Emblèmes des Troupes de Marine

Compagnies Franches de la Marine

Drapeau d'Ordonnance Drapeau Colonel

Héraldique

Écartelé cousu de gueules et d’azur semé de fleurs de lis d’or, à la croix d’argent brochante chargée d’un éclair de gueules rayonnant d’or, accosté des mots PER MARE et ET TERRAS [Par mer et terre] du même posés en fasce;

Historique

À compter du dernier tiers du XVII siècle et durant presque tout le siècle suivant, c'est le ministère de la Marine qui est responsable des colonies françaises en Amérique et, conséquemment, les troupes coloniales sont « de la Marine » bien que n'ayant à peu près rien à voir avec le service en mer, contrairement aux troupes de la Marine basées en France même. Toutes, tant aux colonies qu'en France, sont des « compagnies franches », c'est-à-dire indépendantes, car n'étant pas enrégimentées. Chaque colonie a son propre établissement de compagnies franches. La Nouvelle-France compte alors trois types de compagnies franches de la Marine : 1) celles du Canada, 2) celles de l'Acadie et de Plaisance, qui deviendront les troupes de l'île Royale après 1713, et 3) celles de la Louisiane (1).

Les documents concernant les drapeaux de ces troupes sont rares. Les Compagnies franches de la Marine du Canada ne semblent pas avoir eu leurs propres drapeaux avant la formation d'une partie des compagnies en bataillon, en 1757. Avant cette date, il existait cependant un drapeau, vraisemblablement cérémonial, qui avait peut-être l'aspect du drapeau colonel décrit ci-dessous, confié à la garde du capitaine principal des Compagnies franches au Canada (2). Les troupes de Louisiane semblent avoir eu des drapeaux au début du XVIIIe siècle, mais les documents sont discrets à ce propos par la suite (3). En Acadie, la situation est différente car, dès 1704, on fait « l'emplette d'un drapeau pour les troupes » à Port-Royal, pratique qui continuera quand ces troupes deviendront les Compagnies franches de la Marine de l'île Royale (4). Comme celles-ci ont obtenu les honneurs de la guerre lors des capitulations de Port-Royal, en 1710, et de Louisbourg, en 1745, leurs drapeaux ne tombent pas aux mains de l'ennemi. Les compagnies de l'île Royale qui séjournent à Québec de 1747 à 1749 y arrivent avec leurs drapeaux de bataillon, ce qui cause d'ailleurs des tensions avec les militaires du Canada, qui n'en ont pas. Mais les drapeaux des Compagnies franches de l'île Royale sont perdus à la capitulation de Louisbourg, en 1758, et déposés à la cathédrale Saint-Paul, à Londres (5).

L'aspect de ces drapeaux nous est révélé, en 1737, par une description de la bénédiction et de la remise des drapeaux aux Compagnies franches de la Marine à Brest (6). Les uniformes, l'armement et l'organisation étant quasiment identiques dans toutes les compagnies franches, qu'elles soient en métropole ou aux colonies, les drapeaux sont sans doute du même modèle pour toutes ces compagnies, où qu'elles soient. Les drapeaux d'ordonnance sont écartelés; les quartiers (1 et 4 rouges, 2 et 3 bleus) sont semés de fleurs de lis d'or, la croix est blanche avec la devise PER MARE ET TERRAS en lettres d'or et la foudre au centre, et les cordons sont aux couleurs des quartiers. Le drapeau « blanc (7)» est entièrement blanc, avec les quartiers semés de fleurs de lis, la croix portant la devise PER MARE ET TERRAS en lettres d'or et la foudre au centre (8).

Notes

Sources

Sources iconographiques

Retour

Commentaires, critiques, demandes d'informations
contacts : administrateur - rédacteur
du site non-officiel des Troupes De Marine