C’était un gars de l’Infanterie de Marine
Un brave marsouin mais un cerveau brûlé
Quand il mettait les pieds à la cantine
On était sûr qu’il allait se saouler
Quelques Pernods lui faisait la main leste
Et pour un rien il cherchait des raisons
Accompagnant le mot avec le geste
A ses copains il flanquait des ornions
Dernièrement un excès de boisson
Lui valu quinze jours de prison
C’était un mauvais caractère
Il voulait que tout lui soit permis
Pourtant il était très sincère
Et bon avec tous ses amis
Là-bas au fond de l’Indochine
Pour sa faute son cœur et sa valeur
Et quelques trous dans la poitrine
Il reçut un jour la croix d’honneur
Il disait pendant l’emprisonnement
Si l’on m’embête comme ça
Et bien mais je ficherais le camp
Dans sa prison un télégramme arrive
Sa pauvre mère vient de mourir
Hélas il en reste une émotion très vive
Car il voudrait la serrer dans ses bras
Au capitaine humblement il demande
Une permission pour aller l’enterrer
Mais l’officier répond à sa demande
Qu’étant punit rien ne peut être accorder
N’écoutant que son cœur qui bat
Le soldat s’évade et s’en va
Quinze jours après voilà qu’on l’arrête
Le Conseil de Guerre va le juger
Le colon lui dit ah mauvaise tête
Quand pourrons nous vous corriger
C’est la compagnie de discipline
Là-bas on vous fera marcher
La croix qui brille sur cette poitrine
Un jugement va vous l’arracher
Allons un bon mouvement n’ayez pas peur de parler
Faites nous savoir pourquoi vous vous êtes évadé
C’était un mauvais caractère
Il voulait que tout lui soit permis
Pourtant il était très sincère
Et bon avec tous ses amis
Là-bas au fond de l’Indochine
Pour sa faute son cœur et sa valeur
Et quelques trous dans la poitrine
Il reçut un jour la croix d’honneur
Il disait pendant l’emprisonnement
Si l’on m’embête comme ça
Et bien mais je ficherais le camp
Je suis parti pour votre barbarie
De ne pas m’avoir accordé un instant
Un brave marsouin mais un cerveau brûlé
Car ma vrai mère ce n’est pas ma patrie
Mais c’est celle qui m’a donné le jour en souffrant
Aux Colonies bien que je suis de petite taille
J’ai combattu sans peur et sans merci
J’ai fait mon devoir sur le champ de bataille
Avec ma mère j’ai voulu le faire aussi
Pour aller l’embrasser encore
J’aurai braver même la mort
Tout seul je l’ai conduite au cimetière
La pauvre vieille qui n’avait plus que moi
J’ai dit pour elle une prière
Et mis des fleurs au pied de sa croix
J’ai dit adieu ma bonne mère
Je vous quitte pour l’éternité
Mon colonel je suis sincère
Condamnez-moi si j’ai fauté
Le colon ému lui crie à l’humanité
Pour ce beau fait soldat vous êtes acquitté
Merci à SYLVIE
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