Compagnies franches de la marine


Devise
Date de création Type
Commandement Garnison

Traditions

Filiation

    • 1690 - 1761

Historique

1690
Colbert créé les compagnies franches de la marine, indépendantes du Secrétariat de la Guerre et prolongement des "compagnies ordinaires de la mer" de Richelieu.
Garnisons-mères à Brest, Rochefort et Toulon.
Compagnies d'infanterie destinée à assurer le service des troupes de la marine à la mer et à l'intérieur des arsenaux.

1761
Les compagnies franches sont rattachées à l'armée de terre et les régiments du Roi se montrent incapables d'assurer le service à bord. [1/17]

Historique

Compagnies d'infanterie destinée à assurer le service des troupes de la marine à la mer et à l'intérieur des arsenaux.

Créées par Richelieu en 1622, elles furent dissoutes en 1627.
Colbert instaura alors trois régiments d'infanterie : le Royal Vaisseaux créé en 1667, le Royal Marine créé en 1669 et le Vermandois créé en 1670.
Mais Louvois sont rival, "accapara" ces régiments. Colbert fit alors rétablir par le roi les Compagnies franches dès 1671.
L'ordonnance du 16 octobre 1690 en institua 80.
De 1695 à 1697, sous Pontchartrain, ces compagnies furent réunies en bataillons, puis à nouveau de 1703 à 1713. Le nombre des compagnies varia entre 50 et 100.
En 1761, existaient 100 compagnies de 50 hommes lorsque l'ordonnance du 5 novembre 1761 les supprima, préferant confier leur service aux troupes de terre.
Les missions des compagnies franches étaient nombreuses : à terre, elles assuraient la garde dans les ports, s'exerçaient aux évolutions, aux grenades et au canon. A la mer, elles étaient embarquées, entières ou par détachement sur le même vaisseau, afin de livrer bataille.
Leur nombre et leur effectifs (de 30 à 100 hommes par compagnie) ont énormément varié au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, selon les besoins des armements et l'état des finances royales.
Ces compagnies imposaient beaucoup de servitudes à leurs officiers. Ce sont eux en effets qui, moyennant des gratifications matérielles, étaient chargés de lever les recrues et de les conduire de leur domicile respectif jusqu'au port. Généralement, les officiers recruteurs étaient les Lieutenants de compagnie. Les secrétaires d'Etat successifs leur recommandaient de n'employer aucun moyen blâmable pour se procurer les soldats. Mais les "tours d'industrie" sur lesquels ironise Voltaire étaient tolérés.
Ces compagnies étaient stationnées à Toulon, Brest, Rochefort, Dunkerque, au Havre et à Port Louis. Elles se déplaçaient souvent d'un port à l'autre, suivant les armements, encadrées et commandées par leurs officiers.
Le Capitaine de Compagnie Franche était Lieutenant de vaisseau ; les Lieutenants de Compagnie Franche, Enseigne de Vaisseau ; les inspecteurs des Compagnies, Capitaines de vaisseau.
En 1761, les inconvénients de ce système parurent patents, et ce, en pleine guerre : ces fantassins devaient souvent servir comme matelots pour les manoeuvres basses. Louis XV décida alors de les supprimer et leurs attributions furent confiées à des régiments de terre. Leur commandement échappa aux officiers du grand-corps des vaisseaux du roi. [3/396]

Structure et organisation

Ressources

Documents

Sources

 

  • Les Troupes de Marine quatre siècles d'histoire - Lavauzelle - Page 17
  • Dictionnaire d'histoire maritime - Bouquins - Robert Laffont - Page 396

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