Dans la vie chacun a ses goûts
Moi, je n'aime pas les femmes
Je préfère à toutes ces dames
Un giron, un giron à mon goût,
Le giron dans ses nuits d'ivresse
Quand il s'approche de moi
Il me tend ses petites fesses
Ca c'est à moi, ça c'est à moi.
Au bout de cinq à six caresses
Le giron devient plus ardent
Il se tends, il se cabre, il se dresse,
Attention, attention, c'est le moment
Il me prend mon polard qui fume
Et me chatouille les roustons
Il sait bien tailler une plume
Cochon de giron, cochon de giron.
Les girons que l'on blâme tant
Ne sont pas comme toutes ces dames
Pleins de chancres infestants,
Ils ont de bien meilleurs sentiments.
La vérole et la pourriture
Ne s'attrapent pas avec eux,
Car ce sont d'humbles créatures
Tombés des cieux sur un gros pieux
Tiens voilà du boudin...
|