Anciens combattants africains
Sources : 03/05/06 : http://www.photographie.com/?prdid=117303&secid=2&rubid=126
Date : du 15 septembre au 31 Octobre 2006
Lieu : Paris
Anciens combattants africains
Des visages et des mots pour mémoire

Symboles de l’aliénation coloniale pour les uns, exemples de fidélité pour les autres, ces tirailleurs sénégalais, béninois, marocains... ont pris une part importante à tous les conflits du XXème siècle : Première et Seconde Guerre mondiale, Madagascar, Indochine, Algérie. Une histoire d’homme et de soldat.

Partenariat du Conseil Général de la Haute-Garonne, du FASILD et du CRL Midi-Pyrénées. Labellisation de l'AFAA.

Exposition disponible de 30 photographies grand format, 115/115 sur papier baryté, encadrées dans une caisse américaine en bois de couleur noir mat.
Galerie photo sur le site de l'auteur : http://www.philippe-guionie.com/pages/portraits/a-combattants_acc.html
Philippe Guionie

© http://www.philippe-guionie.com
Du vendredi 15 septembre 2006 au mardi 31 octobre 2006
Confluences - Maison des arts urbains - 75020 Paris
«Je n'ai pas voulu faire l'histoire du tirailleur sénégalais, encore moins l'épopée ; j'ai laissé libre cours à la rencontre», dit Philippe Guionie à propos de son travail sur les anciens combattants africains. Pendant cinq ans, du Sénégal au Bénin, ce «passeur de mémoire» s'est attaché à donner un visage à ces «illustres méconnus, symboles de l'aliénation coloniale pour les uns, exemples de fidélité pour les autres», partageant son temps entre l'acte photographique et le témoignage.

Ses portraits sont bouleversants de simplicité parce qu'ils mettent en lumière le passé de ces hommes oubliés. Certains ont combattu pendant la seconde guerre mondiale, d'autres à Madagascar, en Indochine ou en Algérie, comme Bacary Biaye, né à Zinguichor en 1923, grièvement blessé lors d'une embuscade et qui est resté plus d'un an et demi à l'hôpital. Blessures physiques, souvenirs en désordre, prières pour les morts qui n'auraient pas dû mourir. Ainsi ceux qui furent mitraillés à Thiaroye, «terre du fratricide perpétré par des frères d'armes», comme l'écrit Gaston Kelman dans la préface du livre (et du CD), qui accompagne l'exposition.

Il y a aussi des instants légers, comme lorsque Ousmane Kassé raconte en riant la première fois où il «a mangé un civet au vin de rouge» dans le Midi de la France. «La photographie m'a appris la patience», conclut Philippe Guionie, qui s'apprête à poursuivre ces retrouvailles avec cette «histoire faite de personnes, de lieux, d'atmosphère et de sentiments». Prochaine étape : cet été, le 8 juillet à Arles, dans la cour de l'Archevêché, où ces portraits seront projetés dans le cadre des «Voix off».


Brigitte Ollier

© Libération

Page mise à jour le 31 Mai 2006