Arsicaud Camille
Sergent-chef Arsicaud
Camille Arsicaud est né en Vendée et commence une glorieuse carrière militaire le 24 octobre 1945. Il sert dans un premier temps au 1er D.M.I., puis au 2ème R.I.C., avant de partir en Algérie le 23 avril 1947. Il est en Extrême-Orient en février 1948 au sein du 3ème bataillon thaï. Caporal puis caporal-chef il s'affirme comme un chef de guerre audacieux. Déjà, il est cité pour s'être infiltré avec ses partisans sur les arrières de l'ennemi, et leur avoir infligé des pertes sévères. Après avoir passé deux ans en métropole au sein du 3ème R.I.C., il repart en Indochine et retrouve le 3ème bataillon thaï le 25 juillet 1952 avec le grade de sergent. En décembre 1953, il tournera une dès plus belle page de l'histoire des sous-officiers. A la tête de 150 hommes, il se replie vers Muong Tong après avoir participé au dur combat de la passe de Pa Ham. Il se trouve bientôt suivit de plus de 600 hommes qui proviennent de tout ce qui subsiste des compagnies légères de la région. A la tête de l'équivalent d'un bataillon,
il cherche alors à rejoindre un sous-groupement à Pou Koï, tout en subissant le harcèlement constant des Viêt-minh. Le 15 décembre, il atteint Muong Cha sous un feu violent, puis poursuit son périple en récupérant les éléments de deux nouvelles compagnies. Bientôt il apprend que la route du sud est coupée, et il reçoit l'ordre de partir vers le Laos. Refusant d'être évacué, il poursuivra sa route toujours harcelé par les rebelles. Cette grande action lui vaut la médaille militaire Il sert ensuite au 2ème tabor marocain puis à la C.C./Z.A.N.O. à partir d'avril 1954. Au sein de cette unité, il sera cité à plusieurs reprise pour l'audace de ses opérations. Nommé sergent-chef en avril 1954, il est bientôt à Diên Biên Phu où sa vaillance lui vaut encore une citation. Le 8 mai il est fait prisonnier et il décédera le 22 août 1954 au camp 78. Ce sous-officier exceptionnel était titulaire de la croix de guerre des théâtres d'opérations extérieures, de la croix de la Valeur militaire.
65e et 66e Promotions de l'Ecole Nationale des Sous-Officiers de Saint-Maixent
Sources :
ENSOA