Tiens voilà la coloniale

C'était un wagon de pines
Qui revenait d'Indochine,
Y'en avait des longues, des fines
Qui pendaient par la portière.

Tient voilà la Coloniale
Tiens, voilà les Coloniaux.

Une bonne dame de charité
En prit trois douzaine de paires,
Les posa sur sa cheminée
Pour s'les carrer dans le derrière.

La petite bonne qu'avait tout vu
S'en est servie la première,
Elle s'en est tellement foutue
Qu'elle s'en péta la charnière.

Si bien que du con au cul
Ce n'était qu'une vaste ornière
Les morpions nageaient dedans
Comme poissons en Rivière

Les morpions nageaient dedans
Comme poissons en Rivière
Tu crois lui mettre par devant
Va't'faire foutre c'est par derrière.

Tu veux lui faire un enfant,
Tout le foutre qui tombe par terre,
Et tu dis en l'écrasant
D'un mouvement de colère,

Non tu ne connaîtras pas
Le foutu con de ta mère
Tu ne feras pas non plus
Un militaire de carrière.


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'chants de bivouac'
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