelet (Chaussée Poupart - 08140 Bazeilles - Tel. : 03 24 27 07 59.

Haut lieu du pélerinage rappelant le sacrifice des héroiques défenseurs de la ville de Bazeilles lors des combats des 31 août et 1er septembre 1870, la maison de la Dernière Cartouche respire et fait vivre l'âme des combattants de la Division Bleue qui ont resisté jusqu'au bout.

Après les travaux de rénovation, il a rouvert en septembre 2005.
Ses heures normales d'ouverture sont les suivantes (ou sur préavis à la demande des corps qui y envoient des détachements):
du 15 juin au 30 septembre : de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h
du 1er octobre au 14 juin : de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h

Le musée est fermé les lundis et mardis. Fermeture annuelle du 20 décembre au 15 janvier.
Renseignements au : 03 24 27 15 86 - Site du musée : http://www.bazeilles.net/prdt.php?c=8&s=23&p=102

Le Musée des Troupes de Marine - FREJUS -

Créé en 1981, le musée s’est développé grâce au soutien de l’association des amis du musée, qui a permis la construction de deux premières extensions et le doublement de sa surface initiale pour la porter à près de 2000 m2. Le projet d’une troisième extension est à l’étude.

Musée d’histoire, de sciences et techniques, d’art et traditions militaires, mais aussi d’aventures humaines, le musée des Troupes de marine présente une évocation illustrée aussi bien par des biens muséaux très diversifiés que par des archives ou des documents iconographiques. L’histoire de l’Arme qui a donné ses empires coloniaux à la France et qui est, aujourd’hui, l’Arme des spécialistes du service outre-mer, sert de fil conducteur à l’histoire de la France d’outre-mer évoquée à grands traits.

A travers la présentation des collections (plus de 5000 numéros à l'inventaire) apparaît l'âme des Troupes de marine notamment grâce aux figures quasi-légendaires qui ont écrit la « geste coloniale ». La dimension humaine de l'action de l'Arme est représentée par exemple par l'œuvre des médecins coloniaux qui ont soulagé l'Homme de ses maux endémiques, le rôle des premiers marsouins pour enrayer l'esclavage, les tâches variées, obscures et souvent routinières exécutées par chacun au cours de sa carrière que celle-ci fût glorieuse ou banale.

Le musée rappelle ce qu'a été la Coloniale dans son sens le plus large, au début du XXe siècle : une véritable pépinière de chefs. Les Galliéni, Joffre, Lyautey, Marchand, Gouraud, Mangin qui, après les jours sombres suivant la défaite de 1870 et selon le mot de Martial Doze «...donnèrent au pays des raisons nouvelles de s'émouvoir et de s'enthousiasmer en jetant à ses pieds des empires et des royaumes...» , ne furent-ils pas la providence du pays au moment de la Grande Guerre ?

Le musée est implanté à Fréjus, pôle de la mémoire des Troupes de marine au même titre que Bazeilles en Ardennes avec son musée de la dernière cartouche et son ossuaire. Fréjus est en effet la véritable plaque tournante des Troupes coloniales en métropole. Un cimetière où furent enterrés plus de 10 000 militaires venus des colonies, des monuments de caratère exotique (pagode et mosquée) rappellent le souvenir des camps du Sud-est. Ces derniers furent pendant un demi-siècle des lieux d'hébergement et de transit et surtout des centres de formation, d'instruction et de perfectionnement qui furent créés en 1915 à l'initiative du général Gallieni.

Un hommage particulier est rendu au combattant d'outre-mer, dont les preuves de son dévouement et d'attachement à la France ne se comptent plus. Sous l'Ancre d'Or ils écrivirent des pages d'histoire que les Troupes de marine n'oublient pas.

Le musée propose également des activités culturelles :
- le cycle annuel des conférences,
- les expositions temporaires,
en 1998 « Les méharistes coloniaux », en 1999 « Les travailleurs sénégalais de la Grande Guerre 1914-1918 ».
- le salon de peinture salon de peinture annuel qui se déroule en automne.
En 1998, le salon a eu pour thème « l'Afrique blanche, l'Afrique du nord, et le Sahara » et en 1999 le thème « Femmes d'Outre-Mer ».
Le thème du salon qui s'est déroulé du 20/10 au 05/11/2000 était « L'eau ».

Le musée appartient à l'Etat (ministère de la Défense). Le général, Directeur du ENSOME en assure désormais la tutelle. Il est secondé sur place par un conservateur, le lieutenant-colonel CHAMPEAUX.
Ce musée est rattaché au 21e RIMa qui en assure le fonctionnement et la gestion.

Horaires d'ouverture :
Le musée est ouvert tous les jours de la semaine sauf le mardi et le samedi, son accès est entièrement gratuit.
Les horaires d'ouverture sont les suivants du :

Contact : Pour télécharger cette information cliquer ici L'Association des Amis du Musée des Troupes de Marine (AAMTDM) fait vivre le musée depuis 20 ans ainsi que le Centre d' Histoire et d'Etude des Troupes d'Outre-Mer (CHETOM) plus récemment.
Vous pouvez contribuer à cette action en adhérant à :
Association des Amis du Musée des Troupes de Marine
Pagode du Camp Colonel Robert
BP 10 - 83601 FREJUS CEDEX
Tél. 04 94 40 76 05

Accéder au Site Internet de l'association des amis du Musée des Troupes de Marine

Désormais, et à de rares exceptions près, le seul moyen d'être membre de l'AAMTDM est de cotiser à la Carte du Marsouin qui comporte un volet " Mémoire ", l'adhésion automatique à l'AAMTDM

Le CHETOM

Depuis novembre 1996, Le Centre d'Histoire et d'Etude des Troupes d'Outre-Mer (CHETOM) est classé dépôt d'archives intermédiaires du ministère de la Défense. Mémoire de la France d'outre-mer, le CHETOM détient un fonds spécialisé de 12000 livres et de 850 cartons d'archives, qui peuvent être consultés sur place. Il met ainsi à la disposition du plus grand nombre les richesses de ses archives et de sa bibliothèque. Parmi les documents consultables, on trouve :

  • La collection complète de la " Revue des Troupes coloniales " et de la revue " Tropiques ",
  • tous les " Annuaires " ou " Almanach du Marsouin" depuis 1894,
  • tous les documents et livres édités par la Direction des Troupes Coloniales à l'occasion de l'Exposition Coloniale de 1931.

Les archives publiques réparties en deux sous-séries obéissent sensiblement au même cadre de classement.

Sous-série 15 H :
- 173 cartons provenant de l’inventaire réalisé par le SHAT en 1987 sous la direction de Jean Nicot, conservateur.

Sous-série 16 H
: - 434 cartons inventoriés par l’équipe du CHETOM avec l’assistance de Claire Sibille, conservateur au SHAT.
Le cadre de classement de ces archives obéit au plan suivant :
- Première partie : Organisation des Troupes de marine
- Organisation générale des Troupes de marine puis, en 1900, des Troupes coloniales
- Unités, traditions, uniformes et insignes
- Deuxième partie : Les Troupes de marine et l’empire colonial français
- Afrique du Nord
- Levant - Egypte
- Afrique occidentale française
- Afrique équatoriale française
- Madagascar et La Réunion
- Terres australes et antarctiques françaises
- Zones de Défense puis, en 1960, zones d’Outre-mer
- Indochine - Chine
- Pacifique
- Antilles - Guyane
- Troisième partie : Les Troupes de marine et les grands conflits mondiaux
- Interventions extérieures au XIXe siècle
- Première Guerre mondiale
- Deuxième Guerre mondiale
- Quatrième partie : Journaux de marche et opérations des unités des Troupes de marine.
Les archives privées sont également constituées de deux sous-séries correspondant à deux types d’entrée de ces fonds.

Sous-série 17 H :
Actuellement une quarantaine de cartons nominativement désignés (Landouzy, Sizaire, Archinard, Bourgund).

Sous-série 18 H :
Près de 160 cartons sont à l’inventaire. Il s’agit de dons et de dépôts qui nous sont confiés par les Anciens, les cadres d’active et toute personne souhaitant que leurs documents soient conservés dans d’excellentes conditions. Deux commissions de recueil de ces fonds viennent d’être créées.

La recherche au CHETOM se décline en plusieurs volets
• Recherche sur place (salle de consultation)
- Accueil des étudiants, des chercheurs et du public
- Assistance méthodologique et archivistique
- Orientation sur les instruments de recherche autres que ceux du CHETOM.
• Recherche en externe
- Réponse aux demandes par courrier et internet
- Recherche en faveur des unités et formations del’Arme
• Recherche en interne
- Travaux conduits par le CHETOM (inventaires, filiations, actes de colloques, conférences, ... )

L'Ancre d'Or - Bazeilles

La Revue " L'Ancre d'Or - Bazeilles " résulte de la fusion en 1966 des deux revues " L'Ancre d'Or " éditée par la Fédération Nationale des Anciens d'Outre-Mer - Anciens combattants des Troupes de Marine (FNAOM-ACTDM) et " Bazeilles " publiée par le Comité National des Traditions des Troues de Marine. L'appellation abrégée en est " l'AOB ".

Cette revue bimestrielle constitue indiscutablement le moyen privilégié de communication de l'Arme des Troupes de marine et de la Fédération. Elle est publiée sous la responsabilité juridique du président du Comité Nationale des Traditions des Troupes de Marine. Militaires d'active de tous grades et anciens participent à sa rédaction, ce qui est conforme à l'un des fondements de notre efficacité, la cohésion. Chaque numéro comporte en principe un dossier qui étudie un volet de la vie de l'Arme ou de son Histoire.

Le journal constitue à la fois un moyen de communication interne, un moyen de liaison entre Anciens et active et un moyen de rayonnement pour nous faire connaître. La diversité du lectorat n'est d'ailleurs pas le moindre des défis qu'il nous faut relever tous les deux mois.

A part une diffusion gratuite, qui s'adresse toujours à des organismes et non à des personnes, l'abonnement à l'AOB passe par le biais de l'adhésion à la Carte du Marsouin. Cette dernière comporte un volet " Cohésion " qui se traduit par la réception de notre revue.

Vous pouvez accéder à la Rubrique spécifique 'Ancre d'Or - Bazeilles, en cliquant dans le tableau à droite...

Editions du Comité.

Il a par ailleurs publié plusieurs ouvrages :

  • Histoire et épopée des Troupes de marine, 1955 (réédité deux fois),
  • Les Troupes de marine, 1622 et 1984 (édition complétée de la précédente).
    Ces deux livres sont aujourd’hui épuisés
  • De Bizerte à Sarajevo, 1995,
  • Histoire des Troupes de marine en trois albums de bande dessinée : Les dernières cartouches, Bâtisseurs d’empire et Soldats de la paix
  • " Un rêve d'aventure " (Des troupes coloniales aux Troupes de marine - 1900-2000).
Vous pouvez accéder à la Rubrique spécifique des activités d'éditions

Contactez le Comité

Siège social : Caserne GUYNEMER RUEIL MALMAISON (Hauts de Seine).
Adresse postale : BP 227 - 00484 ARMEES.
Téléphone : 01 47 16 57 36
Télécopie : 01 47 16 57 30
Email : cnttdm@orange.fr

Commentaires, critiques, demandes d'informations, contact :
Pour la FNAOM-ACTDM cnttdm@orange.fr
Pour le site internet administrateur du site