Biographie de LEMIRE Jean-Baptiste (1867-1945)

 

signature de Lemire JB

Dernière mise à jour par Lemire Tanguy le 6 juin 2006, inspiré du texte de M Henri RICARD, Musicologue
 paru en 1995 dans le journal des flèchoix et lu lors du concert donné à La Flèche.

 

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Index

 

I.      La généalogie. 3

II. La chronologie de sa vie. 4

1. Son enfance. 4

a. Colmar 4

b. Grand-Charmont 4

2. Son adolescence. 5

a. Au trombone dans la société dans laquelle il joue du trombone. 5

b. Un père actif 5

3. Le début de sa carrière militaire. 5

a. Belfort 5

b. A la flotte de Brest 6

c. Le conservatoire de musique de Lyon. 7

4. Les campagnes de Madagascar et du Tonkin. 7

a. La campagne de Madagascar 7

b. La campagne du Tonkin avec sa femme DUCREUX Marie. 8

5. Une transition délicate. 8

a. St Amand et la fin du service actif 8

b. Le mariage et le divorce avec DE LAERE Marthe. 9

6. Le tour de France des orchestres. 9

a. Biarritz, Saint Claude, Lyon. 9

b. Mariage avec SUTTER Marie – St Malo, Morez, Lyon. 10

c. Amplepuis et sa rencontre avec ROMEUF Elisabeth. 10

d. Naissance de Jean à Lyon. 11

e. St Priest, Belfort, Colmar 12

f. Anould, 12

g. Tour de Salvagny – Villeréal, Lyon, Thonon les bains. 13

h. Châtelet-en-Berry. 13

7. La retraite. 14

a. La Sarthe et le repos. 14

b. Les descendant directs. 15

III.       Les œuvres musicales. 17

1. Les partitions. 17

2. La critique de son oeuvre. 18

3. L’hommage qui lui est rendu aujourd’hui 19

IV.       Les frères et sœurs. 20

V. Chronologie. 24

VI.       Sources et remerciements. 26

 


I.                    La généalogie

Voici l’ascendance de Lemire Jean-Baptiste :

 

 

32LEMIRE Jean-Baptiste

 (1821 Colmar-1864 Colmar)

64LEMIRE François

 

16LEMIRE Jean-Baptiste

(1844 Colmar-1909 Belfort)

* le 1850 à Colmar 65SIGRIST Reine

 

 

33VONSTEIN Anne

(1826 Sainte Croix en plaine-1883 Colmar)

66VONSTEIN Barthélémy
8LEMIRE Jean-Baptiste

(1867 Colmar -1945 La Flèche)

mariés 1868 Colmar

 

67SCHAFFHAUSER Anne-Marie

 

 

34SARTER Antoine

(1811 à Colmar-1878  Colmar )

68SARTER Antoine (1790 Holtzwihr)

 

17SARTER Anne-Marie

(1848 Colmar-1924 Belfort)

 

* 1834 à Colmar 69GSELL Anne-Marie

 

 

35DORNER Salomé

(1813  Colmar-1870 à Colmar)

 

70DORNER Michel (1772 Lahr (Allemagne)

Marié en 1801 à Colmar

 

 

 

71GASSMANN Catherine

(1782 Colmar)

                                                                                      

 

128LEMIRE Blaise

(1760 Bourges (Cher)-1832 St Amand)

256LEMYRE Pierre
64LEMIRE François
(1801 StAmand (Cher)-1864 Colmar)
marié 1827 Colmar avec SIGRIST Anne

 

257LAMBIER Marguerite

 

129SOUMENT Jeanne

(1774 Epineuil (Cher)-1831 StAmand)

258SOUMENT Pierre 

 

 

259REFUTIN Marie

L’arrière grand-père de LEMIRE Jean-Baptiste, LEMIRE François, a été Brigadier du deuxième régiment de dragon le 20-08-1825. Il a fait la campagne d'Espagne en 1823.

Le père de GSELL Anne-Marie possédait un moulin à Biesheim. Ce moulin qui existe encore aujourd’hui appartient à M Peterschmitt.

II. La chronologie de sa vie

1. Son enfance

a. Colmar

 Jean-Baptiste LEMIRE naquit le 8 juin 1867 à Colmar dans la maison 10 rue Wickram dans l’actuelle maison natale 10 rue Wickram Colmarvielle ville, près du marché aux poisons longeant le cours de la Lauch, de Jean-Baptiste (1844 Colmar-1909 Belfort) maçon, et d’Anne-Marie SARTER (1848 Colmar-1924 Belfort), couturière. Sa mère était la fille de riches propriétaires d’une fabrique d’amidon à Colmar. A 17 ans elle a flirté avec le contremaître JB Lemire père et lorsque ses parents surent qu’elle attendait un enfant de lui (Jean-Baptiste fils), ses parents la mirent à la porte. L’enfant naquit donc hors mariage, et n’a été légitimé qu’un an plus tard lors du mariage le 4.11.1868. Ils vécurent alors très pauvrement. Anne-Marie a beaucoup souffert de ce changement de situation, elle qui venait d’un milieu bourgeois. Son enfance aurait pu être semblable à celle de tout autre enfant si le désastre politique du moment n’était pas venu la perturber. L’empire effondré, la France vaincue et amputée de cette Alsace où il venait de voir le jour, l’obligent à fuir avec ses parents, sa sœur Marie (1869-1950) et son frère Albert (1871-1942).

b. Grand-Charmont

tableaux des parents de Lemire JB    La famille cependant ne peut se résoudre à s’éloigner de cette région si chère et se réfugie donc, en 1871, à Grand-Charmont (Doubs), juste de l’autre côté de la nouvelle frontière. C’est à pied qu’ils vont voyager. Jean-Baptiste, quatre ans, emmène avec lui son pot de chambre. Dans leur pensée, ce n’est sans doute qu’un séjour provisoire durant lequel il espère en de meilleurs jours, mais que le déroulement des événements, hélas, n’autorisera pas. Le retour sur le sol natal compromis, la famille LEMIRE, quelques mois plus tard, opte définitivement pour la France (2 septembre 1872). Pendant ces 7 ans Jean-Baptiste va à l’école. Vont y naître ses frères : Alfred (1874-1939), Eugène (1876-1945) et Julien (1878-1918). Ce sont des temps qui ont été durs si on se fit à une lettre de Jean-Baptiste qui raconte avoir du vendre de la salade à l’âge de 8 ans.

 

2. Son adolescence

Orchestre de La Lyre belfortaine. Jean-baptiste à 16 ans et est debout au centre.a. Au trombone dans la société dans laquelle il joue du trombone

   En 1880, la famille va à Belfort où naissent ses sœurs : Cécile (1880-1975) et Juliette (1885-1966). Après 1871, Belfort, place de guerre et ville de commerce, s'industrialisa grâce à des industriels alsaciens qui y installèrent leurs usines ; la ville prospéra et connut une expansion démographique remarquable. C’est ainsi qu’à 16 ans, Jean-Baptiste entre comme ajusteur à Belfort dans une société alsacienne de construction mécanique durant 5 ans. (Aujourd’hui usine Alsthom) ; Société dans laquelle il joue du trombone avec HANAUER Arnaud qui deviendra son ami de coeur. Il transcrira plus tard de mémoire pour cet instrument un solo de 4 lignes  du Prophète, opéra de Giacomo Meyerbeer, (1791 Berlin-1864 Paris).

b. Un père actif

Lemire Jean-Baptiste père au travail Tous les dimanches il y avait une répétition de musique. Lemire Jean-Baptiste père avait construit une estrade où les enfants devaient se produire. Les garçons jouant d’un instrument, les filles chantant, et le père jouant le rôle du chef d’orchestre. Et pas moyen de s’y soustraire sans récolter les foudres paternelles. Jean-Baptiste père exerça plusieurs métiers. A Grand-Charmont il est maçon, puis à Belfort peintre. Mais il a également été menuisier aux chemins de fer de l’Est et même ébéniste. Les descendants FOURNIER possèdent encore un fauteuil qu’il a réalisé.  Peu avant la fin de sa vie, quand il retrait du travail, il frappait le sol avec sa canne ferrée. C’est alors que sa femme lui préparait un verre de vin blanc qui servait d’apéritif et quelques noix.

 

 

 

3. Le début de sa carrière militaire

 

a. Belfort

 Il demeure à Belfort jusqu’en 1888, date de son engagement dans l’armée. Est-ce le souvenir des uniformes étincelants entrevus dans sa prime jeunesse et l’attirance possible qu’ils ont inconsciemment exercée sur son jeune esprit ? Est-ce déjà une manifestation de ce tempérament à forte personnalité qui le caractérisera par la suite ou tout simplement le goût de la découverte et des voyages qui le poussent ? Qu’importe ! Depuis longtemps déjà, la France a payé sa dette ; la République s’est affermie ; l'expansion coloniale a pu reprendre : l’armée n’est-elle pas, à ce moment, le moyen idéal pour assouvir les aspirations d’un jeune homme de vingt ans ? N’est-il pas fort à propos de rappeler ici le slogan des agents recruteurs : "Engagez vous et vous verrez du pays"! Une double carrière -militaire et musicale- s’offre alors à Jean-Baptiste et c’est près d’un demi siècle de vie itinérante qu’il va désormais connaître.

 

flotte de Brest en 1888b. A la flotte de Brest   

Lemire Jean-Baptiste au 52eme régiment d'artillerieLe 7 mars 1888, à l’âge de 21 ans, Jean-Baptiste LEMIRE est engagé volontaire (photo de la médaille) pour 4 ans dans l’armée active au titre des Equipages de la Flotte, à Brest, comme quartier-maître musicien de seconde classe en compagnie de son ami Arnaud Hanauer (photo 1 et 2), puis au 52ème régiment de Marine comme caporal-tambour et enfin comme sergent-tambour-major au 3ème régiment de Marine. Tenant leurs promesses, les années 1889 à 1890 se passent en campagne sur le " Dubourdieu ", un croiseur à batterie construit à Cherbourg en 1880 et actif de 1884 à 1899. Ce bâtiment, alliant deux procédés de propulsion, marque un progrès en matière de construction navale. Le XIX siècle voit en effet de grandes mutations dans la conception des navires. Progressivement la propulsion par machine à vapeur se substitue à l’usage de la voile mettant en action des roues à aubes puis des hélices. L’usage d’une cuirasse en fer remplace peu à peu la coque en bois.

    Malheureusement, seule une partie de la musique embarqua à bord du bateau et Jean-Baptiste fit partie des Le debourdieumilitaires qui restèrent à Terre. Le voyage était destiné à définir, en des points précis du globe, la déclinaison des astres et son incidence tant sur l’atmosphère que sur la flore. Parti de Cherbourg le 30.12.1889, le " Dubourdieu " passe successivement par les Canaries (11 janvier 1890), le Sénégal (25 janvier), Singapour (3 juin), Honolulu (15 juillet), Tahiti (15 au 25 août), Nouméa (17 au 21 octobre), Sydney (30 octobre au 3 novembre), le Pérou (3 avril 1891), la Californie (31 juillet), le Venezuela (23 septembre), puis fait retour vers la France par Trinidad (29 septembre).

   Le grade de sergent-tambour-major, passage obligé dans la hiérarchie, auquel vient d’accéder Jean-Baptiste, ne semble point le satisfaire. Son ambition le pousse à se réengager pour cinq ans (octobre 1891). A 27 ans il se fait photographier à Cherbourg (la photo). Affecté au 3ème régiment d’Infanterie de Marine, le voici désormais clairon-musicien, puis enfin sous-chef de fanfare à Toulon (Vars) au 4ème régiment d’infanterie coloniale. Bien. Très bien. Mais pourquoi sous-chef ? Simplement sous-chef, alors que l’on peut être chef. La promotion fut certes des plus rapides, mais voilà que les cinq ans s’écoulent et que l’ascension se ralentit. Alors, une fois encore, il renouvelle son engagement, pour deux ans maintenant, et dans le même régiment (1896-1898).

c. Le conservatoire de musique de Lyon

1er prix de fluteEntre temps, cependant, il n’a pas moins travaillé : Il c’est inscrit au conservatoire national régional de musique Lemire JB à 25 ansde Lyon (1893) où M Ritter fut son professeur de flûte. Il y suit également des cours d’harmonie. Il ne lui a fallu qu’une seule année pour y obtenir à l’unanimité, un premier prix de flûte traversière (octobre 1894). Il a alors 27 ans. C’est pour cet instrument qu’il compose des morceaux avec accompagnement du piano ou d’orchestre comme : Solo pour flûte, Op. 1 (Lyon 1903) sa première composition, Erimel, polka Op. 2, (Lyon 1905) qui est l’anagramme de Lemire. Cette dernière partition imprimée se trouve au CNR avec une dédicace de la main de l’auteur adressée à M. RITTER le 26.5.1905, et dédiée à son ami Jules HERON photographe et témoin de son mariage avec Mlle DUCREUX. Il compose également Le Bouvreuil, polka (Paris 1907) qu’il dédie à son ami Brottin, flûtiste au casino Kursaal de Lyon. Rappelons que le Bouvreuil est ce passereau qui chante. Le casino qui se trouvait dans la rue de la république a été remplacé aujourd’hui par le cinéma PATHE.

 

4. Les campagnes de Madagascar et du Tonkin

a. La campagne de Madagascar

RanaliIl est écrit : J'ai acheté ces jumelles à Marseille le 25 avril 1897 avant de m'embarquer pour Madagascar. Elles m'ont aussi accompagné au Tonkin en 1901
     Les années qui suivent vont enfin le combler. Du 24.4.1897 au 13.6.1900, il participe, dans l’Infanterie Coloniale, à la campagne de Madagascar. A son départ de Marseille il achète une paire de jumelle qui va l’accompagner durant ses voyages. A Madagascar, il fait la connaissance d’une jeune femme du nom de Ranali qui le marqua puisqu’il conserva sa photographie et lui dédia une marche 8 ans après : Ranali, marche (Lyon 1906). D’autre part il composa une grande fantaisie sur les mélodies malgaches durant le mois de juillet 1924 seulement, à Villerupt (Moselle). Durant les 15 minutes de cet arrangement on retrouve 31 chants dédiés pour la plupart à la famille royale résidant Tananarive. A son retour de Madagascar, prolongeant à nouveau de quatre ans son engagement, dans les 4ème régiments d’Infanterie de Marine de Toulon (Vars) puis au 6ème, il devient chef de fanfare. C’est à cette occasion qu’il compose une Ouverture de concert pour le concours de chef et sous chef. Durant les 9 minutes que durent ce morceau, l’auditeur est entraîné dans différents mouvements.

b. La campagne du Tonkin avec sa femme DUCREUX Marie

 

LEMIRE JB à HaiphongLemire Jean-Baptiste 33 ansProgramme du concert au TonkinSon but est désormais atteint et c’est à la tête de SA fanfare que, d’août 1901 à août 1902, à Ducreux Mariel’âge de 34 ans (photo 1,  2 et 3), qu’il participe à la campagne du Tonkin (actuel VietNam) accompagné de sa femme Marie née DUCREUX (1876 Grigny (Rhône)-1902 Haiphong), fille de Pierre, chapelier puis doreur à Grigny, et de Marie Antoinette Philomène née TRIMOLLLET ménagère, qu’il épouse à Lyon 2, deux semaines avant le départ, le 13.7.1901. A la façon que Marie écrit à Cécile depuis Hanoi, une sœur de Jean-baptiste, montre quelles sont très proches. Certainement qu’ils devaient se connaître depuis longtemps.  C’est depuis le Tonkin qu’il pense à sa région comme laisse le suggérer les morceaux Colmar, marche (Hanoi 1 .11.1901) dédiée à son ami Courtioux chef d’orchestre au Casino Kursaal de Lyon et Souvenir d’Alsace, valse, (Hanoi 1902). Mais il réalise également des compositions pour le défilé comme : Salut au Tonkin (Hanoi 19.10.1901) et Le sautillant (Hanoi 19.1.1902). Marie décède quelques mois après à Haiphong le quartier de villégiature de Hanoi, le 22 janvier 1902 dans sa 27ème année, suite à un empoisonnement qu’un boy lui aurait servit dans une tisane d’anis étoilé. Elle est enterrée au cimetière de Grigny. (La tombe) Jean-Baptiste rentre donc seul à Paris chez sa belle mère et compose pour sa femme un morceau dénommé Riri, polka (Paris 25.9.1902) ; Riri étant le diminutif de Marie. Sur la page de garde de l’édition il a mis le dessin de sa femme et l’a dédié à sa belle mère.

5. Une transition délicate

a. St Amand et la fin du service actif

Orchestre du 7eme régiment à RochefortIl quitte le service actif (1903) lorsqu’il est à St Amant, route de Breuil durant deux semaines. C’est certainement connaissant la fièvre de l’or qu’inspirait cette ville, qu’il composa une valse lente intitulée Filon d’or (1903). En effet depuis 1888,  sous l’influence des frères Charles et Auguste Moricault, venus de Paris, St Amand façonne l’or. Parait-il qu’il existe une légende qui veut qu’il y ait des pépites d’or dans la région, ce qui n’est pas impossible vu la proximité de massifs granitiques. Il existe actuellement une cité de l’or. Il se retrouve ensuite affecté au 7ème régiment d’Infanterie Coloniale de réserve de l’armée active à Rochefort où la photographie que voici a été prise. Il fait ensuite partie du 49ème régiment d’Infanterie de réserve de l’armée territoriale, où il semble demeurer jusqu’en 1913, date à laquelle il met fin à son service dans l’armée. En 1903, il a 36 ans et a 18 ans de service actif.

 

b. Le mariage et le divorce avec DE LAERE Marthe

Tout autre que lui aurait accepté cette retraite amplement méritée, mais Jean-Baptiste LEMIRE n’est pas homme à demeurer chez lui à regarder le temps s’écouler. Il ne peut rester inactif. C’est ainsi qu’il se remarie le 9.6.1903 à Paris 16 avec Mlle DE LAERE Marthe,  (1867 Paris- ?) artiste peintre, fille de Marc Edouard, artiste peintre, et de Marie née DUFOUR. Epouse avec qui il se sépare seulement 3 mois après. Le divorce est demandé par sa femme 7 mois après le mariage. Elle obtient gain de cause et semble être restée dans la maison promenade de Breuil à St Amand. Marc Edouard, peintre de genre et d’histoire a été élève de LEHMANN Henri (1814 Kiel-1882 Paris) et débuta au salon de 1863. Actuellement les musées de Paris exposent les portraits de Charles Gounod et celui de Frantz Liszt peints par LEHMANN.

6. Le tour de France des orchestres

a. Biarritz, Saint Claude, Lyon

Il rentre à Belfort et va entreprendre alors un véritable tour de France des orchestres d’harmonie. Son fils, plus tard, dira d’ailleurs qu’il fut un grand voyageur. Ainsi, le voici premier flûtiste solo de l’orchestre municipale de Biarritz pendant deux mois du 30.07.03 au 09.10.03. Mais il ne veut pas rester un exécutant. Il écrit ainsi à M Farques du conservatoire de musique de Lyon pour lui demander quelles sont les spécificités de la direction d’une chorale.

 

Quittant Biarritz, il accepte finalement la direction d’un orchestre d’harmonie. C’est ainsi qu’il devient chef d’orchestre à Saint-Claude (Jura) de 01.01.1904 au 30.06.1907 de la société «San Claudienne». A son départ il reçoit un certificat de bonne conduite de la main du président Gaston Genoud, banquier, celui du château Genoud. En 1909 le maire tente d’expliquer le départ volontaire de Jean-Baptiste à un de ses collègues. Il explique que Jean-Baptiste a été appelé à diriger l’orchestre après  le décès de M. Mathieu qui le dirigeait depuis au moins 20 ans c’est-à-dire depuis sa fondation en 1878. M Mathieu était le camarade de la plupart des musiciens et était en plus San-claudien, toute chose qui rendait la direction plutôt paternelle ce dont la discipline a certainement du souffrir. Jean-Baptiste venant après lui au sortir du régiment a naturellement tenté de réagir face à des musiciens qui faisaient selon leur fantaisie. Jean-Baptiste était un excellent directeur auquel on faisait le seul grief de vouloir conduire militairement ses musiciens. Cette société devient municipale l’année qui suit son départ. Après 1961 cette société prend le nom de musique municipale. Il compose pour cette ville Claudinette, mazurka. Durant les premiers temps de ce contrat en tant que chef d’orchestre, il est quelques temps à Belfort où il compose une marche intitulée Rubis sur l’ongle (Belfort 23.1.1904), certainement du fait qu’il recevait l’argent cash pour ses contrats. Mais dès 1904, il habite Lyon, où il compose Acanthe scottish (Lyon 24.8.1904) qu’il dédie à son ami CLAVANDIER Nicolas qui travaillait dans les wagons lits, la Marche des coloniaux (Lyon 24.3.1905), cette habanera intitulée La vie coloniale, (Lyon, déclarée le 6.9. 1905), puis Ranali, marche (Lyon 1906) et enfin  Grégorinette, polka pour cornet (déclarée le 24.4.1906) qu’il dédie à son ami musicien Grégoire. Le 9.8.1905  Jean-Baptiste s’inscrit à la SACEM pour pouvoir éditer ses compositions.

b. Mariage avec SUTTER Marie – St Malo, Morez, Lyon

Hotel de ville de MorezJean-Baptiste se remarie pour la troisième fois le 19.7.1906 à Lyon 6 avec Mlle SUTTER Marie (1872 Ottrott (Haut-Rhin)- ?) employée de commerce au 18 rue Boileau à Lyon, fille de Louis, tonnelier, et de Catherine née Tombe des parents au cimetière de Bresse à BelfortZIMMERMANN demeurant à Scherwiller (Bas-Rhin) mariage auquel M. Ritter est le témoin. Là encore cette union sera courte. Et si Jean-Baptiste demande le divorce et obtient gain de cause qu’en 1928 c’est pour pouvoir se remarier. Il habite avec sa femme à St Malo où il est cantinier au 47ème  régiment d’infanterie Le grand théatre de Lyonpuis à Morez (Jura) où il est chef de la musique l’Espérance du 25.10.07 au 19.02.1909. Ville pour laquelle il compose une valse intitulée La Morézienne (déclarée le 6.3.1908). On peut encore aujourd’hui admirer l’imposant hôtel de ville qui fut construit en 1890 ; Durant les deux saisons 1908 et 1909, le voici chef de musique de scène au Grand Théatre de Lyon (l’actuel opéra de Lyon) dans lequel il se familiarise avec les airs d’opéra en dirigeant un orchestre philharmonique. Puis en 1909, Jean-Baptiste habite Anger (Maine et Loire) au 118 rue de Létanduère. Son père décède cette année et sera enterré au cimetière Brasse à Belfort.

 

c. Amplepuis et sa rencontre avec ROMEUF Elisabeth

L'orchestre d'Amplepuis lors du défilé de la fête des classes 26.3.1911A compter du 1er mars 1910, alors qu’il se sépare de Marie, il est chef d’orchestre de l’Union Musicale d’Amplepuis (Rhône). Il compose en 1911 une marche intitulée L’Amplepuisien qu’il dédie au président M. Robin un ami proche de Jean-Baptiste, directeur de l’usine du même nom. Cette usine existe encore aujourd’hui sous le nom de Robin-Marieton dans Romeuf Elisabethlaquelle on fabrique des couvertures. L’album de photo compte la photographie des trois enfants du couple Robin à qui il donnait des cours de musique : Auguste, Henriette et Edouard. (photo.) Dans les concerts qu’il donne, Jean-Baptiste se fait plaisir et incorpore généralement un des ses propres morceaux. C’est ainsi que cette même année, l’orchestre interprète déjà l’Amplepuisien devant un auditoire déjà conquit. Il y compose également Hommage aux vieux musiciens, marche funèbre (Amplepuis 1913), et cours du baron de Villeneuve. Jean-Baptiste est sur la charrue et son futur beau père porte la charrue.Tristesse, andante funèbre (Amplepuis, janvier 1913) ce qui est sans aucun doute l’expression de sa nostalgie de ses copains de l’armée puisque 1913 marque la fin de son service dans l’armée. C’est également à Amplepuis, au début de la première guerre mondiale, qu’il s’éprend de Mlle ROMEUF Elisabeth (1894 Saint Ferréol d'Auroure-1966 Haguenau) alors blanchisseuse, fille de ROMEUF Claude, travaillant comme cocher pour le baron de Villeneuve et de Marie née LATTAT, pour qui il compose une valse baptisée Lélette (Amplepuis, déclarée le 10.1.1914) », le diminutif d’Elisabeth.  C’est très certainement encore pour elle, qu’il transcrit d’après l’audition du phonographe le 14.3.1913, un Tango pour le piano peut-être entendu chez le baron de Villeneuve. Le tango est une danse de la passion et de la mélancolie à la fois, elle est alors dans son âge d’or aux Etats-Unis et en Europe.

 

Puis il quitte l’Union musicale en le 1er.8.1914, mais reste encore quelques temps à Amplepuis et donne des cours de musique. Il change son appartement de la rue Belfort pour la place Belfort sans doute pour pouvoir vivre avec Elisabeth. On peut imaginer qu’Elisabeth qui n’a que 18 ans ait été impressionnée par un homme de 47 ans en uniforme. Jean-Baptiste se retrouve ensuite durant six mois à Lalinde (Dordogne 1916), partageant sa fonction de chef d’orchestre avec celle de secrétaire de mairie.

 

d. Naissance de Jean à Lyon

LEMIRE Jean à 22 mois à Colmar (août 1918)Lyon le reçoit à nouveau en 1917. C’est là que naît son unique fils Jean (1917 Lyon-1987 Haguenau) hors mariage. Etant encore officiellement marié avec SUTTER Marie, il a du attendre le divorce avec cette dernière pour pouvoir se remarier pour la quatrième fois avec Elisabeth ROMEUF le 14.5.1927. Ils habitent alors au 99 rue Créqui. C’est certainement du fait de sa situation que beaucoup de curés ont refusé de le marier. Suite à quoi Jean-Baptiste a gardé une dent envers les ecclésiastiques. Il n’a d’ailleurs pas baptisé son fils, qui a du le faire juste avant de se marier. Pourtant toute la famille était croyante et Jean-Baptiste a tout de même composé un air religieux en mineur pour orchestre harmonique et il y avait dans la malle les cartons pour orchestre harmonique des classiques : Landate Mariam, Nous venons encore, Ave Maria Stella, Adagio.

 

 

 

 

e. St Priest, Belfort, Colmar

 Les villes de St Priest (Dordogne) (photo), puis Belfort les accueillent en 1918 et, en 1919, c’est Colmar, sa ville natale, où il semble être momentanément interprète dans une administration qui le reçoit et où il écrit son livre personnel (mars 1920) depuis son appartement du n°5 place de l’église St Joseph, une maison construite en 1903. (photo). Dans ce livre (photo.), on trouve un peu de tout, depuis des consignes pour son hygiène jusqu’aux recommandations pour faire une excellente carrière militaire que devra lire son fils lorsqu’il aura : «l’âge de raison». Colmar. La boucle est bouclée, pensera-t-on ?

f. Anould,

Il n’en est rien, car le 1er.10.1920 au 15.10.1922, Jean-Baptiste LEMIRE est nommé chef de l’harmonie des Papeteries du Souche à Anould dans les Vosges. Papeterie qui existe encore aujourd’hui. Le déménagement n’a lieu que le 24.5.1921. La raison de ces changements constants se trouve peut-être dans le titre d’un morceau : Plaisir du changement, polka (1922). Il y compose la Marche exotique (Anould mai 1920) et Le pépère, pas redoublé (Anould, déclaré le 19.5.1922)» en hommage à M René Schuehmacher, directeur et président de l’union musicale des papeteries du souche d’Anould. Cette union musicale créée en 1909 comportait alors plus de 1000 membres. Parait-il que pour composer Le pépère, Jean-Baptiste imitait de tout son corps la marche de l’ours. C’est à Anould qu’il se lie d’amitié à une certaine Mlle Holweck (photo) dont il conserve deux photographies. Mais c’est pour sa moitié qu’il compose Lisette, Polka et Belladone, polka pour cor, (déclarée tous les deux le 19.5.1922) dont le nom de la plante dérive de l’italien « Bella donna » qui veut dire belle dame car les dames utilisaient l’atropine produite par cette solanacée pour dilater la pupille. Sa mère décède en 1924 à Belfort.

orchestre des papeteries du souche à AnouldLemire Jean et ses parents à Anould mars 1921

 

 

g. Tour de Salvagny – Villeréal, Lyon, Thonon les bains

Classe de Jean Lemire à 7 ans. Mars 1925            De 1923 à 1928, tous les trois habitent La tour de Salvagny (Rhône) (photo de la maison qui a été démolie depuis), ville dans laquelle son fils (photo de son portrait) va à l’école et Jean-Baptiste est professeur de musique.  C’est alors qu’il dédie pour la première fois un morceau à son fils Jeannot, pas redoublé, (déclaré le 11.1.1926) et certainement à trois de ses élèves Louise, valseJeanne, valse et Paulette, valse (Tous les trois déclarés le 30.12.1925). Ils se lièrent d’amitié à la famille Rieublanc. C’est peut-être à ce moment qu’il arrange « nous n’irons plus aux bois, ronde française » de A. Mauban pour l’orchestre harmonique. En 1923, Jean-Baptiste, seul, écrit depuis Villeréal (Lot-et-Garonne, Aquitaine)Sale molière à Lyon. Il est ensuite chef d’orchestre de la Musique des Anciens Militaires de la ville de Lyon (1924-1928) où il se donne dans la salle Molière construite en 1905, qui possède une petite scène pouvant accueillir une dizaine d’exécutants au maximum et que la municipalité loue encore aujourd’hui pour des manifestations culturelles. Il dirige aussi un orchestre à Thonon les Bains (1925-1926) et se produit sur la place du château, une place en hauteur ayant une belle vue sur le lac Léman.

 

h. Châtelet-en-Berry

orchestre du ChâteletDe 1928 à 1929 il est à la tête de la société philharmonique du Châtelet en Berry (Cher) qui vient de voir le jour, tout en étant secrétaire de mairie dans cette ville. Ils sont très proches du couple Bouyonnet (photo) dont le mari est l’un des trois membres fondateurs de cette société créée en mars 1927. Le 15.5.1927 LEMIRE Jean-Baptiste présente son premier concert dédié à ses fondateurs. Cet ensemble compte un joueur de vielle célèbre : Guillemain Gaston (1877-1966), dont le buste est actuellement exposé devant la mairie. En juin 1928, alors que J.B. était chef de musique, il a été créé par cette musique la Châtelet-Revue, une oeuvre dont le texte avait été composé par l'instituteur de l'école de garçons, M. Péloille. Jean-Baptiste se déplace seul à St-Etienne-de-Cuisnes (Savoie) et envoie à son fils des cartes postales à son fils à qui il envoie d’affectueuses pensées.

 

 

7. La retraite

a. La Sarthe et le repos

Lemire JB, sa femme et Jeanen 1933Son fils, pour qui il avait tracé tout son chemin dès la naissance, est au cœur de ses préoccupations. Il lui enseigne le solfège et la clarinette. Quand Jean a 12 ans, il lui compose une Mélodie pour clarinette (Amplepuis novembre 1929). Puis en 1930 il se trouve à Brion, où il transcrit pour la clarinette Solo pour flûte.

    On le retrouve en 1931, fort étonnamment, en Sarthe. D’abord de 1931 à 1936 à Luché-Pringé. Il y transcrit toujours encore pour son fils à la fois pour la clarinette et la flûte, Guillaume Tell (Luché 22.11.1931) et l’Air de la Traviata (Luché janvier 1932). Pourquoi ce lointain déplacement ? Son fils Jean, d’abord élève de l’Ecole militaire d’Autun, fut bien ensuite celui du Prytanée de La Flèche, mais seulement entre 1936 et 1938, ce qui n’explique pas sa présence antérieure du père dans la région. Certainement que Jean-Baptiste a anticipé la carrière de son fils.

Ses médailles    Il semble que l’arrivée en Sarthe de Jean-Baptiste LEMIRE corresponde à une retraite totale même s’il passe de petites annonces dans l’espoir de diriger un orchestre ou pour donner des leçons d’harmonie ou d’orchestration (photo). Désormais, en effet, il ne dirige plus, se contentant de donner quelques leçons de musique. L’un de ses élèves M. Lelang Norbert, se souvient encore. : « M. Lemire était un Homme de caractère, assez dur, qui ne parlait pas beaucoup et ne fréquentait personne. » Un autre, M Guery Louis raconte que c’est M Lemire qui lui a appris la musique lorsqu’il était chef de l’harmonie municipale de Luché-Pringé. Il se souvient qu’il se déplaçait au collège Notre Dame à La Flèche pour lui donner des cours à lui et à d’autres élèves. Le souvenir qu’il garde de M Lemire est celui d’un Homme rigide, autoritaire, un militaire dans son aspect le plus caricatural. Il se souvient également de son fils Jean qui était un garçon gentils, imprégné des idées du scoutisme et donc du dévouement aux autres. C’est en 1933 qu’il achète pour son fils Jean une clarinette et la méthode pour clarinette Klosé. Il donne également des cours d’orchestration et d’harmonie du 23.5.1933 au 7.11.1933. Mais Jean-Baptiste prend surtout le temps de flâner, d’écouter, de mettre en note le son du merle (1934) et de mettre en partition Ranali, marche, la Marche des coloniaux et la Vie coloniale cette même année 1934. Peut-être compose t-il tout de même encore cette joueuse Chatte blanche, polka qui reproduit les miaulements du chat.  En 1936 enfin, après avoir été décoré de la médaille militaire, de la médaille coloniale de Madagascar et avoir été élevé au rang de chevalier de la médaille d’Anjouan des Comores, il vient s’installer à Saint Germain du Val dans le domaine du « Vau » qui appartient à M Souvray et qui parle de Lemire Jean-Baptiste comme d’un militaire qui aimait que l’on obéisse à ses ordres. La médaille d’Anjouan des Comores a été créé en1874 par Mohamed Said Omar, sultan de l'Ile d'Anjouan, devenu Ordre Colonial français par décret du 12.9.1896 et disparaît le 3.12.1963. De 1899 à 1963 le ruban est bleu pâle avec deux bandes orange de chaque côté. Il a alors des difficultés financières d’autant plus que les études de son fils lui coûtent cher et qu’il lui paye des cours particuliers. Il en vient à demander de l’argent à sa sœur Marie et à son frère Eugène à qui il parle de façon très directe. On y apprend qu’il a reçu une photographie de la petite Marie, sa première femme, dont Elisabeth est encore très jalouse. Quand sa sœur lui parle de la regrettée (morte depuis 35 ans), Jean-Baptiste dit avoir une crise de larme terrible. Durant la deuxième guerre mondiale son fils prend part à la guerre, il reçoit la croix de guerre avec l’étoile de bronze pour sa bravoure sur le champ de bataille en 1940, mais est fait prisonnier cette même année jusqu’à la libération de la France en 1945. Ayant une pensée pour son fils en captivité, il rédige en juin 1942 une partie pour clarinette de Paulette, valse.  Il demeure dans cette maison jusqu’au 26 février 1945, date à laquelle il est admis à l’hôpital de La Flèche. On ne connaît pas les raisons de sa mort, même s’il se plaignait depuis la soixantaine de problèmes de prostate et que dès 1904 il était atteint d’un mal que le sanatorium pouvait peut-être guérir. Il décède le 2 mars suivant, à l’âge de 78 ans.

b. Les descendant directs

Son épouse ne quittera Saint-Germain et la Sarthe qu’en 1948 pour retrouver l’Alsace et sa famille. Elle fit également venir la malle de son époux qui contenait les partitions de musique et qui resta dans le grenier. Elisabeth avait beaucoup fumé et devait avoir une bouteille d’oxygène auprès d’elle. Elle était femme qui avait de l’autorité, autorité quelle avait du apprendre de son mari. Elle continua à donner des cours de solfège et de piano et décéda sur sa corbeille à linge en 1966 à Haguenau probablement d’une embolie pulmonaire. Jean ne pouvait oublier le mal que son père lui avait fait le jour où il lui avait refusé de l’héberger. D’autre part Jean qui avait un caractère opposé à celui de son père avait mal vécu ce père autoritaire qui l’avait poussé à embrasser la carrière militaire. A sa libération en 1945, Jean se détourne de la carrière militaire pour devenir professeur d’allemand. Il rencontre lors de ses études à Cherbourg Mlle Marie-Louise GEHENN (1922 Wehrden, Sarre-2002 Haguenau) avec qui il se marie en 1949,  et qui  deviendra également professeur d’allemand. Sa carrière le conduira principal de collège à Drulingen. En 1974 il reçoit les palmes académiques et continue à travailler jusqu’à la fin de sa vie en 1987. Jean jouait malgré tout en de rares occasions de la clarinette que son père lui avait offerte, et a même donné les partitions de « Souvenir d’Alsace » à l’orchestre d’une radio pour que le morceau soit joué, mais la radio les perdirent. Il colla également les photographies de ses parents dans un album avec l’aide de sa femme. Ils eurent un fils unique, Roland né en 1952, actuellement professeur de vente qui se maria en 1974 avec Mlle CLAUSS Chantal, vendeuse en prêt-à-porter pour dames, et qui ont trois enfants : Tanguy (1975) professeur d’S.V.T, Marcel (1978) professeur d’E.P.S qui est marié à Christine HAUG et ont trois enfants, et enfin Mireille (1982) bientôt professeur des écoles. Tanguy qui est pianiste et clarinettiste voulait savoir ce que contenait cette malle qui ressemblait à un coffre fort. Stupéfait quelle contenait des partitions manuscrites de son arrière grand-père il les joua au piano. Sa grand-mère Lemire Marie-Louise l’ayant initié aux recherches généalogique, il voulu connaître davantage sur sa vie et sa musique de cet homme qui semblait venir d’un autre temps.  


III.               Les œuvres musicales

1. Les partitions

            La plupart des partitions se trouvent encore actuellement dans cette malle. Elle contient 1400 parties manuscrites, inscrites sur des cartons, dont on se sert pour pouvoir jouer lors de défilés. Pour chaque morceau il existe généralement les partitions manuscrites d’un conducteur piano, d’un conducteur de l’orchestre d’harmonie et le jeu pour les différents instruments. Pour certains morceaux il existe également les partitions pour chaque instrument pour un orchestre philharmonique. Il a également quelques anciennes éditions pour piano comme Solo pour flûte, Acanthe, le jeu pour orchestre pour l’Amplepuisien et les partitions pour orchestre philharmonique de Colmar, Riri, Bouvreuil, Acanthe. Enfin il a également des partitions pour piano d’autres auteurs et des livres de solfèges. Il y a en plus des objets comme les jumelles, la flûte traversière en bois, la baguette, la veste et les épaulettes de chef d’orchestre, les contrats de bonne conduite de JB, son livret militaire, un brouillon de son curriculum vitae.  Des tableaux ont également été conservés contenant les photographies du groupe de la flotte de Brest en 1888, du 7ème régiment à Rochefort, de LEMIRE Jean-Baptiste et la photographie de la famille. D’autres éditions pour piano ont été trouvées à la bibliothèque de musique de Paris comme Souvenir d’Alsace et Colmar. Enfin le CNR de Lyon possède l’édition pour piano d’Erimel.

Les éditeurs auprès desquels on peut se rapprocher pour avoir un morceau sont :  

-Rothschild The Frobozz Magic Sheet Music company P.O. Box 4156 San Dimas CA 91773 USA http://lemire.jb.free.fr qui propose tout le matériel en 2005 pour : Ouverture de concert, Souvenir d’Alsace, Marche exotique, Vie coloniale,  à la fois pour orchestre harmonique et philharmonique ; Bouvreuil, Hommage aux vieux musiciens, La Morézienne, Tristesse, pour orchestre harmonique. Enfin pour orchestre philharmonique : Acanthe.

 

-Rogelton, Sankt Vith,  Belgique http://club.euronet.be/rudolf.hagelstein/index.html qui propose en 2005 tout le matériel de : Ranali, marche pour orchestre harmonique.

2. La critique de son oeuvre

Bon professeur, excellent musicien....., musicien doué, ajouterons-nous. Jean-Baptiste LEMIRE ne semble avoir débuté la composition que du jour où il fut chef de fanfare. Son catalogue ne rassemble pas un nombre important d’ouvrages ; il n’y a pas non plus de grandes pages comme des symphonies ou des opéras, mais cependant avec ses 44 œuvres déclarées à la SACEM dont une ouverture de concert, sa production est loin d’être négligeable. Jean-Baptiste LEMIRE n’a composé que pour ce que l’on a appelé, à juste titre d’ailleurs, la " musique de plein air ", un genre que beaucoup considèrent comme mineur, un genre cependant qu’il connaissait parfaitement pour l’avoir pratiqué lui-même pendant longtemps en tant qu’interprète.

            Sans vouloir nous lancer dans une polémique inutile, nous dirons seulement que si la musique était l’apanage d’une élite, si elle n’était accessible qu’à la classe riche et intelligente, qu’à ceux qu’une longue instruction a mis à même de pénétrer tous les secrets de son langage, elle manquerait à sa principale vocation qui est avant tout d’être un art social. Ses moyens de communication avec le peuple sont nombreux et il n’est permis, qu’elle qu’en soit la raison, de négliger tel ou tel de ces moyens. Tout genre de musique -légère ou grande- a son rôle, sa place, à condition toutefois que cela soit " de la belle ouvrage ". La musique légère grâce à laquelle un Johan STRAUSS a rencontré la gloire n’est-elle pas, un jour, devenue " grande " ? N’est elle pas aussi agréable que telle grande page du répertoire ? Ne fait-elle pas autant plaisir ?

            La musique de Jean-Baptiste LEMIRE est en tous points semblable à celle-là. Marches, valses, polkas, scottishs...; en somme toutes le pages à la mode de son époque, sans oublier, pour un chef de musique militaire, les incontournables " Pas redoublés ", se répartissent en diverses formations. Rubis sur l’ongle, pas redoublé pour musique d’harmonie ou fanfare (Belfort 1904), se veut tour à tour énergique, brillant ou tendre. Pour la flûte traversière, son instrument, Jean-Baptiste LEMIRE compose des pages tantôt avec accompagnement pour piano comme Solo pour flûte (Lyon 1903), construit sur une succession d’épisodes aux coloris changeants, tantôt avec accompagnement d’orchestre comme Erimel (Lyon 1905) ou Le Bouvreuil (Paris 1907), pièces d’une grande virtuosité. Pour le grand orchestre, la liste serait longue ; citons l’aimable et sémillante Acanthe-Scottisch (Lyon 1903), le printanier Souvenir d’Alsace, valse (Hanoi 1902) ou cette Colmar-Marche (Hanoi 1901), franche et décidée, ou encore cette coquine et rêveuse Riri-Polka....

Derrière son allure de Commandeur, Jean-Baptiste LEMIRE cache une grande sensibilité et un métier affirmé. Il a su profiter de la couleur particulière de l’orchestre militaire, associant ou opposant les différentes familles d’instruments selon son gré. Il a su donner à ses mélodies fraîcheur et élégance, oubliant même parfois leur carrure pas trop conventionnelle, à ses architectures, simplicité également dans les enchaînements harmoniques qu’ils ne réduit pas cependant aux seuls éléments fondamentaux de la tonalité tels qu’on les trouve habituellement dans ce genre de musique. Enfin il privilégie certains rythmes dont il retient tantôt la rigueur, tantôt la souplesse. 

 

3. L’hommage qui lui est rendu aujourd’hui

Orchestre de CalifornieAujourd’hui, après que Tanguy LEMIRE ait réalisé un site web sur lequel on peut remonter le temps dans un arbre généalogique, mais aussi écouter les œuvres des Jean-Baptiste Lemire, que de nombreux mélomanes ont proposé leur aide pour compléter le catalogue des œuvres et les séquencer au format MIDI. Les internautes peuvent le retrouver au http://tanguy.lemire.free.fr/musique . Ainsi 49 funs de toutes nationalités ont donné de leur temps pour séquencer pas moins de 150 fichiers ! La plupart des œuvres sont également éditées, et des orchestres rejouent ces morceaux. Un site en anglais est même géré par l’un d’eux qui propose 10 éditions pour l’orchestre harmonique et philharmonique. Il s’agit de Rotschchild David, californien, joueur de cors d’harmonie, qui a fait un vrai travail de professionnel. Les demandes actuelles son variés. Ainsi, un psycho thérapeute japonais a demandé l’autorisation d’utiliser la musique pour soigner ses patients, un commerce a demandé l’autorisation d’utiliser une partition manuscrite pour sa carte de visite. Enfin beaucoup d’autres ont demandé l’autorisation d’utiliser les fichiers MIDI pour sonoriser leurs pages web ou animer un mariage. Nous espérons que cette malle ne se referme jamais plus pour le plaisir de tous. C’est alors fortuitement que M Ricard, musicologue, actuellement président de l’association qui regroupe trois musiciens de La Flèche, a contacté les descendants de Lemire Jean-Baptiste car il avait vu que sur la tombe de La Flèche se trouvait une tombe sur laquelle il était écrit : « Lemire Jean-Baptiste, compositeur de musique. » C’est donc lui qui a initié le travail de recherche de cette biographie et avait été à l’origine de l’exposition-concert en l’honneur du 50ème anniversaire de sa mort en 1995 à La Flèche. Le concert retraçait déjà l’histoire de sa vie et était ponctué par des morceaux tantôts joués par l’orchestre d’harmonie de La Flèche, tantôts joués par des duos ou trios avec la complicité de l’école de danse. Durant cette soirée on été joué : l’Amplepuisien, La Marche exotique, Solo pour flûte, Mélodie pour clarinette, Grégorinette, Souvenir d’Alsace, Acanthe, la Vie Coloniale et Belladone. On lui doit aussi l’existence d’une rue portant son nom à La Flèche inauguré par la municipalité, en 2000. Cette rue est le chemin rural n°64 dit de la Gaillardière compris entre la voie communale dite de Béthète et la rue de la Plesse. Sans lui et son vrai travail de détective nous n’aurions jamais pu ne serait-ce imaginer que cette vie de ce musicien soit aussi riche. En effet au travers de cette vie nous nous retrouvons dans l’histoire de la vie des gens qui ont vécu des moments de l’Histoire à des moments et des lieux où cette Histoire c’est construite. Des orchestres jouent aujourd’hui sa musique. Même si le nombre de ces orchestres est modeste, c’est à chaque fois une réussite. Ainsi l’union musicale d’Amplepuis est fière de jouer l’Amplepuisien, l’harmonie de Morez, La Morézienne, l’orchestre philharmonique de Californie du « Claremont Symphony Orchestra » La marche exotique, l’orchestre « la vogesia » de Trautergersheim : Le Bouvreuil ; l’air religieux lors des journée du patrimoine à La Flèche. Et la liste devrait s’allonger vu que la plupart des morceaux viennent d’être seulement éditées. Il y a donc encore des morceaux qui attendent toujours qu’un orchestre veuille bien les adopter. Les recherches ont mobilisé beaucoup de monde. Elles ont été des fois laborieuses lorsque des documents manquaient ou étaient contradictoires, mais elles ont aussi été pleines d’agréables surprises.

 

IV.              Les frères et sœurs

 

Famille Lemire

1. Jean-Baptiste (1867 Colmar-1945 La Flèche) est l’aîné d’une famille de 8 enfants.

18 rue Dreyfus à BelfortSarter Anne-Marie et Marie debout2. Marie, Salomé (1869 Colmar-1950 Belfort). Son petit fils Jean nous a laissé son témoignage sur sa mère. Il a raconté que Marie a eu des jumeaux d’un premier mariage. En deuxième mariage elle se maria avec Louis KOPF (1903) et eurent lui même. Quand il eut 14 mois son père mourut. Marie due élever seule les jumeaux et lui. Alors il a du être élevé pas ses grands-parents jusqu’à l’âge de 5 ans, et après le décès de son grand père par sa grand-mère Anne-Marie SARTER. Il se souvient que lorsqu’il entendait venir son grand-père rentrer du travail, il frappait le sol avec sa canne ferrée. C’est alors que la grand-mère lui préparait un verre de vin blanc qui servait d’apéritif et de quelques noix. Après le décès du grand-père, la grand-mère est allée chez sa fille Marie jusqu’en 1924, année de sa disparition. Le 14.07.1914 Marie inaugure sa boucherie et fait construire un immeuble de 4 étages au-dessus de la boucherie dans laquelle vivait également sa grand-mère. Immeuble qui existe encore aujourd’hui au 18 rue Dreyfus et qui appartient à la famille FOURNIER, ses descendants. Marie décéda en 1950 d’une pneumonie. C’était une femme qui menait tout le monde dans la maison. Pour exemple, Jean se souvient de recevoir 40 sous. Pendant la nuit elle venait dans sa chambre pour lui reprendre l’argent qu’il n’avait pas dépensé. Mais c’était aussi une femme romantique et très croyante. Elle, était catholique, et son mari protestant. Le dimanche elle allait donc aux deux messes. C’était aussi une marieuse car elle voulait marier Jean Lemire à Germaine SCHNEIDER.

 

Jean KOPF se marie à AUGUIE Edmée. Ils ont 5 enfants :

-Gisèle (1926) qui se marie à DELANQUE Jacques et qui ont eux même un enfant Jacky 1949, qui a un enfant Fabien (1981)

-Paulette (1926 -1927)

-Josiane marié à Henri FOURNIER ;  un fils : François (1961)

-Jean dit Jeannot (1934)  marié à Guglieluetti Denise. Ils ont 2 enfants :

-Jean (1963)

-Joëlle (1964) qui a un enfant : Samuel (1990)

-Violette (1936) célibataire

 

Lemire Albert et Germaine3. Albert (1871 Colmar-1942 Avize) se marie en 1898 à Dinard (Haute et vilaine) avec EVE Caroline +16.3.1942 à Avize (Marne). Il fut inspecteur des impôts et parait-il  qu’il était une vraie « peau de vache ». Il a également fait partie du 52ème  régiment d’infanterie de marine.

 

            Albert et Caroline ont un fils :

-LEMIRE Albert (1899 Bale-1982 Paris). Il se marie à HULOT Odette en 1923 à Noisy-le-sec. Ils ont 4 enfants : Jean, Antoinette, Geneviève et Jeanne-Marie

                                   -LEMIRE Jean (1924 N.) marié à CADORET Marcelle à Noisy-le-sec (1920). Ils ont eu un fils :

                                               -LEMIRE Francis (1955 Chelles) marié à POLO Elena (1957 Lugo Espagne), qui ont deux enfants :

                                                           -LEMIRE Élodie (1983) et LEMIRE Alexandre (1985).

 

                                   -Antoinette (1925 N.) mariée à WALLON Maurice  (1924). Ils ont deux enfants : Jean-Michel (1949) et Marie-Claude (1950).

                                               Marie-Claude marié à LEMOINE Didier. Ils ont un fils : Romain (1981)

           

                                   -Geneviève (1938 Paris) marié à ROSSE André

                                   -Jeanne-Marie (1943 Paris 6) marié à ROZE Yves (1941). Ils ont 4 enfants : Emmanuel (1965) Clotilde (1966) Flavie (1969) Guillaume  (1972)

 

 

Mariage de Lemire Alfred en 1900 à Paris4. Alfred (1874 Grand-Charmont-1939 Belfort)  se marie le 11.10.1900 à Paris 9ème à GRILLON Eugénie, mariage dont voici la photo. Il y manque Marie qui est alors servante en Suisse et Julien qui prend certainement la photographie. Alfred est contremaître à l’usine à gaz de Gemevilliers dans la banlieue de Paris et mécanicien. Il habite 14 r Fontaine du Roi Paris en 1903.  Après son divorce de GRILLON Eugénie, il est cafetier à Bourogne (territoire de Belfort). Il est enterré dans la même tombe que les parents à Belfort.

 

 

 

 

 

 

 

 

LEMIRE Eugène et SCHNEIDER GermaineLemire Eugène5. Eugène (1876 Grand-Charmont-1945 Belfort) Il se marie à SCHNEIDER Germaine. Il a une fille : Eugénie née à  Danjoutin, qui vécue à Lyon avec sa mère et qui fut reconnue par son père à l’âge de 20 ans. Elle fut Dauphine reine de Belfort. Eugène c’est inscrit au conservatoire de musique de Lyon en 1897 pour y suivre des cours de flûte et d’harmonie et a eu respectivement un deuxième et premier accessit de flûte en 1899 et 1900, après quoi il quitte le conservatoire en 1901. Il a habité 4 rue Metz-Juteau à l’angle de la rue Dreyfus-Schmidt dans les combles tout près du tribunal. Il paraît que le soir il jouait de la flûte à merveille et que tout le monde était en admiration devant lui. Après 25 ans à l’armée comme chef de musique, il reçoit la légion d’honneur et la médaille militaire, et vient travailler chez sa sœur Marie KOPF à la charcuterie. Il sera enterré dans la tombe des parents.

Eugénie se marie à BOULANGER Alphonse (photo de mariés) à Danjoutin. Ils ont 2 enfants : Yvette et Michelle.

-Yvette est née à Danjoutin en 1927 devenue épouse THEVENON. Pharmacienne à Lyon.

-Michelle, célibataire.

 

 

6. Julien (1878 Grand-Charmont-1918 Belfort) Célibataire, fit le tours du monde et était photographe. Il décéda de la grippe espagnole en 1918 à l’âge de 40 ans. Cette grippe fit entre 20 et 40 millions de mort dans le monde et toucha surtout des Hommes âgés de 30 ans.

 

Lemire Cécile7. Cécile (1880 Belfort - 1975 Belfort) Elle se maria en 1905 à Belfort à MURA Charles. Ils ont eu trois enfants : Robert (1907 Belfort-1993 Clamecy), Denise (1909 Belfort-1999 B.) et Hélène. (1911 à B.-2003). Une des petites filles, Mme MURA Catherine, nous a bien aidé dans les recherches. Elle explique que Cécile était une femme austère suite au manque d’amour maternel, car sa mère ne l’avait jamais embrassé, ni prise sur les genoux ou encore réconforté lorsqu’elle était malade.

 

-MURA Robert (1907 Belfort-1993 Clamecy) est Directeur générale et administrateur de charbonnage. Il se marie en 1931 à Paris 18 à VIAL Sarah Renée. Ils ont eu 3 enfants : Robert, Jacques et Catherine.

            -MURA Robert (1931 Franconville-2002), se marie à BONACINA Angelina. Ils ont deux enfants : Denis et Gilles.  (Puis se remaria à LEYMONIE Simone qui avait déjà deux enfants.)

                  

 

 

 

 

 

           

8. Juliette (1885 Belfort-1966 Aunay-sur-Odon, Calvados) Elle se marie en 1909 à FORESTIER Charles, puis elle divorce en 1936. Elle est inhumée le 29.4.1971 au cimetière de Vaucelles (Caen) sur la décision de sa fille Charlotte afin quelle soit enterrée au même endroit que son père. Ils ont eu trois enfants : Charlotte (1915 Caen-1985 Caen) marié à Lucien GUILLOTTE ; Jeannine et André mort en bas âge en 1911 à Belfort.

 

V. Chronologie 

 

Quand ?

Où ?

Quoi ?

8.6.1867

Colmar (Haut-Rhin, Alsace) 10 rue Wickramm

naissance

1871-1878

Grand-Charmont (Doubs, Franche-Comté)

Réfugié

1883

Belfort (Territoire de Belfort, Franche-Comté)

Joue au trombone dans la lyre belfortaine

4.4.1883 au 24.2.1888

Belfort 9, cité sud

Ajusteur

7.3.1888-90

Equipage de la flotte de Brest (Finistère, Bretagne)

Quartier maître musicien

16.11.1889

Cherbourg (Manche, basse Normandie)

Quartier maître musicien

17.6.1890 :

Brest (Finistère, Bretagne)

Quartier maître musicien

16.12.1889 au 11.8.1890

Cherbourg et Brest

Campagne sur le Dubourdieu à but scientifique

22.4.1891

52ème  régiment d’infanterie de marine

Caporal tambour

2.5.1891

Gap (Hautes Alpes) dans le 3ème rég. D’inf. de marine.

sergent-tambour-major

24.10.1893

Lyon 5 (Rhône, Rhône-Alpes)

Rentre au conservatoire de musique

20.7.1894

Conservatoire de Lyon

1er prix de flûte

15.7.1896

3ème régiment d’infanterie de marine

Clairon musicien

 

Dans l’armée coloniale

 

24.4.1897 au 13.6.1900

Madagascar

Campagne de guerre

5.4.1897

Toulon (Vars, Provence-Alpes-Côte d’Azur)

Sous chef de fanfare 4ème au RIC

13.7.1901

Lyon 2

Mariage avec Ducreux Marie

1.8.1901 au 19.8.1902

Tonkin (Vietnam)

Campagne de guerre

22.01.1902

Haiphong (Vietnam)

Décès de sa femme Marie Ducreux

25.9.1902

Paris (îles de France)

Écrit Riri Polka

4.7.1903

St Amand-Montrond (Cher, Centre) route Breuil

Se retire du service actif

15.7.1903

Rochefort (Charente-maritime, Poitou-Charente)

Certificat de bonne cond. Chef de fanfare au 7ème RIC

30.07.03 au 09.10.03

Biarritz (Pyrénées atlantiques, Aquitaine)

1er flûtiste solo à l’orchestre municipal

9.6.1903

Paris 16

Mariage avec DE LAERE Marthe, artiste peintre

11.1.1904

Paris 16, 14 rue Fontaine au roi

Divorce de DE LAERE Marthe

23.1.1904

Belfort

Écrit Rubis sur l’ongle

1905

Lyon (Rhône)

Compose Marche des coloniaux et Vie coloniale

9.8.1905

Paris

Inscription à la SACEM

01.01.04 au 30.06.07

St Claude (Jura, Franche-Comté)

Chef d’orchestre San Claudienne

1906

Lyon

Compose Ranali

19.7.1906

Lyon 6, 25 rue Molière

Mariage avec SUTTER Marie

1908-1909

Lyon

Chef d’orchestre au grand théâtre

 

St Malo (Ille-et-vilaine, Bretagne)

Cantinier au 47ème RI

25.10.07 au 15.02.09

Morez (Jura, Franche-Comté)

Chef d’orchestre de l’harmonie l’Espérance

12.7.1909

Angers (Maine et Loire, Pays de la Loire), 118 r de Létanduère

 

01.03.10 au 01.08.14

Amplepluis (Rhône, Rhône-Alpes), rue de Belfort

Chef d’orchestre

1914-1919

Amplepluis, place Belfort

Professeur de musique

Durant 6 mois en 1916

Lalinde (Dordogne, Aquitaine)

Chef d’orchestre et secrétaire de mairie

24.10.1917

Lyon 2, 268  r Vendôme

Naissance de Jean

avril 1918

St Priest-les-Fougères (Dordogne, Aquitaine)

JB avec sa famille

29.5.1919

Colmar  2 r Oberhath

Interprète dans une administration

1.6.1919

Colmar 5 Place St Joseph

Interprète dans une administration

1.3.1920

Colmar

Ecrit son livre personnel

5.1920

Anould  (Vosges, Lorraine)

Compose « Marche exotique »

01.10.20 au 15.10.22

Anould

Chef d’orchestre des papeteries du souche

7.1924

Villerupt (Moselle, Lorraine)

Rédige les mélodies malgaches

21.4.1926

Lyon 6, 17 r Lanterne

Divorce avec SUTTER Marie

1925-1926

Thonon les bains (Haute-Savoie, Rhône-Alpes)

Chef d’orchestre. JB seul

 

St Etienne de Cuines (Savoie, Rhône-Alpes)

JB seul écrit à Jean

4.8.1923

Villeréal (Lot-et-Garonne, Aquitaine)

JB seul écrit è Jean à la Tour de Salvagny

14.5.1927

Lyon 6 99 r Créqui

Mariage avec ROMEUF Elisabeth

01.11.24 au 01.03.28

Lyon, salle Molière

Chef d’orchestre des anciens militaires.

1923 à 1928

Tour de Salvagny (Rhône, Rhône-Alpes)

Professeur de musique. Son fils Jean est à l’école

1928-29

Le Châtelet (Cher, Centre)

Chef de l’orchestre philharmonique et secrétaire de mairie

11.1929

Amplepuis (Rhône, Rhône-Alpes)

Ecrit mélodie pour clarinette

 Mai à juillet 1930

Brion (Puy-de-Dôme, Auvergne ?)

Transcription de Solo et Mélodie pour la clarinette

1931-1936

Luché-Pringé (Sarthe, Pays de la Loire)

Transcrit l’Air de la Traviata pour clarinette et flûte janvier 1932

1936-45

St Germain du val (Sarthe, Pays de la  Loire) domaine du « Vau »

 

2.3.1945

Hôpital, 29 r de Ravenel La Flèche (Sarthe, Pays de la Loire)

Décès

 

 

VI.            Sources et remerciements

 

La famille de LEMIRE JB associée à M RICARD pour les divers documents, recherche et témoignage et en particulier : Mme GOUGAUD Janine d’Amplepuis pour ses recherches ; M et Mme FOURNIER pour leur aide divers ; Mme TOMAT pour ses recherches,  M et Mme LEMIRE Jean de Chelles, M et Mme FOURNIER pour les recherches généalogiques ; M BOULANGER Pierre,  Mme CLAVANDIER Gaëlle de Lyon pour ses recherches à propos de son ancêtre CLAVANDIER Nicolas.

 

Les archives départementales de Paris pour l’acte de divorce LEMIRE-DE LAERE

Les                                                de Lyon pour l’acte de divorce Lemire-Sutter

 

Les archives municipales de Colmar pour la fiche de domicile et les actes d’états civils

Les                                          de Lyon pour les documents sur le casino Kursaal de Lyon

Les                                         de Saint Claude et en particulier Mme Rossi pour son aide

Les                                         du Châtelet en Berry pour les actes de délibération de la

Société de musique

Les                                           d’Amplepuis pour son aide et en particulier M TAUVRON

Les                                           de Belfort et en particulier M PAGNOT

 

Les services de l’état civil des mairies de Belfort, Grand-Charmont, Lyon, Amplepuis, St Ferréol, Paris pour les actes  d’états civils

Le CNR de Lyon

La SACEM pour la liste des œuvres répertoriés

M REMONDIN au châtelet pour ses documents sur l’histoire de la société de musique

M MARCHAL archiviste à la papeterie du souche à Anould

Les archives militaires de Vincennes, Cherbourg, Brest, Vincennes…