(Air de la Marie-Jésus)
Refrain
Il s'appelait le groupement Massu
Et de tous ceux qu'on avait vus
C'était bien lui le mieux foutu
C'était quand même un beau Groupement
Qui a bien dérouillé l'Allemand
Et qui un beau jour à Toulon
Malgré les cons et les salauds
Trouva quand même quelques bateaux,
Pour se transporter jusqu'à Sïgon.
Ils débarquèrent en Indochine
Ces petits gars à la fière mine
Làs-bas disait-on le Viêt-Minh
Tirait sur nous, posait des mines
Il fallait pas qu'il nous opprime
Il fallait donc qu'on le supprime
Nous prîmes la la route de Long-vinh
Dans la rizière point de bibine
Et avec le secours de la Marine
Nous fonçâmes et nous exploitîmes
C'est pas français mait faut ça rime
Jusqu'à Mytho à la belle mine,
Et puis ensuite ce fut Tay-ninh
Tenu encore par cette vermine
Mais qui permit à cette fleur fine
Venue de France, pas pour la frime
De montrer encore, quoiqu'on pine
Que la France retrouverait l'Indochine.
Et sans souffler on l'envoya
Ce beau Groupement à Duc-hoa
Où les Viêt-Minh fait comme des rats
Dont l'histoire surement parlera
Car ce fut une belle razzia
A Loc-ninh, l'armée du Song Bé
Rendait l'Etat-Major inquiet
Ce fut fatal cette arrivée
Pour rassurer, tranquilliser
Les gens anxieux et énervés
On eu recours aux même guerriers.
Et puis de là on transporta
De Ban-mé-thuot à Ninh-hoa
Combien de pont on fabriqua
Dieu seul le sait, nous le dira
Car le Génie qui les fonda
Ne sait pas compter jusque-là.
Et puis toujours sans faire d'épate
Mais faisant le Viêt-Minh aux pattes
Nous prîmes la route de Dalat
L'ennemi partout se carappatte
On l'avait mis échec et mat
On le retrouvera au Cap Saint-Jacques.
Puis un jour, un beau matin
On embarque pour le Tonkin
Ils débarquèrent mine de rien
Malgré quelques petits plaisantins
Qui chatouillèrent d'un air malin
Les flancs des bateaux des Marins
On arriva jusqu'à Hanoï
Nous fûmes les amis des Chinh-oïs
Les Viêt-Minh était bien Minh-oï
Et tous ensemble nous fîmes toï-toï
C'était fini ce métier de boy
Et comme le Moï, disons oï gia oï oï oï.
Et puis la relève arriva
Le Groupement se dispersa
Et chacun put rentrer chez soi
Fier et content comme un petit roi
D'avoir prouvé encore une fois
Qu'on sauve tout avec la foi
Dernier refrain (lamento triste)
Le Groupement a disparu
Mais ne croyez pas qu'il soit foutu
Sous un signe de Massu
LECLERC retrouvera ses poilus
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